Combattre le chômage, pas les chômeurs

ECOLO veut le retrait de la mesure de limitation à 3 ans des allocations d’insertion !

Photo (c) Reporters/Herschaft

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Par Zoé Genot, Georges Gilkinet, Muriel Gerkens
Publié le 10 mars 2014

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Niveau 3

Ce lundi, les mandataires et militants Ecolo seront aux côtés des travailleurs rassemblés devant les bâtiments de l’ONEM, à Namur, Bruxelles, Charleroi…, pour dénoncer la décision de la majorité fédérale de supprimer les allocations à 50 000 chômeurs au premier janvier 2015, d’accélérer la dégressivité des allocations et de faire la chasse aux demandeurs d’emploi.

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Niveau 4

En 2003, le ministre socialiste Vandenbroucke avait annoncé un plan de lutte contre le chômage et d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Derrière ces beaux mots, s’est caché un système de contrôle systématique qui a provoqué la privation temporaire ou définitive des allocations dans plus de 800 000 cas.

Depuis la crise s’est amplifiée. Trouver un emploi est encore plus difficile. Mais le Gouvernement Di Rupo a décidé d’intensifier les sanctions : +42% en 2012 ; de diminuer plus vite et plus fort les allocations (dégressivité) ; d’allonger la période sans revenu des jeunes ; de contrôler les personnes avec plus de 33% d’inaptitude (sourds, aveugles…), les 50-60 ans, les travailleuses et travailleurs à temps partiels avec complément ONEM…Et dans quelques mois en 2015, 50 000 personnes (chefs de famille, isolés ou cohabitants) perdront leur allocation d’insertion car ils ont plus de 3 ans de chômage.

Ecolo n’a de cesse de dénoncer une décision qui, à côté d’autres mesures prises par le Gouvernement Di Rupo (réforme des pensions, diminution de l’enveloppe destinée à la liaison des allocations au bien-être, diminution de l’allocation de rentrée, durcissement de la définition d’emploi convenable,…), va précipiter un nombre important de nos concitoyens dans la pauvreté, sans apporter de solution à l’enjeu de l’emploi. Qui plus est, dès lors que certains concernés pourront solliciter le CPAS de leur commune pour obtenir l’accès à un revenu d’insertion, il s’agit d’un nouveau transfert de charge vers les communes, comme le Gouvernement fédéral ne cesse de les multiplier.

Dans une série de conseils communaux comme au sein des Parlements, Ecolo s’est inquiété des mesures prises au plan local pour contester cette décision prise par la majorité fédérale. Les Verts poursuivront le combat dans les prochaines semaines et prochains mois et demande aujourd’hui instamment à la majorité fédérale le retrait de cette décision inique.

Ecolo place au contraire la création d’emplois de proximité au centre de ces priorités via l’investissement dans les secteurs à fort potentiel de création d’emplois (secteurs verts, liés aux économies d’énergie, à l’innovation), une réforme qui privilégie l’emploi et le partage du temps de travail. Ces propositions permettront à un maximum de travailleurs de retrouver le chemin du travail. C’est le chômage qu’il faut combattre, pas les chômeurs !

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