Ensemble avec Zoé Genot sur la question de la diminution des places d’accueil…..

 

Chambre des représentants – Commission de l’Intérieur

Réunion du 11 juin 2013 – Extrait du compte rendu intégral (CRIV 53 – COM 0774)

 

01 Débat d’actualité sur la fermeture des centres d’accueil

- Question de Mme Zoé Genot à la secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, à l’Intégration sociale et à la Lutte contre la pauvreté, adjointe à la ministre de la Justice, sur « la diminution du nombre de places d’accueil » (n° 18443)

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 01.03  Zoé Genot (Ecolo-Groen): Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, je suis satisfaite de ce mini-débat car il nous donne l’occasion de faire le point sur l’ensemble du dossier. Le personnel des différents centres Fedasil est particulièrement inquiet en ce qui concerne une série de centres – Sugny, Pondrôme – ou franchement révolté dans le cadre de la fermeture annoncée à Stoumont.

 

L’installation d’un certain nombre de centres a pris du temps. Les communes hésitaient. À présent que ces centres sont bien intégrés, en coordination avec les écoles, les commerçants, les communes, on va les fermer.

 

Dès lors, madame la ministre, je voudrais faire avec vous le point de la situation. Quelle est l’évolution du nombre de résidents accueillis par Fedasil? Ces dernières années, nous n’avons cessé d’adopter des lois excluant certaines catégories de personnes de l’aide accordée, sous prétexte d’un manque de places. Après avoir rendu ces lois plus dures, nous fermons les centres parce qu’il n’y a plus personne à héberger, alors que nous avons artificiellement diminué le nombre de personnes qui pouvaient être accueillies en resserrant toute une série de lois.

 

Aussi, quels centres ou ailes Fedasil figurent-ils dans les places en voie de fermeture? Pour combien de places? À quelle date? Avec quelles conséquences sur l’emploi?

 

Quels sont projets pour les centres des partenaires (Croix-Rouge, … )? Quel est le plan pour les ILA et les ILA Mena ainsi que pour les CPAS qui ont loué et engagé mais pas encore ouvert une ILA Mena? En effet, certains CPAS ont lentement mais sûrement répondu aux appels du fédéral et maintenant que leurs projets sont sur pied, qu’ils ont loué une maison, engagé du personnel, nous leur disons qu’ils ne peuvent ouvrir leur infrastructure parce que nous décidons d’y renoncer.

 

Quelle est la réduction de budget planifiée pour chaque structure? Quels sont les projets pour les travailleurs de ces structures? Quelles sont les procédures de reclassement dans les services publics? Ne pourrait-on envisager de ne plus faire sortir certaines catégories en attente d’être ou non acceptées dans une autre procédure? Ne pourrait-on envisager la reconversion de certains centres pour accueillir des SDF?

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01.06 Staatssecretaris Maggie De Block: Collega’s, ik dank u voor uw inbreng.

 

La tendance de l’évolution du nombre de personnes accueillies dans le réseau d’accueil de Fedasil est à la baisse depuis un peu plus d’un an. Il y a un an, le nombre total de résidents était supérieur à 23 200. Aujourd’hui, ce nombre est inférieur à 20 000.

 

Het is evident dat de bezettingsgraad van ons opvangnetwerk door drie fenomenen naar beneden is gegaan.

 

Ten eerste, er is de daling van de instroom van asielzoekers, die op dit ogenblik steeds sneller gaat. In 2012 was er een verminderde instroom van gemiddeld 15,8 % over het hele jaar. In de eerste vijf maanden van 2013 is er al een verminderde instroom van 24 %. De vermindering gaat dus steeds sneller.

 

Ten tweede, er zijn de snellere procedures. De betrokkenen verdwijnen vlugger uit het opvangnetwerk, omdat de procedures sneller gaan.

 

Ten derde, er is ook de uitstroom uit ons opvangnetwerk, omdat er geen oververzadiging meer is. Immers, de betrokkenen die een positief advies krijgen, kunnen sneller het netwerk verlaten. Wie een negatief advies krijgt, verdwijnt steeds meer en sneller uit het netwerk via de vrijwillige terugkeer.

 

Met deze punten rekening houdend, hebben wij eerst de tijdelijke centra gesloten. Ik herinner mij de telefoontjes die ik bij het eerste budget moest doen naar de burgemeesters, om hen te melden dat de tijdelijke centra langer moesten worden opengehouden. Dergelijke telefoontjes waren zeker niet aangenaam, noch in Wallonië noch in Vlaanderen. De taal was anders, maar de toon was dezelfde.

 

Wij hebben eerst de tijdelijke centra gesloten, wat ook was afgesproken. Ik heb dat ook bij de tweede beleidsnota gemeld. Bij de eerste beleidsnota hoefde ik daarover nog niet te praten.

 

Het is evident dat daarna, zoals ik ook heb verklaard, steeds een buffer wordt gehouden. Ik heb de buffer ook vermeld, toen wij over de begroting praatten. Het centrum van Houthalen-Helchteren heb ik speciaal een paar maanden langer open laten houden, net om ginds nog een buffercapaciteit te kunnen hebben voor de winter die kwam.

 

Ik blijf altijd een buffer houden. Niettemin moeten wij ervoor zorgen dat genoeg plaatsen beschikbaar zijn, mocht eventueel het aantal asielaanvragen stijgen, zoals in de ons omringende landen. Wij zijn, samen met Nederland, immers het enige land waar het aantal asielaanvragen nog beperkt is. Alle andere landen rondom ons kennen een stijging. Vorige week was er een informele Europese Raad in Luxemburg. Ik heb de cijfers van Duitsland, Zweden en Frankrijk gezien. Zij kennen allemaal erg hoge cijfers, die steeds hoger worden.

 

Niettemin behouden wij een heel ruime marge. Wij moeten echter ook opmerken dat aan alles grenzen zijn. Wij hebben een bezettingsgraad, ondanks de afbouw en het sluiten van Houthalen-Helchteren en vanaf begin juni 2013 ook nog Dinant. Dinant is inderdaad gesloten, omdat het verkocht was.

 

Mijn collega, Servais Verherstraeten, is zo vriendelijk geweest om 6 maanden op voorhand te verwittigen dat Dinant verkocht was en we Dinant daarom moesten sluiten.

[Résumé en français : En 2012, le flux entrant a diminué de 15,8 %. Au cours des cinq premiers mois de 2013, la diminution s’est déjà accentuée très sensiblement: 24 %. L’accélération des procédures fait que les intéressés sortent en outre plus rapidement du réseau d’accueil. Ceux qui obtiennent un avis positif, peuvent désormais quitter le réseau plus rapidement. Ceux qui obtiennent par contre un avis négatif disparaissent plus rapidement par le biais du retour volontaire.

Dès lors, les centres temporaires ont d’abord été fermés mais nous avons toujours prévu un tampon. J’ai spécialement demandé à cet effet que le centre de Houthalen-Helchteren reste ouvert quelques mois de plus. Il était en effet important de disposer d’une certaine capacité qui puisse faire office de tampon à la veille de l’hiver. Nous conservons encore ce tampon aujourd’hui de façon à avoir un nombre suffisant de places disponibles qui nous permette le cas échéant de pouvoir faire face à une recrudescence des demandes d’asile. Avec les Pays-Bas, nous sommes en effet le seul pays où le nombre de demandes d’asile est encore limité. L’Allemagne, la Suisse et la France notamment sont confrontées à des chiffres très élevés et toujours en augmentation.

Nous conservons une marge très large, même après la fermeture des centres de Houthalen-Helchteren et de Dinant.

Le secrétaire d’État Verherstraeten a fait savoir six mois à l’avance que le centre d’accueil de Dinant serait vendu et qu’il faudrait dès lors le fermer.]

 

Compte tenu de cette tendance à la baisse et du contexte budgétaire difficile, Fedasil doit revoir sa capacité d’accueil tout en prévoyant une réserve de places disponibles.

 

Mis à part la fermeture du centre d’accueil de Stoumont, qui ne s’inscrit pas du tout dans l’idée de la superstructure d’accueil, aucune autre fermeture d’un centre fédéral n’est prévue. Le choix de Stoumont est intervenu suite à des motifs liés à son infrastructure coûteuse et à sa consommation énergétique importante.

 

Je m’étonne des rumeurs qui circulent au sujet des centres d’accueil de Sugny et de Pondrôme.

 

Je connais les sources mentionnées par M. Clarinval dans sa question, et je me suis déjà entretenue avec elles.

 

En tout état de cause, il a été décidé de fermer le centre d’accueil de Stoumont. Fedasil procédera, au cours des prochaines semaines, au transfert des personnes résidant dans le centre – en date du 6 juin, il s’agissait de 170 personnes pour une capacité de 400 – vers d’autres structures d’accueil adaptées à leurs besoins spécifiques où elles pourront continuer à être hébergées et accompagnées tout au long de leur procédure.

 

Vanaf een bepaald moment worden er door de dispatching geen nieuwe bewoners meer naartoe gestuurd. Dat is altijd zo gegaan, ook bij de andere centra. Wij sturen dus vanaf een bepaald moment geen nieuwe bewoners meer daarheen. Wij laten nog uitvloeien wat kan en de anderen worden verplaatst, minderjarigen naar de centra voor minderjarigen enzovoort.

[Résumé en français : À partir d’un certain moment, le dispatching n’envoie plus de nouveaux résidents. Nous sommes en train de voir qui pourra rester et qui sera hébergé ailleurs.]

 

Vu les taux d’occupation actuels et le nombre de places actuellement disponibles, cette opération devrait se dérouler sans difficulté.

 

En ce qui concerne les centres d’accueil partenaires, à ce stade, seuls les centres d’accueil dont la fermeture était déjà prévue seront fermés ou viennent de l’être.

 

Welke centra zijn al gesloten? Dat zijn Bastogne als eerste, Houthalen-Helchteren en Weerde. Nu volgt Dinant en de sluiting van Gembloux is voor de komende zomer geprogrammeerd.

 

Voor de niet-begeleide minderjarigen hebben we voldoende plaatsen. Het in de Senaat voorgelegde voorstel van resolutie werd opgesteld in november 2011 en is gebaseerd op de cijfers van toen. Er was dan inderdaad een groot tekort aan plaatsen voor niet-begeleide minderjarigen. De bespreking van de tekst is aangevat in de Senaat en de werkzaamheden daaromtrent worden voortgezet. Wij moeten ze echter wel actuealiseren. Er is daarin bijvoorbeeld nog sprake van hotelopvang, die er echter al lang niet meer is. Wij hebben bijvoorbeeld het centrum te Suny bijgecreëerd om jonge asielzoekers op te vangen. In elk geval wordt een buffer behouden. Ik blijf erbij dat we eerst tijdelijke centra en daarna definitieve centra sluiten.

[Résumé en français : Les centres de Bastogne, Houthalen-Helchteren, Weerde et Dinant ont donc déjà fermé leurs portes et Gembloux suivra cet été.

La capacité d’accueil pour les mineurs non accompagnés est suffisante. Les chiffres cités dans la résolution remontent à 2011. Le texte de la résolution est en discussion au Sénat, mais il nous faudra l’actualiser. Une capacité tampon sera en tout cas maintenue. Nous fermons les centres provisoires dans un premier temps et les centres définitifs suivront.]

 

Je mesure toutes les conséquences d’une décision de fermeture des structures d’accueil, bien entendu en premier lieu pour le personnel. C’est également pourquoi nous allons travailler avec Fedasil au replacement des personnes concernées, autant que possible, dans d’autres structures d’accueil relevant de Fedasil ou de ses partenaires ainsi que dans d’autres instances publiques de la région.

 

Fedasil heeft overleg opgestart met de vakbonden om een sociaal plan op te stellen. Het gaat om 37 fulltime equivalenten werkzaam in Stoumont. Uiteraard worden de opzegperiodes gerespecteerd, zoals dat bij de partners ook altijd is gebeurd. In overleg met de sociale partners wordt voor de meeste medewerkers een oplossing gezocht. Ik kan natuurlijk niet vooruitlopen op het resultaat van het overleg bij Fedasil. De agenda is sinds vorige week vastgelegd.

 

Er zijn, voorlopig althans, geen plannen om andere asielcentra te sluiten. Dat zal natuurlijk afhangen van de evolutie van de bezettingsgraad en van het resultaat van onze andere maatregelen. Zoals bepaalde Kamerleden hebben gezegd, kunnen er altijd plots conflicten of een nieuwe instroom ontstaan. Daar zijn wij momenteel op voorbereid. Ik kan echter geen centra openhouden die bijvoorbeeld maar voor de helft bewoond zijn.

 

Ondertussen werkt Fedasil ook voort. In oktober 2012 werd een werkgroep opgericht bestaande uit vertegenwoordigers van de opvangpartners, die tot taak heeft het opvangmodel te evalueren. Daar is een rapport met aanbevelingen uit geresulteerd. Sommige daarvan heb ik uitgevoerd, voornamelijk met betrekking tot de afbouw van de transitcapaciteit en de invoer van de openterugkeerplaatsen door reconversie van andere plaatsen.

 

In de komende maanden zal worden onderzocht in welke mate nog andere aanbevelingen kunnen worden omgezet. Er wordt onder meer gevraagd naar een meer omkaderde zorg voor onder andere asielzoekers met psychische problemen, alleenstaande moeders, niet-begeleide buitenlandse minderjarigen en kinderen met problemen.

 

Het is eigenlijk een never ending work. Wij blijven eraan sleutelen, maar zijn natuurlijk afhankelijk van bepaalde factoren, die wij niet altijd zelf in de hand hebben. In elk geval zullen wij bij de volgende begrotingsbesprekingen heel goed moeten zien hoe ver wij komen, hoe wij de winter ingaan, wat wij voor volgend jaar plannen enzovoort.

 

We moeten ervoor zorgen dat de buffercapaciteit behouden blijft. Ondertussen moeten wij een kosten-batenanalyse blijven uitvoeren en in het opvangnetwerk overgaan tot rationalisering. Dat opvangnetwerk moest op zeer korte tijd heel sterk worden uitgebreid door de crisissituaties van voorgaande jaren, maar nu is de omgekeerde beweging bezig. Wij zullen te allen tijde alles doen om het personeel dat daar werkt, voornamelijk jonge medewerkers, die met de job dikwijls zelfs een eerste keer arbeidservaring opdoen, aan het werk te houden.

[Résumé en français : Une concertation est organisée entre Fedasil et les organisations syndicales à propos d’un plan social pour les 37 équivalents temps plein à Stoumont. Une solution est recherchée pour ces personnes mais je ne puis évidemment pas anticiper les résultats de la concertation. Aucune autre fermeture de centres d’asile n’est prévue pour l’instant mais tout dépendra évidemment du taux d’occupation et de l’incidence d’autres mesures. Nous sommes prêts à faire face en cas de conflits ou d’arrivées massives mais il m’est impossible de maintenir ouverts des centres qui ne sont occupés que pour moitié. Un groupe de travail a été mis en place en octobre 2012 avec des représentants des partenaires de l’accueil qui ont soumis le modèle d’accueil à une évaluation. J’ai déjà exécuté certaines des recommandations formulées, particulièrement en ce qui concerne la réduction de la capacité de transit et la création des places de retour ouvertes. Nous verrons au cours des prochains mois quelles autres recommandations pourront encore être mises en oeuvre. Il faut toujours remettre l’ouvrage sur le métier. Nous continuons de peaufiner le travail mais nous ne maîtrisons pas tous les facteurs. Lors des prochaines discussions budgétaires, il faudra organiser l’accueil pour l’année prochaine et l’hiver à venir. La capacité tampon doit en tout cas être maintenue et une analyse coûts-bénéfices doit être poursuivie dans le réseau d’accueil. Après la forte extension du réseau au cours des années de crise passées, nous observons à présent une évolution inverse. Quoi qu’il arrive, nous nous efforcerons de préserver l’emploi.]

 

 

 

01.08  Maggie De Block, secrétaire d’État: Il est possible qu’ils aient actuellement une moindre capacité. Je l’ai dit, le taux d’occupation de tous les centres est inférieur à 80 %. Il y a moins de personnes dans ces centres, mais il n’est certainement pas prévu de les fermer pour autant. Je sais à quelle rumeur vous faites allusion; elle circule par mail, j’en connais l’origine.

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01.10  Maggie De Block, secrétaire d’État: Je comprends bien. Je suis allée à Saint-Trond ce matin. Là aussi, le taux d’occupation est inférieur à 80 %. Nous allons y mettre les settlements, notamment article 31. Je comprends qu’ils s’inquiètent, mais une fermeture n’est de toute façon pas prévue dans le plan de Fedasil.

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01.13  Maggie De Block, secrétaire d’État: Si les choses se sont passées de cette manière, vous avez raison de réagir comme vous le faites. Mais suivant les informations qui m’ont été transmises par Fedasil, ce dernier aurait voulu organiser un rendez-vous avec le bourgmestre de Stoumont qui n’a pas pu rencontrer ses responsables par manque de temps. Ce faisant, on lui aurait téléphoné.

 

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01.15  Maggie De Block, secrétaire d’État: C’est ce qui m’a été rapporté. Vous savez que, quand j’ai décidé de fermer des centres temporaires dont j’étais responsable, j’ai toujours, au préalable, téléphoné aux bourgmestres pour les en informer. Pour ce qui concerne Houthalen-Helchteren, j’ai téléphoné à deux reprises. Une première fois pour informer le bourgmestre qu’il était possible que le centre soit fermé et une deuxième pour l’avertir qu’il serait encore maintenu durant un certain temps. Mais quand la question relève de la compétence de Fedasil, vous comprendrez qu’il ne m’appartient pas de téléphoner.

 

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01.17  Zoé Genot (Ecolo-Groen): Madame la secrétaire d’État, les travailleurs et les organisations syndicales demandent davantage de concertations, de travail en commun et de perspectives plus claires. Vous annoncez vouloir respecter les délais de préavis et si possible faire du replacement; or, à ce stade, cette mesure ne semble pas très préparée, très travaillée. Dès lors, nous comprenons la panique sur le terrain.

 

01.18  Maggie De Block, secrétaire d’État: J’ai dit que, même avant cette annonce, un agenda des concertations avait été établi entre Fedasil et les syndicats. Ce travail a été constant jusqu’à ce que la fermeture du centre intervienne. L’ensemble du personnel a reçu ce à quoi il avait droit.

 

01.19  Zoé Genot (Ecolo-Groen): Pour ce qui me concerne, j’ai eu un autre son de cloche! Selon les syndicats, la concertation n’était pas très claire. De plus, les contacts qu’ils ont eus dans le passé en vue de mener une concertation globale pour l’ensemble des travailleurs de Fedasil sont demeurés sans réponse. D’un seul coup, certains centres ont été avertis de leur fermeture. Par conséquent, les syndicats trouvaient cela peu soucieux de la concertation sociale et du meilleur accompagnement possible en la matière. Apparemment, ce n’est pas la façon dont cela se passe sur le terrain.

 

Par ailleurs, nous sommes allés pleurer auprès des CPAS pour qu’ils ouvrent des ILA. Certains d’entre eux étaient occupés à en ouvrir. Ils avaient déjà loué des bâtiments, engagé du personnel pour des ILA Mena. À présent, nous leur disons que nous n’en avons plus besoin et qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent avec ces bâtiments! Les initiatives déjà mises en place peuvent se poursuivre, tandis que les bâtiments prêts à ouvrir le mois prochain, par exemple, peuvent déjà être fermés. Tous ces efforts ont été vains. Des personnes ont travaillé des centaines d’heures pour mener à bien le projet. D’un seul coup, ils voient leurs efforts voler en éclats, ce qui est peu motivant!

 

Ce qui me met surtout mal à l’aise, c’est que cette situation ressemble très fort à la situation de 2006-2007. À ce moment-là, le nombre de demandeurs d’asile décroît et nous nous empressons de fermer tous les centres, sans nous préoccuper du lendemain. L’année suivante, nous nous retrouvons avec des personnes à la rue, parce que le paramètre à ce propos a fluctué. Je crains que nous nous retrouvions dans des situations assez analogues sur le terrain. Les afflux de demandeurs d’asile ne sont pas prévisibles.

 

Ces dernières années, nous avons artificiellement diminué le nombre de catégories pouvant accéder aux centres. Ainsi, des personnes malades, en demande de régularisation 9ter et qui doivent attendre la fin de la partie de ping-pong avec le conseil du contentieux, qui casse les décisions de l’Office, sont à la rue sans aucune ressource. La première chose à faire si nous avons des places, c’est de les rouvrir à l’intention de toutes ces catégories vulnérables.

 

De la même manière, vous avez aussi la casquette de secrétaire d’État à la Pauvreté. Pourquoi le fédéral ne pourrait-il pas consentir un effort et accueillir certaines catégories de SDF qui le souhaitent dans ces centres? Cela permettrait, d’une part, de préserver l’emploi et, d’autre part, à une catégorie de personnes qui ne parvient pas à se réinsérer dans le circuit classique de trouver des structures temporaires. On pourrait en discuter avec les Régions.

 

01.20 Staatssecretaris Maggie De Block: Mevrouw Genot, ik dacht dat u het, na zestien maanden, wel zou hebben begrepen.

 

Wij willen een humaan en correct asielbeleid, wat betekent dat wij opvang geven aan iedereen die onze bescherming en onze opvang nodig heeft volgens de internationale regels, volgens de Europese regelgeving en volgens onze regels.

 

U gooit hier opnieuw iedereen op een hoopje en dat vind ik zo jammer! U haalt er de daklozen en heel wat andere groepen bij.

 

Wij geven momenteel opvang aan iedereen die daartoe wettelijk de toegang nodig heeft. Wij geven zelfs opvang aan niet-begeleide minderjarigen die geen asielaanvraag hebben ingediend. Hen vangen wij ook op, precies om hen van de straat te halen.

 

Het is dus goedkoop om hier, naar aanleiding van de sluiting van één centrum, een heel grote hoop mensen te zoeken.

 

Wat ik nooit zal doen, is opvang geven aan mensen die door onze regels en onze wetten worden geacht geen nood aan onze bescherming of opvang te hebben. Ik zal geen alternatief of collateraal circuit organiseren, gewoon om zogezegd de tewerkstelling in Wallonië of waar dan ook te garanderen. Dat zal ik niet doen.

 

Ik meen u nogmaals klaar en duidelijk te hebben gezegd, mevrouw Genot, wat ik wel en wat ik niet doe.

[Résumé en français : Je pensais que 16 mois plus tard, Mme Genot aurait compris que nous prônons une politique d’asile humaine et correcte. Conformément aux règles internationales, européennes et nationales, nous accueillons toutes les personnes qui doivent être protégées, y compris les mineurs non accompagnés, pour leur offrir un abri, même s’ils n’ont pas introduit de demande d’asile. Mais une fois de plus, Mme Genot fait un savoureux mélange, incluant sans-abri et autres catégories. C’est un argument facile. Je me refuse en revanche à accueillir des personnes qui, en vertu de nos lois et règlements, n’ont pas besoin d’une telle protection. Je n’ai aucune intention d’organiser un circuit parallèle pour garantir l’emploi, que ce soit en Wallonie ou ailleurs.]

 

01.21  Zoé Genot (Ecolo-Groen): Vous affirmez accorder l’accueil à toutes les personnes qui en ont légalement le droit. Vous savez pertinemment que les lois ont été changées ces dernières années pour exclure certaines catégories de personnes, sous prétexte d’un manque de places!

 

Maintenant, il y a de la place. On pourrait revenir à la situation légale de 2007. Cela permettrait à des catégories de personnes vulnérables d’avoir une place dans un centre et, par ailleurs, d’y conserver l’emploi.

 

Lien vers l’ensemble du débat : http://www.lachambre.be/doc/CCRI/pdf/53/ic774.pdf

 

 

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