DOEL 3 et TIHANGE 2 : Priorité absolue à la sécurité !

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La décision de redémarrer ces des deux réacteurs a fait l’impasse sur les exigences absolues de sécurité.

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Par Muriel Gerkens, Olivier Deleuze
Publié le 10 avril 2014

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L’experte scientifique en matériaux, Ilse Tweer, a présenté ce matin, avec le Groupe des Verts Européens, une nouvelle étude portant sur les fissures détectées dans les cuves des réacteurs de Tihange 2 et Doel 3. Ses conclusions confirment ce que les écologistes avaient dit en mai 2013 : la décision de redémarrer ces des deux réacteurs a fait l’impasse sur les exigences absolues de sécurité.

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Ce nouveau rapport met en évidence quatre enjeux majeurs :

- Des défauts (fissures) ont été détectés dans un anneau de transition lors de la conception de la cuve du réacteur de Tihange 2. A l’époque, cet anneau a été refusé. Il était donc possible de détecter des défauts dans la cuve au moment de sa conception. Ce qui signifie soit qu’il y a eu un problème de contrôle, soit que les défauts ont évolué, ce qui est tout aussi inquiétant.
- Les tests menés en 2013 par les autorités de contrôle belges (AFCN, Bel V, Vinçotte) étaient manifestement insuffisants. Le test de mise sous pression ne permettait pas de reproduire exactement les conditions réelles. Les analyses réalisées sur des échantillons d’acier ont notamment utilisé des composants (des morceaux d’un générateur de vapeur) qui n’avaient pas été soumis aux pressions et à l’irradiation de l’acier des réacteurs. Les nouveaux tests réalisés par Electrabel et qui ont entraîné la fermeture des réacteurs ont portés sur des échantillons irradiés et confirment ce que Ilse Tweer avait mis en évidence.
- Si les autres cuves similaires à Tihange 2 et Doel 3 présentes en Suisse et aux Pays-Bas n’ont apparemment pas de soucis, elles n’ont cependant pas utilisé de MOx (oxyde de plutonium) comme combustible, comme c’est le cas pour nos centrales belges. Cela confirme l’idée d’une évolution des microfissures pouvant être associée à cette utilisation du MOX même si cette hypothèse a été balayée par les autorités belges.
- Si les cuves étaient fournies telles que fissurées, aucun opérateur n’accepterait leur réception. Elles sont donc impropres au fonctionnement, comme le déclarait d’ailleurs l’autorité de sûreté nucléaire française en décembre 2012 : d’après les informations disponibles, elle n’aurait pas permis le redémarrage des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 s’ ils étaient sur le sol français.

Forts de ce nouveau rapport, Ecolo et Groen interpelleront la Ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet prochainement en Commission sur le risque manifeste pris par le Gouvernement fédéral lors du redémarrage de ces deux centrales en mai 2013.

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Un dossier suivi par

Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale, cheffe de groupe

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Olivier Deleuze

Olivier Deleuze

Co-président d’ECOLO

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