Ecolab #9 Santé-Environnement : le couple réconcilié

(CC) Pablo Ricco

L’environnement joue un rôle primordial sur notre santé. Face au poids des intérêts économiques et financiers, nous avons besoin d’un pouvoir politique qui prenne ses responsabilités. Venez en discuter et écouter nos propositions.


Quand ? Le samedi 24 juin, à 9h15 (accueil et petit déjeuner dès 8h30)
Où ? Salle académique de l’Umons, 31 boulevard Dolez, 7000 Mons En savoir plus

URL de partage :

Par Zakia Khattabi, Muriel Gerkens, Patrick Dupriez
Publié le 24 juin 2017

+ -

Niveau 3

Un récent rapport de la Commission Européenne l’atteste, notre qualité de l’air, particulièrement à Bruxelles, est une des plus médiocres de toute l’Europe. En cause essentiellement, l’extrême densité du transport routier et l’inexistence de mesures politiques pour le limiter et le rendre plus propre.

+ -

Niveau 4

Mais il n’y a pas que l’industrie automobile qui tente d’affaiblir le niveau d’exigence sanitaire, voire même d’en contourner les règles. L’industrie chimique et pétro-chimique exerce en effet une pression gigantesque pour empêcher l’Europe de prendre les mesures, pourtant nécessaires, afin d’interdire la commercialisation de produits contenant des perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens sont ces substances chimiques que l’on retrouve dans une multitude de produits de notre vie quotidienne (cosmétiques, produits d’entretien, tissus, emballages, etc.) ainsi que dans l’alimentation (pesticides), et qui sont à l’origine de différentes maladies (cancers, diabète, stérilité, obésité, diminution du QI, troubles de l’attention).

L’environnement joue donc un rôle primordial sur notre santé ; dès lors face au poids des intérêts économiques et financiers, nous avons besoin d’un pouvoir politique qui prenne ses responsabilités et qui favorise le développement d’alternatives propres afin de réconcilier notre santé avec notre environnement.

À l’occasion de notre 9ème Ecolab, nous vous invitons à venir débattre de trois problématiques environnementales majeures pour lesquelles nous proposons des solutions :

  • L’interdiction des perturbateurs endocriniens dans l’entièreté de nos produits de consommation ;
  • La dépollution atmosphérique, avec une attention toute particulière au dioxyde d’azote et aux particules fines, et enfin ;
  • Le développement de compétences santé-environnement pour les professions médicales, vétérinaires, agronomiques et sociales.

Notre santé dépend étroitement de notre environnement. De notre capacité à le préserver et à l’améliorer dépend l’avenir des générations futures.

Programme de la journée

8H30 : Accueil des participants & petit déjeuner
9H15 : Mot d’introduction
9H25 : Intervention de Michèle Rivasi
9H40 : Présentations des propositions ECOLO & interventions des experts
11H00 : Briefing sur le travail de groupes
11H10 : Réflexion, débat et propositions par groupes, selon des pratiques d’intelligence collectives, avec l’appui des intervenants experts et témoins
12H30 : Conclusions par les Coprésidents d’Ecolo
12H45 : Lunch et interprétations des travaux de groupe par l’équipe d’analyse

Experts & invités du jour

Composition finale à venir très vite.

Les mesures prioritaires

La lutte contre les perturbateurs endocriniens

PDF - 400.7 ko

La dépollution de l’air particulièrement en NO2 et particules fines

PDF - 485.1 ko

Renforcer les capacités d’action de la collectivité

PDF - 513.5 ko

Détails pratiques

Samedi 24 juin 2017, à 9h15
Salle académique de l’Umons, 31 boulevard Dolez, 7000 Mons

En train ou en covoiturant :

> En train : la salle de l’Ecolab est à 1,5km de la gare de Mons.

> Co-voiturez en utilisant notre outils de covoiturage ci-dessous. Plus nous serons nombreux à nous y inscrire, plus il sera facile de trouver une offre ou une demande et plus nous réduirons l’empreinte carbone de l’Ecolab !

+ -

Niveau 5

Un dossier suivi par

Zakia Khattabi

Zakia Khattabi

Co-présidente d’ECOLO

En savoir plus

Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

Je vous invite à visiter mon nouveau site internet www.gerkensmuriel.be

En savoir plus

Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d’ECOLO

Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.

En savoir plus

+ -

Niveau 6

La Ministre de la Santé refuse l’accès à la contraception via les centres de planning familial

Ecolo dénonce le refus de la Ministre fédérale de la santé Maggie De Block (Open VLD) de permettre aux centres de planning familial de détenir un stock de réserve et de distribuer la pilule contraceptive ou la pilule du lendemain aux jeunes filles et aux femmes pour qui il est essentiel d’organiser un accompagnement, une aide urgente ou de mise en confiance.

La loi fédérale relative aux professions de la santé stipule en effet que seules les pharmacies peuvent stocker et distribuer des médicaments sauf …9 exceptions. La proposition de loi Ecolo-Groen proposait d’y ajouter cette nouvelle exception.

« Notre proposition de loi a été rejetée ce matin, en commission santé, sous prétexte que ces femmes n’ont qu’à aller en pharmacie, que les pilules ne se distribuent pas comme des bonbons et que la Flandre ne connaît pas ce problème, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens, à l’origine de cette proposition de loi. « Les centres de planning sont pourtant agréés et disposent d’équipes pluridisciplinaires de qualité pour garantir le suivi de ces femmes. Ce rejet est incompréhensible et irresponsable, » poursuit Muriel Gerkens.

Ecolo souligne également que les pilules du lendemain sont accessibles sur internet, sans aucun accompagnement ni information et constate donc avec dépit qu’internet vaut, aux yeux de la Ministre de la Santé, mieux que les centres de planning.

« Comment comprendre ses motivations? Doit-on y voir une nouvelle fois la main des lobbies pharmaceutiques? Ou des motivations communautaires de la part de la N-VA notamment qui considère que seulement 1 % des femmes de Flandre sont concernées et qu’il est dès lors inutile de changer la loi? Force est en tout cas de constater que les partis de la majorité, y compris le MR, se sont ralliés à ce refus, » ajoute Muriel Gerkens.

Par ailleurs, la ministre a livré un échange de courrier entre la Ministre de la Santé fédérale et le Ministre wallon Maxime Prévot (cdH), où ce dernier prend acte du refus de la Ministre fédérale de modifier la loi et se contente dès lors d’imaginer un système complexe de « bons » donnés par les centres de planning échangeables en pharmacie… ce qui, pour les écologistes, ne résout aucun des problèmes soulevés.

Quant au développement d’un outil tel que le « Pass contraception », la Ministre fédérale, si elle y est favorable, considère que seules les régions sont compétentes. Ecolo dépose donc une proposition de décret au Parlement de Wallonie via Hélène Ryckmans, tout en sachant très bien que l’INAMI aura aussi des prestations à prendre en charge…mais les Verts doivent bien constater que la voie fédérale est définitivement trop négative pour avancer !

 

Rapport intermédiaire de la Commission d’enquête Publifin : Le choix de l’assainissement des pratiques politiques

 
La Commission d’enquête Publifin vient de déposer son rapport intermédiaire. Même si elle poursuivra ses travaux dans les semaines à venir pour éclaircir certaines zones d’ombre qui subsistent, son rapport intermédiaire contient déjà un grand nombre de constats et de recommandations qui constituent à notre sens un fondement solide pour répondre à la gravité du scandale Publifin.

« Au vu du résultat que constitue ce rapport conjoint et du travail sérieux et sans concession dont il témoigne, nous ne pouvons que nous réjouir du forcing des écologistes pour faire toute la lumière sur ce scandale et obtenir une vraie commission d’enquête. Nous avons été les premiers à la demander et nous n’avons jamais transigé sur cette exigence, malgré les réticences initiales du PS et du cdH », commentent les coprésidents d’Ecolo Zakia Khattabi et Patrick Dupriez.

Mettre au jour les pratiques inadmissibles, établir la vérité des faits, distinguer les responsabilités engagées dans l’affaire, aboutir à des recommandations ambitieuses et, plus largement, moderniser la gouvernance publique constituent une priorité politique pour les écologistes. Ecolo, à travers son chef de groupe Stéphane Hazée, s’est ainsi largement investi et a pesé de toute son énergie pour que ce rapport puisse aller le plus loin possible. Aujourd’hui, les Verts se réjouissent que ce document reprenne largement les analyses et propositions contenues dans sa contribution écrite. «Il restera évidemment une série d’autres combats à mener pour aller plus loin dans le rétablissement de la confiance dans la démocratie. Mais nous voulons aujourd’hui saluer le consensus fort auquel a pu aboutir la Commission dans le dossier Publifin, d’autant qu’elle a à présent établi clairement que le système de mandats quasi fictifs et de rémunérations disproportionnées a été mis en place par des représentants des trois partis traditionnels (PS, MR et cdH)», poursuivent les co-présidents d’Ecolo.

Aujourd’hui, la Wallonie fait le choix de l’assainissement des pratiques politiques . Mais encore faut-il que les mots se concrétisent en faits, car la restauration et le retour des vieilles pratiques ne sont jamais loin : « Vous pouvez compter sur la vigilance d’Ecolo et de ses parlementaires. Dans le dossier Publifin comme dans celui du Kazakhgate, et ce malgré les tentatives d’intimidation, nous avons la volonté d’aller jusqu’au bout et plus encore de nous assurer que les intentions soient suivies d’effets. Le passé récent nous a montré que même des textes qui sont votés par un Parlement pouvaient ensuite ne pas être appliqués. La plus grande vigilance reste donc de mise », concluent les Coprésidents d’Ecolo, qui disent espérer que « chacune des formations politiques engagées par ce rapport fera sa part de boulot, mettra en œuvre ces recommandations et fera cesser les doubles jeux ».

La Ministre de la Santé a renoncé à bloquer les demandes de stage des Médecins spécialistes en formation venant des pays en développement.

Mais sa réponse à la question orale de Muriel Gerkens contient des éléments inquiètants et
à surveiller :

– la volonté de vérifier les pays d’origine
– l’inquiétude vis à vis de leur nombre, coté francophone surtout, vu la double cohorte des étudiants
en Médecine en 2018
– les doyens préferent se plaindre devant la presse que de discuter avec le cabinet de la Ministre.

Ecolo partage la nécessité d’anticiper sur les mesures à prendre afin de garantir des stages de qualité, malgré la double cohorte.

Muriel Gerkens a mis des propositions sur la table, mais la Ministre fait la sourde oreille afin de pouvoir se plaindre de ne recevoir que des critiques et pas de solutions!

Trop facile!

Round Up : Ecolo-Groen obtient une avancée significative vers l’interdiction!

 

Ecolo se réjouit des déclarations de ce jour du Ministre Borsus (MR), qui indique enfin la direction de l’interdiction du Round Up et des pesticides contenant du glyphosate. Interrogé en séance plénière de la Chambre par la députée fédérale Groen Anne Dedry, il a en effet déclaré avoir demandé à son administration d’enquêter sur les études sur lesquelles il se base pour maintenir l’usage de ces pesticides. « Un premier pas dans la bonne direction que nous réclamons depuis longtemps. Il est temps que le Ministre ouvre enfin les yeux sur le climat d’opacité qui entoure ces études et les personnes qui les dirigent. Au-delà de cette première prise de conscience, nous continuons de l’appeler à interdire l’ensemble de ces substances au nom du principe de précaution, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Le 19 mars dernier, la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens interrogeait encore le Ministre Borsus sur les conflits d’intérêts potentiels autorisés à propos de l’autorisation du glyphosate. Elle faisait également le lien avec les scandales passés relatifs à l’amiante où les industriels avaient corrompu les scientifiques pour qu’ils en camouflent la toxicité mortelle.

Le Ministre Borsus a rejeté les soupçons de non-indépendances des experts belges et européens, ainsi que les liens avec les événements passés de l’amiante… tout en restant prudent.

Pour Ecolo, les révélations récentes relatives à cet expert travaillant à la fois pour l’ECHA et pour Monsanto renforcent la nécessité d’appliquer le principe de précaution relatif au glyphosate et au Round up en en refusant la prolongation de mise sur le marché. Les Verts se réjouissent donc de ce premier pas du Ministre dans la bonne direction, et resteront attentifs aux suites concrètes qu’il donnera à ses déclarations à la tribune de la Chambre.

Fond amiante : le combat continue!

Notre mobilisation a permis d’ouvrir la porte à de nouvelles auditions et à un débat sur la proposition de loi Ecolo-Groen visant à améliorer le Fonds amiante.  (–> lien vers http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/54/1666/54K1666001.pdf). La majorité a adopté le projet de loi de la Ministre qui diminue le financement de ce Fonds mais le combat continue donc!

Une première séance d’audition aura lieu le mercredi 3 mai après-midi dans une Commission conjointe santé et affaires sociales. Nous y entendrons des associations de victimes de l’amiante: Abeva et l’association des travailleurs de Coverit.

Ces associations pourront ainsi expliquer concrètement à quel point les besoins des victimes de l’amiante ne sont pas suffisamment pris en compte et combien il est nécessaire d’en élargir la portée.

Les travaux au Parlement sont publics. N’hésitez pas à y assister si ce sujet vous préoccupe!

Stages de spécialisation des médecins étrangers : la Ministre de la Santé a suivi l’appel d’Ecolo et cesse son blocage

La Ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD) bloquait, de façon unilatérale et brutale, les demandes de dispense spéciale concernant les médecins étrangers diplômés désireux d’effectuer des stages de spécialisation en Belgique. Pour Ecolo, cette attitude comportait, d’une part, d’importants risques de préjudices financiers et de réputation pour nos universités. D’autre part, ces projets de collaboration entre notre pays et les pays en développement améliorent la pratique des médecins et dès lors la santé des populations de leur pays. La députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens interpellait la Ministre De Block cet après-midi en Commission santé pour lui demander de changer d’attitude.

« Ces projets de collaboration entre les universités belges et les médecins diplômés dans les universités des pays en développement existent de longue date. Concrètement, ces derniers viennent réaliser des stages de spécialisation pendant un an dans nos hôpitaux universitaires avant de retourner dans leur pays pour y exercer et y enseigner leur pratique spécialisée. Tout le monde y gagne, et ces médecins sont en dehors des quotas de stage et ne prennent donc pas la place des diplômés belges. L’attitude de blocage de la Ministre de la Santé est incompréhensible, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Suite au débat suscité par Ecolo cet après-midi, la Ministre a changé de cap.

 

 

Amiante Maggie De Block veut diminuer le financement du fonds amiante. Les Verts s’y opposent et déposent des amendements

Photo (C) Reporters

Il y a peu, la justice belge reconnaissait enfin la responsabilité d’Eternit dans les décès provoqués par l’exposition à l’amiante de ses travailleurs et de leur famille. Au même moment, un projet de loi déposé par la Ministre De Block prévoit de diminuer les subventions de l’État et la participation financière des employeurs dans le financement du fonds amiante ! A ce jour, c’est près de 2500 personnes qui ont été indemnisées via le fonds amiante.

En savoir plus

URL de partage :

Par Muriel Gerkens, Patrick Dupriez
Publié le 25 avril 2017


Ce projet de loi est examiné aujourd’hui en commission des affaires sociales. Ecolo-Groen y déposera des amendements issus de sa proposition de loi déposée en janvier 2016. Il faut en effet améliorer le Fonds amiante au bénéfice des victimes et non le vider de ses ressources financières.

« C’est avec des victimes de l’amiante que j’ai rédigé la première proposition de loi instituant un fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante en 2004, puis en 2006 », rappelle Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo. « C’est ainsi que l’AFA est entré en fonction le 1er avril 2007, afin d’indemniser les victimes de l’amiante, qu’elles soient professionnelles (salariés et indépendants confondus) ou environnementales. Mais le Gouvernement de l’époque (mêlant socialistes et libéraux) a refusé qu’une victime puisse à la fois s’adresser au Fonds amiante et porter le dossier en justice. Or, c’est la seule manière de faire reconnaître la responsabilité de l’exposition à cette substance si toxique et mortelle », poursuit Muriel Gerkens.

  1. C’est la raison pour laquelle Ecolo-Groen a rédigé une proposition de loi (doc 54K1666/001) en vue d’améliorer le Fonds amiante et qui prévoit de :
    reconnaître les cancers du poumon, du larynx dans les maladies indemnisables lorsqu’il y a présence de fibres d’amiante. Les Verts souhaitent également que les cancers des ovaires ne soient pas écartés, des indices de plus en plus sérieux étant en effet mis en évidence ;
  2. Faciliter l’accès à l’information des victimes de l’amiante et de leur entourage à propos des démarches à effectuer, tant pour leur suivi médical que pour le respect de leurs droits en termes de remboursement et d’indemnisation via la mise en place d’un numéro vert et le financement des associations des victimes de l’amiante ;
  3. Allonger à 50 ans, au lieu de 20 actuellement, la durée entre l’exposition à l’amiante et le moment du diagnostic pour bénéficier des indemnisations. Il faut agir car l’amiante a été interdite en Belgique en 1998 et nous sommes en 2018 : 20 ans plus tard et on sait que vu la période de latence de ces maladies, le nombre de victimes va exploser d’ici 2030 ;
  4. Autoriser le recours en justice contre le responsable de l’exposition, même si le Fonds amiante est intervenu dans la reconnaissance et l’indemnisation. Ce qui est aujourd’hui interdit ;
  5. Permettre que le patient atteint d’une de ces maladies incurables puisse, vu sa faible espérance de vie, disposer de son vivant de 50% en capital de l’indemnisation en réparation qui, sinon, sera versée par mensualité à lui ou à ses survivants ;
  6. Prévoir que l’employeur qui se fait condamner pour dégâts à la santé d’une ou plusieurs personnes (donc pas seulement de ses travailleurs) doive participer au financement du fonds de manière plus importante.

L’amiante est loin de faire partie du passé et, aujourd’hui encore, des personnes sont exposées à l’amiante dissimulé dans de nombreux bâtiments privés et publics. Le nombre de décès liés à cette substance va malheureusement continuer de croître vu la longue période de latence de la maladie la plus grave qui en résulte et qui est toujours incurable, le mésothéliome.

Les derniers chiffres publiés sont sans équivoques :

  1. Le Fonds amiante a reconnu, en 2015, 292 victimes de mésothéliome. En 2014, elles étaient 181. L’augmentation est donc importante : plus de 60% ;
  2. 43 nouvelles personnes atteintes d’asbestose ou maladies assimilées (épaississements pleuraux bilatéraux diffus), également liées à l’amiante, ont également été indemnisées ;
  3. Entre sa création et 2015, le Fonds a indemnisé 2496 personnes atteintes d’une maladie de l’amiante. Or, les rencontres de terrain menées par les écologistes montrent que de nombreuses personnes ignorent l’existence de ce fonds d’indemnisation, surtout parmi les victimes environnementales et les travailleurs indépendants qui y ont pourtant droit ;
  4. Publiée en janvier 2016, une étude réalisée par l’association des démographes de Belgique a mis en évidence que les personnes atteintes d’une maladie de l’amiante perdent 20 années de durée de vie, et que cela restera le cas jusqu’en 2050, moment où les derniers survivants des expositions à l’amiante auront disparu !

L’amiante est un véritable fléau, qui tue lentement mais sûrement et pas qu’en Belgique. Eternit continue aujourd’hui encore à fabriquer des produits à base d’amiante et à les exporter dans les pays en voie de développement où aucune législation de protection n’est encore en vigueur.

« On ne peut accepter cette attitude criminelle de la part du lobby de l’amiante mais on ne peut accepter non plus que le gouvernement belge n’assume pas pleinement ses responsabilités vis-à-vis des familles touchées », conclut Patrick Dupriez, Co-Président d’ECOLO.

Un dossier suivi par

Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

Je vous invite à visiter mon nouveau site internet www.gerkensmuriel.be

En savoir plus

Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d’ECOLO

Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.

En savoir plus

Gouvernement Michel : Ecolo-Groen lance 10 défis au gouvernement Michel

C’est devant le 16 rue de la Loi que les députés Ecolo-Groen ont lancé 10 défis au gouvernement fédéral de Charles Michel (MR) ce matin. Le message des Verts est clair : « Notre pays mérite mieux que les querelles et l’immobilisme de ces derniers mois. Nous voulons un Premier Ministre qui dirige, un Gouvernement qui gouverne. Il est encore possible de réaliser des avancées dans de nombreux dossiers, », affirment les écologistes.

En savoir plus

URL de partage :

Par Jean-Marc Nollet, Benoit Hellings, Muriel Gerkens, Georges Gilkinet, Gilles Vanden Burre, Marcel Cheron
Publié le 20 avril 2017

+ -

Niveau 3

« Ce Gouvernement allait tout changer. Mais ces derniers temps, rien ne bouge. Nous pensons par exemple au contrôle budgétaire et au soi-disant plan d’investissement. Nous en avons également assez des querelles au sein de la majorité même si une trêve semble aujourd’hui signée. Nous ne voulons pas rester les bras croisés pendant que ce Gouvernement perd un temps précieux. Nous lançons aujourd’hui au gouvernement 10 défis concrets qui pourront alimenter les trois conseils des ministres extraordinaires annoncés. Moyennant un peu de bonne volonté, bien des choses sont encore réalisables. » commentent les chefs de groupe Jean-Marc Nollet et Kristof Calvo qui remarquent déjà que ces conseils des ministres annoncés ne réservent à nouveau aucune place pour les défis climatiques et énergétiques, les grands absents des politiques de ce gouvernement fédéral.

+ -

Niveau 4


(C) ImageDesk

Donnez-nous votre avis sur Facebook
Donnez-nous votre avis sur Twitter

Les 10 défis sont de nature variée, mais ils ont un point en commun : il s’agit de propositions largement soutenues, y compris au sein du Parlement :

Défi n°1 : œuvrer à une plus juste répartition des moyens via une contribution des plus grosses fortunes et une diminution des charges sur le travail d’une part et, d’autre part, une augmentation des allocations sociales les plus basses.

Défi n°2 : soutenir nos PME grâce à une réforme de l’impôt des sociétés. Mieux protéger les indépendants avec notamment l’introduction d’un congé de paternité.

Défi n°3 : arrêter de subventionner les embouteillages en transférant les budgets consacrés aux voitures de société vers un “budget mobilité” accessible à tous les travailleurs. Faire de la SNCB une alternative de qualité.

Défi n°4 : prendre enfin la décision de sortir définitivement de l’énergie nucléaire et assurer le développement des énergies renouvelables dans un pacte énergétique largement soutenu.

Défi n°5 : s’attaquer au burn-out en faisant du “travail faisable” une véritable priorité. Avec le plan tandem d’Ecolo-Groen, il est possible de partager le travail entre jeunes et moins jeunes.

Défi n°6 : rendre la politique plus crédible grâce notamment au décumul des mandats et à une transparence de l’ensemble des fonctions et rémunérations. Impliquer les jeunes en politique en rendant le droit de vote possible dès 16 ans.

Défi n°7 : faire preuve d’une véritable ambition environnementale et améliorer ainsi la santé de tous. Appliquer les recommandations de la commission Dieselgate et interdire le glyphosate dans nos jardins.

Défi n°8 : renforcer le “construire-ensemble” et souligner ce qui nous relie. Mettre immédiatement en place des tests de situation contre les discriminations, favoriser l’inclusion des personnes handicapées et garantir l’accès aux soins de santé pour tous.

Défi n°9 : renforcer la sécurité dans notre pays en favorisant une meilleure collaboration entre les services. Faire de la lutte contre le commerce illégal des armes et le financement du terrorisme une véritable priorité.

Défi n°10 : réaliser un véritable plan d’investissement prioritairement dirigé vers une meilleure mobilité, les énergies renouvelables et l’économie digitale. Mobiliser l’épargne disponible et faire du plus grand nombre de concitoyens les actionnaires de cet ambitieux projet d’avenir. Garder le contrôle de Belfius pour stimuler l’économie réelle et locale.

#auboulot !

« Nous ne pouvons nous satisfaire d’un gouvernement en affaires courantes jusqu’aux prochaines élections. Nos concitoyens ont droit à un Gouvernement qui offre des solutions et des perspectives. Lorsqu’un Gouvernement cesse de gouverner, il perd sa raison d’être. » déclare Jean-Marc Nollet, Chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre.

Aujourd’hui, Ecolo-Groen invite tout le monde à formuler, via les réseaux sociaux un défi supplémentaire à destination du Gouvernement Michel. Via #auboulot et #aandeslag, chacun(e) peut ainsi faire savoir ce qui selon lui/elle doit encore être réalisé avant les prochaines élections.

A l’occasion des questions d’actualité à la Chambre, Ecolo-Groen invitera le Premier Ministre à relever ces 10 défis. « Nous continuerons d’insister. Notre pays mérite mieux. La Belgique a de nombreux atouts pour figurer en haut des classements. Nous sommes déterminés à contribuer à un nouvel élan et à de nouvelles perspectives, même depuis l’opposition. » conclut Jean-Marc Nollet.

> LA déception d’Ecolo-Groen : le plan national d’investissement

L’exemple par excellence de l’immobilisme total de ce Gouvernement fédéral est le plan national d’investissement. Ecolo-Groen s’est montré enthousiaste et constructif lors de l’annonce de son arrivée, en octobre 2016. 6 mois plus tard, peu voire aucune des intentions n’y sont concrétisées. Les 30 milliards d’investissement annoncés ne sont que du recyclage d’anciennes mesures, sans aucune vision globale.

Entre-temps, Ecolo-Groen a pris les devants avec Be.Invest, par lequel le groupe a rassemblé entrepreneurs, syndicats, académiciens et experts autour de la réalisation d’un plan national d’investissement. C’est ce dont la Belgique a besoin maintenant : des hommes/femmes politiques qui collaborent à un projet d’avenir.

+ -

Niveau 5

Un dossier suivi par

Jean-Marc Nollet

Jean-Marc Nollet

Député fédéral

Nous sommes arrivés au carrefour de toutes les crises : financière, énergétique, sociale et environnementale. Notre réponse : relancer l’emploi en redéployant notre économie vers le développement durable.

En savoir plus

Benoit Hellings

Benoit Hellings

Député fédéral

Benoit Hellings est né à Oupeye le 7 juillet 1978.
36 ans | Deputé fédéral élu dans la circonscription de Bruxelles | Cycliste quotidien | Ancien Président du Port de Bruxelles | Ancien Sénateur | Ecologeek

En savoir plus

Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

Je vous invite à visiter mon nouveau site internet www.gerkensmuriel.be

En savoir plus

Georges Gilkinet

Georges Gilkinet

Député fédéral

En savoir plus

Gilles Vanden Burre

Gilles Vanden Burre

député fédéral

En savoir plus

Marcel Cheron

Marcel Cheron

Député fédéral

Ecolo veut réglementer la production, la vente et l’usage du cannabis

Photo (CC) Flickr Don Goofy

Ecolo a récemment déposé une proposition de loi visant à réglementer la production, la vente et l’usage du cannabis. Les écologistes constatent en effet que l’interdiction n’a pas permis de diminuer la consommation et que sa non réglementation continue d’alimenter un commerce illégal et très rentable. « Bien loin d’en faire une quelconque promotion, le but recherché est de mieux contrôler sa distribution et de sa production pour ne pas laisser ce marché aux mains d’une criminalité mafieuse, » explique la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens, à l’origine de cette proposition de loi.

En savoir plus

URL de partage :

L’objectif premier de cette proposition est avant tout de protéger la santé des consommateurs, en créant un contexte qui permet à la fois de maîtriser les produits disponibles sur le terrain, et d’orienter les usagers vers la non consommation.

« Consommer du cannabis n’est pas anodin. Il faut pouvoir en parler, comme on le fait pour l’alcool et le tabac. Or, le cannabis, en n’étant pas réglementé, reste tabou. Il reste donc difficile d’aborder sa consommation, problématique ou non, ou l’assuétude qu’elle provoque. Réglementer permettra d’en discuter sainement et de trouver des solutions. Cela permettra en outre de prévoir un usage thérapeutique éventuel, qui semble porter ses fruits dans certaines situations particulières, » conclut Muriel Gerkens.

Réécouter Muriel Gerkens dans le Forum de Midi sur La Première – RTBF