Artisanat en Belgique : Le soutien aux artisans doit être amélioré !

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Les artisans du patrimoine se réunissent ce 2 octobre pour réfléchir à l’avenir de leurs métiers. A cette occasion, il importe de rappeler que l’artisanat représente une valeur ajoutée aussi bien économique que sociale et patrimoniale.

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Par Muriel Gerkens
Publié le 1er octobre 2015

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Niveau 3

L‘artisanat a, pour préserver ses spécificités, besoin d’une structure entrepreneuriale spécifique.

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Niveau 4

L‘artisanat a, pour préserver ses spécificités, besoin d’une structure entrepreneuriale spécifique. Celle-ci doit être centrée autour d’un savoir-faire. Elle doit favoriser une transmission des savoirs efficace par les gestes entre l’artisan et ses apprentis. Elle doit toujours comprendre le cycle complet de la conception d’un bien, de sa réalisation via les méthodes acquises mais aussi innovées, à la phase d’installation ou de vente. Ecolo s’est battu pour faire respecter ces spécificités dans la loi reconnaissant le statut des artisans en janvier 2014. Muriel Gerkens a également interpellé le nouveau ministre des classes moyennes à la formation du nouveau gouvernement mais le Ministre Borsus a décidé de persévérer dans l’erreur. Or il est indispensable, comme le demande l’Union belge des artisans, de limiter la taille des entreprises artisanales à 10 travailleurs.

Par ailleurs, il est important qu’elles puissent accéder plus facilement aux marchés publics qui sont une source conséquente de revenus. Jusqu’à présent, répondre à un appel d’offres leur est impossible ou se révèle trop contraignant et engendre toute une série de lourdeurs administratives alors que les artisans ont souvent trop peu de temps à consacrer à ce type de tâches. C’est pourquoi Ecolo propose de faciliter la vie des artisans quand ils souhaitent répondre à un appel d’offres via les mesures suivantes :
- encadrer le recours au critère du chiffre d’affaires dans les appels d’offres et le limiter pour qu ’il ne puisse être supérieur au double du montant du marché ;
- favoriser le découpage en lots pour qu’une entreprise artisanale puisse se saisir plus aisément d’une partie du projet ;
- permettre aux associations temporaires d’opérateurs économiques d’additionner leur capacités économiques et financières pour répondre plus facilement aux exigences posées en la matière par les pouvoirs adjudicateurs comme cela se pratique déjà dans le secteur de la fabrique d’orgues. Les secteurs agro-alimentaires et du patrimoine architectural, par exemple, en ont cruellement besoin.

Enfin, Ecolo soutient :
- une vision de l’artisanat qui induit un approvisionnement en circuit court et une maîtrise pleine et entière du processus de production ;
- une reconnaissance de l’artisan via une formation à l’entrée, une reconnaissance par ses pairs et des exigences au niveau de la qualité du produit fini pour l’acquisition du label « entreprise artisanale » ;
- face aux reculs des investissements publics en la matière, le lancement d’un plan « Patrimoine » pour redynamiser le secteur de la restauration et plus largement, l’artisanat.

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