Mesures anti chômeurs : La majorité fédérale donne carte blanche au Gouvernement pour exclure les chômeurs

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Plutôt que l’exclusion, c’est de mesure d’inclusion et de solidarité dont notre société a besoin. Les écologistes continueront de les défendre et de les revendiquer.

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Par Muriel Gerkens, Zoé Genot
Publié le 28 mars 2014

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Niveau 3

Au cœur d’une grosse loi fourre tout, le gouvernement Di Rupo a caché 3 petits articles destinés à sécuriser les nombreuses mesures anti chômeurs prises par le gouvernement.

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Niveau 4

Via ces articles, le parlement confie tous les leviers en matière chômage au gouvernement : qui a droit au chômage ?, quel est le montant de l’allocation ?, pendant combien de temps peut-on en bénéficier ? Le tout de façon rétroactive à partir de juillet 2012. Le 25 février déjà, en commission, les écologistes dénonçaient la tentative de priver le parlement de ces pouvoirs en matière chômage, mais le texte a été adopté. Le PS lui-même proposait alors le retrait des articles concernés. Le texte est revenu hier en plénière. Le PS a, à nouveau, déposé des amendements visant le retrait de ces mêmes articles. Preuve s’il en est d’un malaise de la part de parlementaires.

Quant on sait les effets produits par les mesures prises par le Gouvernement : mise en place de la dégressivité des allocations chômage, les diminuant rapidement jusqu’à des forfaits proches de l’aide sociale, allongement du stage d’attente des jeunes, augmentation des exclusions dans le cadre du contrôle, et surtout décision de limiter à 3 ans les allocations d’insertion, ce qui privera d’allocations 50 000 chômeurs en janvier, on ne comprend pas que le parlement renonce à la possibilité de pouvoir prendre des mesures correctrices.

Pour Ecolo et Groen, ces mesures, qui ouvrent la voie à un désastre social, doivent plutôt que d’être coulées dans la loi être purement et simplement abrogées. Nous dénonçons dès lors le fait que, malgré notre demande insistante aux divers parlementaires, qui avec leur casquette de bourgmestre, de président de CPAS ou d’échevins s’émeuvent pour leurs concitoyens chômeurs et pour les finances de leurs CPAS, cette Loi injuste ait été votée sans autre forme de débat.

Face à l’injustice sociale, les mots ne suffisent pas. Il faut des actes. Nos amendements auraient permis de préserver les droits des chômeurs. Plutôt que l’exclusion, c’est de mesure d’inclusion et de solidarité dont notre société a besoin. Les écologistes continueront de les défendre et de les revendiquer.

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