Nouvelles révélations en matière d’espionnage :

 Ecolo et Groen demandent une Commission d’enquête parlementaire

 Après les affaires d’espionnage chez Belgacom, au SPF Affaires étrangères et aux Services de Renseignement de l’armée, la presse nous apprend aujourd’hui que le Professeur Quisquater a été victime d’une mise sous surveillance.

Ce spécialiste belge de la cryptographie est un expert reconnu mondialement en matière de sécurisation des données, dont celles de plus en plus nombreuses stockées par les entreprises. Les soupçons se portent une nouvelle fois sur la NSA américaine et son pendant anglais GCHQ.

Comme les écologistes le dénoncent depuis des mois, sous des prétextes de lutte contre le terrorisme, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne semblent avoir tissé un large réseau de surveillance généralisée visant en fait à l’espionnage économique … au détriment de la vie privée des citoyens et des intérêts stratégiques de nos entreprises !

Dans leurs réponses aux questions des élus écologistes, tant la Ministre de la Justice que le Premier Ministre refusent catégoriquement de mettre en oeuvre les moyens judiciaires et diplomatiques pour faire toute la clarté sur cette inquiétante dérive, aux conséquences économiques et surtout démocratiques manifestes. Le Gouvernement Di Rupo sous-estime dangereusement ces menaces.

C’est la raison pour laquelle Ecolo et Groen demandent que le Parlement fédéral prenne ses responsabilités et que tous les partis démocratiques se joignent à l’appel des Verts pour qu’une Commission d’enquête parlementaire puisse voir le jour à la Chambre dès après les élections générales de mai 2014.

Cette Commission devrait avoir pour objectif de faire toute la lumière sur la mise en œuvre des systèmes de surveillance généralisée (comme PRISM), de l’état des collaborations structurelles que nos services de renseignement entretiennent avec les services secrets anglo-saxons, des mesures de contre-espionnage entreprises par le gouvernement pour protéger nos concitoyens et les intérêts stratégiques belges, entre autre.

Le Parlement est le lieu le plus adéquat pour mesurer l’impact de ces systèmes de surveillance sur un droit fondamental, sans lequel n’existerait pas la démocratie : la vie privée.

 Muriel GERKENS,

Cheffe de Groupe Ecolo à la Chambre

 Benoit HELLINGS,

Sénateur

 

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