Ce 25 novembre, journée de lutte contre les violences faites aux femmes, devrait appeler les femmes et les hommes politiques à mesurer les messages qu’ils utilisent pour décrire leurs politiques et à vérifier l’adéquation de leurs politiques aux réalités des femmes.

Maggie De Block, comme toujours, use de son pouvoir et son mépris.

- Une grossesse n’est pas une pathologie mais elle doit être protégée. Il est vrai que des mesures doivent être prises pour que les femmes enceintes ne soient pas écartées systématiquement de leur travail et qu’il faut leur proposer des aménagement de fonctions quand c’est nécessaire pour qu’elles puissent continuer leur vie active. Mais il faut alors des politiques cohérentes de bien être au travail autres que la flexibilisation à outrance, de la valorisation des heures supplémentaires et du travail de nuit…Toutes ces politiques de l’emploi, dont Maggie De Block est aussi responsables fragilisent les femmes et renforcent les inégalités salariales qui en résultent.

- Une analyse collective et concertée avec les travailleuses permettrait enfin de mieux repérer ce qui fait qu’un travail est trop dur, trop risqué pour une femme enceinte et son futur bébé. Il faut sortir des slogans, savoir écouter et élaborer des solution qui tiennent compte des métiers mais aussi des lieux de travail, des employeurs et des spécificités individuelles. Une puéricultrice, une institutrice maternelle, une ouvrière dans une usine de conditionnement, une horticultrice, une conductrice de camion : facile de dire qu’il suffit de leur trouver une autre occupation.

- Aujourd’hui, les femmes qui ont des grossesses à risque et qui doivent interrompre leur travail plusieurs mois ou semaines avant l’accouchement peuvent perdre jusqu’à 4 semaines de congé de maternité. Là aussi, il aurait été intéressant d’entendre la ministre annoncer une mesure correctrice pour garantir à toutes les femmes un congé de maternité minimal de 15  semaines quelque soit la situation prénatale de la maman.

- les recommandations de l’UE de prolonger d’au moins 4 supplémentaires le congé de maternité pour toutes les femmes devraient aussi être à l’ordre du jour des politiques de santé mais pour ceci aussi, silence de la ministre. Elle préfère stigmatiser.

- Elle défend une médecine dite « scientifique » déshumanisée, technicienne qui aboutit à un recours abusif à l’épisiotomie ainsi qu’aux césariennes et ce, tant en Flandre qu’en wallonie, voire même plus en Flandre. Que propose-t-elle ?

Mépris, positionnement dominante au lieu du dialogue constructif, tel sont les caractéristiques de la ministre fédérale de la santé:

- elle ne se soucis pas de la mise en place, avec les autorités régionales, des accompagnements et soins aux femmes qui accouchent. Elle décide unilatéralement de forcer à la diminution du séjour hospitalier.

Ecolo persistera dans les critiques et propositions alternatives face aux positionnements de la Ministre De Block. Les discussions en cours sur les politiques et budgets santé envisagées pour 2018 en sont l’occasion.

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