La Ministre de la Santé a renoncé à bloquer les demandes de stage des Médecins spécialistes en formation venant des pays en développement.

Mais sa réponse à la question orale de Muriel Gerkens contient des éléments inquiètants et
à surveiller :

– la volonté de vérifier les pays d’origine
– l’inquiétude vis à vis de leur nombre, coté francophone surtout, vu la double cohorte des étudiants
en Médecine en 2018
– les doyens préferent se plaindre devant la presse que de discuter avec le cabinet de la Ministre.

Ecolo partage la nécessité d’anticiper sur les mesures à prendre afin de garantir des stages de qualité, malgré la double cohorte.

Muriel Gerkens a mis des propositions sur la table, mais la Ministre fait la sourde oreille afin de pouvoir se plaindre de ne recevoir que des critiques et pas de solutions!

Trop facile!

Round Up : Ecolo-Groen obtient une avancée significative vers l’interdiction!

 

Ecolo se réjouit des déclarations de ce jour du Ministre Borsus (MR), qui indique enfin la direction de l’interdiction du Round Up et des pesticides contenant du glyphosate. Interrogé en séance plénière de la Chambre par la députée fédérale Groen Anne Dedry, il a en effet déclaré avoir demandé à son administration d’enquêter sur les études sur lesquelles il se base pour maintenir l’usage de ces pesticides. « Un premier pas dans la bonne direction que nous réclamons depuis longtemps. Il est temps que le Ministre ouvre enfin les yeux sur le climat d’opacité qui entoure ces études et les personnes qui les dirigent. Au-delà de cette première prise de conscience, nous continuons de l’appeler à interdire l’ensemble de ces substances au nom du principe de précaution, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Le 19 mars dernier, la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens interrogeait encore le Ministre Borsus sur les conflits d’intérêts potentiels autorisés à propos de l’autorisation du glyphosate. Elle faisait également le lien avec les scandales passés relatifs à l’amiante où les industriels avaient corrompu les scientifiques pour qu’ils en camouflent la toxicité mortelle.

Le Ministre Borsus a rejeté les soupçons de non-indépendances des experts belges et européens, ainsi que les liens avec les événements passés de l’amiante… tout en restant prudent.

Pour Ecolo, les révélations récentes relatives à cet expert travaillant à la fois pour l’ECHA et pour Monsanto renforcent la nécessité d’appliquer le principe de précaution relatif au glyphosate et au Round up en en refusant la prolongation de mise sur le marché. Les Verts se réjouissent donc de ce premier pas du Ministre dans la bonne direction, et resteront attentifs aux suites concrètes qu’il donnera à ses déclarations à la tribune de la Chambre.

Fond amiante : le combat continue!

Notre mobilisation a permis d’ouvrir la porte à de nouvelles auditions et à un débat sur la proposition de loi Ecolo-Groen visant à améliorer le Fonds amiante.  (–> lien vers http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/54/1666/54K1666001.pdf). La majorité a adopté le projet de loi de la Ministre qui diminue le financement de ce Fonds mais le combat continue donc!

Une première séance d’audition aura lieu le mercredi 3 mai après-midi dans une Commission conjointe santé et affaires sociales. Nous y entendrons des associations de victimes de l’amiante: Abeva et l’association des travailleurs de Coverit.

Ces associations pourront ainsi expliquer concrètement à quel point les besoins des victimes de l’amiante ne sont pas suffisamment pris en compte et combien il est nécessaire d’en élargir la portée.

Les travaux au Parlement sont publics. N’hésitez pas à y assister si ce sujet vous préoccupe!

Stages de spécialisation des médecins étrangers : la Ministre de la Santé a suivi l’appel d’Ecolo et cesse son blocage

La Ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD) bloquait, de façon unilatérale et brutale, les demandes de dispense spéciale concernant les médecins étrangers diplômés désireux d’effectuer des stages de spécialisation en Belgique. Pour Ecolo, cette attitude comportait, d’une part, d’importants risques de préjudices financiers et de réputation pour nos universités. D’autre part, ces projets de collaboration entre notre pays et les pays en développement améliorent la pratique des médecins et dès lors la santé des populations de leur pays. La députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens interpellait la Ministre De Block cet après-midi en Commission santé pour lui demander de changer d’attitude.

« Ces projets de collaboration entre les universités belges et les médecins diplômés dans les universités des pays en développement existent de longue date. Concrètement, ces derniers viennent réaliser des stages de spécialisation pendant un an dans nos hôpitaux universitaires avant de retourner dans leur pays pour y exercer et y enseigner leur pratique spécialisée. Tout le monde y gagne, et ces médecins sont en dehors des quotas de stage et ne prennent donc pas la place des diplômés belges. L’attitude de blocage de la Ministre de la Santé est incompréhensible, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Suite au débat suscité par Ecolo cet après-midi, la Ministre a changé de cap.

 

 

Amiante Maggie De Block veut diminuer le financement du fonds amiante. Les Verts s’y opposent et déposent des amendements

Photo (C) Reporters

Il y a peu, la justice belge reconnaissait enfin la responsabilité d’Eternit dans les décès provoqués par l’exposition à l’amiante de ses travailleurs et de leur famille. Au même moment, un projet de loi déposé par la Ministre De Block prévoit de diminuer les subventions de l’État et la participation financière des employeurs dans le financement du fonds amiante ! A ce jour, c’est près de 2500 personnes qui ont été indemnisées via le fonds amiante.

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Par Muriel Gerkens, Patrick Dupriez
Publié le 25 avril 2017


Ce projet de loi est examiné aujourd’hui en commission des affaires sociales. Ecolo-Groen y déposera des amendements issus de sa proposition de loi déposée en janvier 2016. Il faut en effet améliorer le Fonds amiante au bénéfice des victimes et non le vider de ses ressources financières.

« C’est avec des victimes de l’amiante que j’ai rédigé la première proposition de loi instituant un fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante en 2004, puis en 2006 », rappelle Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo. « C’est ainsi que l’AFA est entré en fonction le 1er avril 2007, afin d’indemniser les victimes de l’amiante, qu’elles soient professionnelles (salariés et indépendants confondus) ou environnementales. Mais le Gouvernement de l’époque (mêlant socialistes et libéraux) a refusé qu’une victime puisse à la fois s’adresser au Fonds amiante et porter le dossier en justice. Or, c’est la seule manière de faire reconnaître la responsabilité de l’exposition à cette substance si toxique et mortelle », poursuit Muriel Gerkens.

  1. C’est la raison pour laquelle Ecolo-Groen a rédigé une proposition de loi (doc 54K1666/001) en vue d’améliorer le Fonds amiante et qui prévoit de :
    reconnaître les cancers du poumon, du larynx dans les maladies indemnisables lorsqu’il y a présence de fibres d’amiante. Les Verts souhaitent également que les cancers des ovaires ne soient pas écartés, des indices de plus en plus sérieux étant en effet mis en évidence ;
  2. Faciliter l’accès à l’information des victimes de l’amiante et de leur entourage à propos des démarches à effectuer, tant pour leur suivi médical que pour le respect de leurs droits en termes de remboursement et d’indemnisation via la mise en place d’un numéro vert et le financement des associations des victimes de l’amiante ;
  3. Allonger à 50 ans, au lieu de 20 actuellement, la durée entre l’exposition à l’amiante et le moment du diagnostic pour bénéficier des indemnisations. Il faut agir car l’amiante a été interdite en Belgique en 1998 et nous sommes en 2018 : 20 ans plus tard et on sait que vu la période de latence de ces maladies, le nombre de victimes va exploser d’ici 2030 ;
  4. Autoriser le recours en justice contre le responsable de l’exposition, même si le Fonds amiante est intervenu dans la reconnaissance et l’indemnisation. Ce qui est aujourd’hui interdit ;
  5. Permettre que le patient atteint d’une de ces maladies incurables puisse, vu sa faible espérance de vie, disposer de son vivant de 50% en capital de l’indemnisation en réparation qui, sinon, sera versée par mensualité à lui ou à ses survivants ;
  6. Prévoir que l’employeur qui se fait condamner pour dégâts à la santé d’une ou plusieurs personnes (donc pas seulement de ses travailleurs) doive participer au financement du fonds de manière plus importante.

L’amiante est loin de faire partie du passé et, aujourd’hui encore, des personnes sont exposées à l’amiante dissimulé dans de nombreux bâtiments privés et publics. Le nombre de décès liés à cette substance va malheureusement continuer de croître vu la longue période de latence de la maladie la plus grave qui en résulte et qui est toujours incurable, le mésothéliome.

Les derniers chiffres publiés sont sans équivoques :

  1. Le Fonds amiante a reconnu, en 2015, 292 victimes de mésothéliome. En 2014, elles étaient 181. L’augmentation est donc importante : plus de 60% ;
  2. 43 nouvelles personnes atteintes d’asbestose ou maladies assimilées (épaississements pleuraux bilatéraux diffus), également liées à l’amiante, ont également été indemnisées ;
  3. Entre sa création et 2015, le Fonds a indemnisé 2496 personnes atteintes d’une maladie de l’amiante. Or, les rencontres de terrain menées par les écologistes montrent que de nombreuses personnes ignorent l’existence de ce fonds d’indemnisation, surtout parmi les victimes environnementales et les travailleurs indépendants qui y ont pourtant droit ;
  4. Publiée en janvier 2016, une étude réalisée par l’association des démographes de Belgique a mis en évidence que les personnes atteintes d’une maladie de l’amiante perdent 20 années de durée de vie, et que cela restera le cas jusqu’en 2050, moment où les derniers survivants des expositions à l’amiante auront disparu !

L’amiante est un véritable fléau, qui tue lentement mais sûrement et pas qu’en Belgique. Eternit continue aujourd’hui encore à fabriquer des produits à base d’amiante et à les exporter dans les pays en voie de développement où aucune législation de protection n’est encore en vigueur.

« On ne peut accepter cette attitude criminelle de la part du lobby de l’amiante mais on ne peut accepter non plus que le gouvernement belge n’assume pas pleinement ses responsabilités vis-à-vis des familles touchées », conclut Patrick Dupriez, Co-Président d’ECOLO.

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Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

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Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d’ECOLO

Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.

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Gouvernement Michel : Ecolo-Groen lance 10 défis au gouvernement Michel

C’est devant le 16 rue de la Loi que les députés Ecolo-Groen ont lancé 10 défis au gouvernement fédéral de Charles Michel (MR) ce matin. Le message des Verts est clair : « Notre pays mérite mieux que les querelles et l’immobilisme de ces derniers mois. Nous voulons un Premier Ministre qui dirige, un Gouvernement qui gouverne. Il est encore possible de réaliser des avancées dans de nombreux dossiers, », affirment les écologistes.

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Par Jean-Marc Nollet, Benoit Hellings, Muriel Gerkens, Georges Gilkinet, Gilles Vanden Burre, Marcel Cheron
Publié le 20 avril 2017

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Niveau 3

« Ce Gouvernement allait tout changer. Mais ces derniers temps, rien ne bouge. Nous pensons par exemple au contrôle budgétaire et au soi-disant plan d’investissement. Nous en avons également assez des querelles au sein de la majorité même si une trêve semble aujourd’hui signée. Nous ne voulons pas rester les bras croisés pendant que ce Gouvernement perd un temps précieux. Nous lançons aujourd’hui au gouvernement 10 défis concrets qui pourront alimenter les trois conseils des ministres extraordinaires annoncés. Moyennant un peu de bonne volonté, bien des choses sont encore réalisables. » commentent les chefs de groupe Jean-Marc Nollet et Kristof Calvo qui remarquent déjà que ces conseils des ministres annoncés ne réservent à nouveau aucune place pour les défis climatiques et énergétiques, les grands absents des politiques de ce gouvernement fédéral.

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Niveau 4


(C) ImageDesk

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Les 10 défis sont de nature variée, mais ils ont un point en commun : il s’agit de propositions largement soutenues, y compris au sein du Parlement :

Défi n°1 : œuvrer à une plus juste répartition des moyens via une contribution des plus grosses fortunes et une diminution des charges sur le travail d’une part et, d’autre part, une augmentation des allocations sociales les plus basses.

Défi n°2 : soutenir nos PME grâce à une réforme de l’impôt des sociétés. Mieux protéger les indépendants avec notamment l’introduction d’un congé de paternité.

Défi n°3 : arrêter de subventionner les embouteillages en transférant les budgets consacrés aux voitures de société vers un “budget mobilité” accessible à tous les travailleurs. Faire de la SNCB une alternative de qualité.

Défi n°4 : prendre enfin la décision de sortir définitivement de l’énergie nucléaire et assurer le développement des énergies renouvelables dans un pacte énergétique largement soutenu.

Défi n°5 : s’attaquer au burn-out en faisant du “travail faisable” une véritable priorité. Avec le plan tandem d’Ecolo-Groen, il est possible de partager le travail entre jeunes et moins jeunes.

Défi n°6 : rendre la politique plus crédible grâce notamment au décumul des mandats et à une transparence de l’ensemble des fonctions et rémunérations. Impliquer les jeunes en politique en rendant le droit de vote possible dès 16 ans.

Défi n°7 : faire preuve d’une véritable ambition environnementale et améliorer ainsi la santé de tous. Appliquer les recommandations de la commission Dieselgate et interdire le glyphosate dans nos jardins.

Défi n°8 : renforcer le “construire-ensemble” et souligner ce qui nous relie. Mettre immédiatement en place des tests de situation contre les discriminations, favoriser l’inclusion des personnes handicapées et garantir l’accès aux soins de santé pour tous.

Défi n°9 : renforcer la sécurité dans notre pays en favorisant une meilleure collaboration entre les services. Faire de la lutte contre le commerce illégal des armes et le financement du terrorisme une véritable priorité.

Défi n°10 : réaliser un véritable plan d’investissement prioritairement dirigé vers une meilleure mobilité, les énergies renouvelables et l’économie digitale. Mobiliser l’épargne disponible et faire du plus grand nombre de concitoyens les actionnaires de cet ambitieux projet d’avenir. Garder le contrôle de Belfius pour stimuler l’économie réelle et locale.

#auboulot !

« Nous ne pouvons nous satisfaire d’un gouvernement en affaires courantes jusqu’aux prochaines élections. Nos concitoyens ont droit à un Gouvernement qui offre des solutions et des perspectives. Lorsqu’un Gouvernement cesse de gouverner, il perd sa raison d’être. » déclare Jean-Marc Nollet, Chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre.

Aujourd’hui, Ecolo-Groen invite tout le monde à formuler, via les réseaux sociaux un défi supplémentaire à destination du Gouvernement Michel. Via #auboulot et #aandeslag, chacun(e) peut ainsi faire savoir ce qui selon lui/elle doit encore être réalisé avant les prochaines élections.

A l’occasion des questions d’actualité à la Chambre, Ecolo-Groen invitera le Premier Ministre à relever ces 10 défis. « Nous continuerons d’insister. Notre pays mérite mieux. La Belgique a de nombreux atouts pour figurer en haut des classements. Nous sommes déterminés à contribuer à un nouvel élan et à de nouvelles perspectives, même depuis l’opposition. » conclut Jean-Marc Nollet.

> LA déception d’Ecolo-Groen : le plan national d’investissement

L’exemple par excellence de l’immobilisme total de ce Gouvernement fédéral est le plan national d’investissement. Ecolo-Groen s’est montré enthousiaste et constructif lors de l’annonce de son arrivée, en octobre 2016. 6 mois plus tard, peu voire aucune des intentions n’y sont concrétisées. Les 30 milliards d’investissement annoncés ne sont que du recyclage d’anciennes mesures, sans aucune vision globale.

Entre-temps, Ecolo-Groen a pris les devants avec Be.Invest, par lequel le groupe a rassemblé entrepreneurs, syndicats, académiciens et experts autour de la réalisation d’un plan national d’investissement. C’est ce dont la Belgique a besoin maintenant : des hommes/femmes politiques qui collaborent à un projet d’avenir.

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Niveau 5

Un dossier suivi par

Jean-Marc Nollet

Jean-Marc Nollet

Député fédéral

Nous sommes arrivés au carrefour de toutes les crises : financière, énergétique, sociale et environnementale. Notre réponse : relancer l’emploi en redéployant notre économie vers le développement durable.

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Benoit Hellings

Benoit Hellings

Député fédéral

Benoit Hellings est né à Oupeye le 7 juillet 1978.
36 ans | Deputé fédéral élu dans la circonscription de Bruxelles | Cycliste quotidien | Ancien Président du Port de Bruxelles | Ancien Sénateur | Ecologeek

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Muriel Gerkens

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Députée fédérale

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Georges Gilkinet

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Gilles Vanden Burre

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député fédéral

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Marcel Cheron

Marcel Cheron

Député fédéral

Ecolo veut réglementer la production, la vente et l’usage du cannabis

Photo (CC) Flickr Don Goofy

Ecolo a récemment déposé une proposition de loi visant à réglementer la production, la vente et l’usage du cannabis. Les écologistes constatent en effet que l’interdiction n’a pas permis de diminuer la consommation et que sa non réglementation continue d’alimenter un commerce illégal et très rentable. « Bien loin d’en faire une quelconque promotion, le but recherché est de mieux contrôler sa distribution et de sa production pour ne pas laisser ce marché aux mains d’une criminalité mafieuse, » explique la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens, à l’origine de cette proposition de loi.

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L’objectif premier de cette proposition est avant tout de protéger la santé des consommateurs, en créant un contexte qui permet à la fois de maîtriser les produits disponibles sur le terrain, et d’orienter les usagers vers la non consommation.

« Consommer du cannabis n’est pas anodin. Il faut pouvoir en parler, comme on le fait pour l’alcool et le tabac. Or, le cannabis, en n’étant pas réglementé, reste tabou. Il reste donc difficile d’aborder sa consommation, problématique ou non, ou l’assuétude qu’elle provoque. Réglementer permettra d’en discuter sainement et de trouver des solutions. Cela permettra en outre de prévoir un usage thérapeutique éventuel, qui semble porter ses fruits dans certaines situations particulières, » conclut Muriel Gerkens.

Réécouter Muriel Gerkens dans le Forum de Midi sur La Première – RTBF

Amiante : Quand la Ministre de la Santé se fait à nouveau Ministre du Budget

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Par Muriel Gerkens
Publié le 31 mars 2017

Le fonds d’indemnisation des victimes de l’Amiante aura 10 ans ce 1er avril


Il y a 3 jours à peine, la justice belge reconnaissait à nouveau, en appel, la responsabilité d’Eternit dans les décès provoqués par l’exposition à l’amiante de ses travailleurs et de leur famille. Au même moment, un projet de loi déposé par la Ministre De Block (Open Vld) prévoit de diminuer les subventions de l’État et la participation financière des employeurs dans le financement du fonds amiante. Pour les écologistes, la Ministre De Block endosse une nouvelle fois son costume de ’Ministre du Budget’ plutôt que de ’Ministre de la Santé’, ce qui est pourtant de sa responsabilité. « Ce Gouvernement fédéral justifie ce projet en disant qu’il y a une réserve non utilisée de 80 millions. Mais les cancers du poumon provoqués par l’amiante ne sont toujours pas indemnisés, alors que 350 à 700 personnes sont concernées chaque année. On sait pourtant que l’issue de ces cancers est malheureusement similaire à celle des mésothéliomes. Quel scandale de refuser de les indemniser pour des raisons budgétaires et d’en profiter pour diminuer le financement de ce fonds ! » s’indigne la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Ecolo-Groen remettra donc sur la table sa proposition de loi visant à améliorer le fonds amiante et exigera qu’elle soit jointe au projet de loi de la Ministre De Block pour que la prise en charge des victimes de l’amiante soit enfin efficace et responsable. L’un des objectifs de la proposition des écologistes est que les victimes puissent à la fois s’adresser au Fonds amiante et porter le dossier en justice. C’est en effet impossible actuellement, alors c’est la seule manière de faire reconnaître la responsabilité de l’exposition à cette substance toxique et mortelle.

La proposition de loi déposée par Ecolo-Groen (doc 54K1666/001) en vue d’améliorer le Fonds amiante prévoit de :

  • reconnaître les cancers du poumon, du larynx dans les maladies indemnisables lorsqu’il y a présence de fibres d’amiante. Les Verts souhaitent également que les cancers des ovaires ne soient pas écartés, des indices de plus en plus sérieux étant en effet mis en évidence ;
  • Faciliter l’accès à l’information des victimes de l’amiante et de leur entourage à propos des démarches à effectuer, tant pour leur suivi médical que pour le respect de leurs droits en termes de remboursement et d’indemnisation via la mise en place d’un numéro vert et le financement des associations des victimes de l’amiante ;
  • Allonger à 50 ans, au lieu de 20 actuellement, la durée entre l’exposition à l’amiante et le moment du diagnostic pour bénéficier des indemnisations. Il faut agir car l’amiante a été interdit en Belgique en 1998 et nous sommes en 2018 : 20 ans plus tard et on sait que vu la période de latence de ces maladies, le nombre de victimes va exploser d’ici 2030 ;
  • Autoriser le recours en justice contre le responsable de l’exposition, même si le Fonds amiante est intervenu dans la reconnaissance et l’indemnisation. Ce qui est aujourd’hui interdit ;
  • Permettre que le patient atteint d’une de ces maladies incurables puisse, vu sa faible espérance de vie, disposer de son vivant de 50% en capital de l’indemnisation en réparation qui, sinon, sera versée par mensualité à lui ou à ses survivants ;
  • Prévoir que l’employeur qui se fait condamner pour dégâts à la santé d’une ou plusieurs personnes (donc pas seulement ses travailleurs) doive participer au financement du fonds de manière plus importante.

« L’amiante est loin de faire partie du passé et, aujourd’hui encore, des personnes sont exposées à l’amiante dissimulé dans de nombreux bâtiments privés et publics. Le nombre de décès lié à cette substance va malheureusement continuer de croître vu la longue période de latence de la maladie la plus grave qui en résulte et qui est toujours incurable, le mésothéliome. Le Gouvernement fédéral, et la Ministre de la Santé en particulier, doivent assumer pleinement leurs responsabilités vis-à-vis des familles touchées, ce qui est possible en intégrant la proposition de loi d’Ecolo-Groen relative au fonds amiante, » conclut Muriel Gerkens

Accord du Gouvernement sur la réintégration des travailleurs malades : La majorité fédérale s’attaque à nouveau aux plus fragiles!

Après les jeunes bénéficiaires d’allocations d’insertion, après les travailleurs – souvent des travailleuses – à temps partiel privés de complément d’allocation, après les pensionnés et l’ensemble des allocataires victimes du saut d’index et de plus de 3 milliards de coupes budgétaires linéaires dans la sécurité sociale depuis le début de la législature, le Gouvernement fédéral s’attaque à présent aux malades de longue durée. Pour les écologistes, l’accord intervenu en Gouvernement ce vendredi sur « la réintégration des malades de longue durée » n’est qu’une nouvelle preuve de la volonté de la majorité libérale nationaliste de mettre à mal notre système de solidarité et de faire payer aux plus fragiles les conséquences de ses mauvais choix budgétaires.

« La décision prise par la majorité fédérale n’a d’autre visée que budgétaire, quoi qu’elle essaie maladroitement de la masquer sous des objectifs positifs de réintégration des malades sur le marché du travail. Une nouvelle fois, la majorité fédérale montre son caractère inhumain et s’attaque aux plus faibles, en prévoyant un régime de sanction drastique pour les malades de longue durée qui ne pourraient suivre le parcours de réintégration, sans prévoir un niveau équivalent de responsabilisation de leurs employeurs », dénonce Muriel Gerkens, présidente de la Commission Santé de la Chambre.

Comme souvent la majorité fédérale fait l’impasse sur l’origine de problèmes, l’augmentation du nombre de malades de longue durée, conséquence de la dégradation des conditions de travail, du recul de l’âge de la pension et de la suppression des possibilités de crédit-temps, pour faire porter sur les allocataires eux-mêmes, en l’occurrence, les malades de longue durée le poids de ses objectifs budgétaires.

« Nous reconnaissons que, dans certaines situations particulières et avec l’accord du travailleur, la reprise du travail d’un malade de longue durée se justifie et peut même dans certains situations lui être bénéfique. Le problème est ici d’en généraliser le principe et de prévoir des régimes de sanction qui, inévitablement, vont prolonger dans l’abîme des travailleuses ou des travailleurs déjà fragilisés. Ce faisant, la majorité fédérale s’exonère de toute responsabilité par rapport à l’explosion du nombre de malades et entretient son mythe préféré du malade profiteur. C’est tout bonnement inique, mais, malheureusement, dans la lignée de ses décisions antérieures en matière de sécurité sociale. Dans le cadre du débat parlementaire sur cette mesure qu’ils combattront, les écologistes mettront sur la table des alternatives en vue d’une approche constructive et respectueuse des travailleurs malades », conclut Muriel Gerkens.

Georges GILKINET et Muriel Gerkens
Député fédéral ECOLO
Groupe ECOLO-Groen

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Une examen d’entrée aux études de médecine ? Ecolo votera contre demain, et voici pourquoi !

Nouvelle étape dans la saga des études de médecine et de dentisterie : le Ministre de l’Enseignement Supérieur jean-Claude Marcourt (PS) propose désormais l’organisation d’un examen d’entrée. Son projet de décret sera soumis au vote des députés de la Fédération Wallonie Bruxelles ce mercredi 29 mars. Ecolo s’opposera à ce nouveau contingentement. Pour les Verts, cette limitation ne résoudra en effet rien et renforcera l’inégalité dans l’accès aux études.

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Par Barbara Trachte, Muriel Gerkens, Philippe Henry
Publié le 28 mars 2017

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Les députés Ecolo Muriel Gerkens, pour le niveau fédéral, et Philippe Henry, pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, développent ce sujet crucial dans une courte vidéo éclairante, diffusée ce mardi sur les réseaux sociaux :

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Les écologistes s’opposent depuis toujours au contingentement des études médicales. A la tête de la Fédération des Etudiants Francophones il y a 22 ans, Philippe Henry, actuel député Ecolo à la Fédération Wallonie-Bruxelles, était déjà contre. Sa position n’a pas changé depuis lors. « Rien ne prouve en effet que limiter le nombre de médecins et de dentistes permet de contenir les dépenses en soins de santé, » explique-t-il. « L’évolution du métier, des technologies et l’allongement de la vie ont modifié les besoins en offre de soins. Les pénurie de médecins, tant généralistes que spécialistes, un peu partout dans le pays prouvent en outre aujourd’hui que les différentes formes de contingentement sont non seulement inefficaces mais contre productives, » ajoute-t-il.

Cet avis est partagé par de nombreuses associations et organisations, telles la Fédération des Étudiants Francophones, des maisons médicales, Médecins du Monde, la fédération hospitalière Santhea, Solidaris, la FGTB ou encore la CNE. Elles ont d’ailleurs lancé aujourd’hui un appel à ’reconsidérer la politique de planification de l’offre médicale’.

Ecolo s’opposera demain à la mise en place d’un examen d’entrée aux études de médecine et de dentisterie, et rappelle que des alternatives sont pourtant possibles en vue de trouver une solution durable, tant pour les professionnels que pour les (futurs) étudiants. D’une part, les écologistes proposent d’évaluer l’offre et la répartition existante réelle, par bassins de soins, afin d’identifier les besoins non couverts et ainsi organiser efficacement les installations des futurs médecins. D’autre part, les études et la formation des professionnels de la santé doivent être revus en profondeur et tendre vers une ’école de la santé’, pour permettre une approche globale, pluridisciplinaire, l’apprentissage du travail en équipe et de nombreuses passerelles entre les différentes formations.

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En savoir plus ?

> « Etudiants en médecine et quotas Inami : des soins de qualité nécessitent le respect des futurs médecins »

> Notre proposition de réforme des études de la santé (FWB)

> Notre proposition pour remplacer le système des quotas INAMI (La Chambre)