Ré ouverture Doel et Tihange : Le gouvernement fédéral doit assumer et faire preuve d’une transparence totale

17 mai 2013  | L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a remis un rapport au gouvernement autorisant le redémarrage des réacteurs de Tihange 2 et Doel 3. De manière totalement irresponsable, le Gouvernement fédéral a choisi d’acter ce rapport alors que celui-ci ne lève pas tous les doutes soulevés par les différents experts belges et internationaux qui se sont exprimés quant aux fissures présentes dans les réacteurs et quant à leur redémarrage.

Pour les écologistes, il s’agit là d’une négligence coupable et d’un manque de transparence du gouvernement fédéral qui a manifestement préféré répondre aux pressions du secteur nucléaire que décider après avoir mené un débat clair et transparent pour l’ensemble des citoyens.

Pour les écologistes, il était impératif que ce débat puisse se mener avant toute décision du Gouvernement pour permettre une complète transparence sur les différents rapports. La réunion de la sous-commission nucléaire de ce mercredi aurait notamment du permettre d’entendre les responsables de l’AFCN mais aussi les experts belges et internationaux. En refusant ce débat et en chargeant l’AFCN de l’entièreté des responsabilités quant au redémarrage des réacteurs, le gouvernement cesse d’agir au nom de l’intérêt général et tombe dans l’opacité.

Tant les rapports intermédiaires de plusieurs organes de contrôle comme AIB-Vinçotte et Bel V, que des experts internationaux reconnus comme l’ancien directeur de l’agence de contrôle nucléaire allemande, Dieter Majer, avaient en effet pointé l’étendue des problèmes de sécurité liés aux fissures décelées dans les réacteurs de Doel 3 et Tihange 2. Des doutes quant à un redémarrage sans danger de ces réacteurs ont également été formulés.

Des questions fondamentales pointées par ces experts restent pourtant aujourd’hui sans réponse. C’est notamment le cas en ce qui concerne les défauts découverts en 2012. Ceux-ci n’ont pas été détectés au cours de l’inspection finale après la fabrication des cuves, alors qu’ils auraient dû être détectables avec l’appareillage de test par ultrasons disponible à l’époque.

Sur base de ces éléments, les écologistes poursuivront leurs interpellations ce mercredi prochain en Commission pour permettre une meilleure transparence dans cette prise de décision qui, en se basant sur un rapport lacunaire, est totalement irresponsable.

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