L’impassibilité du Gouvernement fédéral laisse les mains libres aux multinationales de l’énergie

10 décembre 2013  | Le Conseil d’administration d’EDF-Luminus a annoncé aujourd’hui lors d’un conseil d’entreprise la mise à l’arrêt de petites centrales thermiques à Angleur, Monsin et Izegem. L’unité de Monsin sera fermée au terme d’un préavis de 15 mois tandis que les deux autres unités seront « mises sous cocon » durant cette même période. Ces décisions viennent s’ajouter à la décision de la mise sous cocon de la Turbine Gaz Vapeur (TGV) de Seraing et la mise en cycle ouvert du site d’Angleur.

Au-delà de la question du maintien de l’emploi, à laquelle Ecolo sera particulièrement attentif, les écologistes constatent qu’une fois encore le Gouvernement fédéral assiste de manière impassible à ces fermetures. Ces mises sous cocon confortent en effet la position dominante du parc nucléaire, et donc des groupes multinationaux qui les détiennent, sur l’approvisionnement énergétique de notre pays.

En mai 2012, Ecolo et Groen proposaient de soumettre la fermeture des unités de production d’électricité à l’autorisation du régulateur fédéral, la CREG. Les promesses du gouvernement fédéral ont suivi sans être concrétisées, laissant le terrain de jeu ouvert aux multinationales de l’énergie.

Il y a une semaine, le Gouvernement a confirmé les conditions de prolongation du vieux réacteur de Tihange 1 de 10 ans, prolongation qui compliquera assurément la fermeture complète des centrales nucléaires à l’horizon 2025. En laissant en parallèle et de manière impassible, fermer les unités thermiques « de pointe » capables d’assurer la transition vers le renouvelable, le Gouvernement fédéral rend donc plus que probable une dépendance prolongée à l’énergie nucléaire au mépris des inévitables questions de traitement des déchets radioactifs ou de sécurité. Dont acte.

Les commentaires sont fermés.