Question de Muriel Gerkens à la Ministre de Block sur a classification de fonctions et les barèmes des infirmiers (ères) en hôpital

 6 juin 2018 classification des fonctions infirmier.ère.s dans hôpitaux : Questions et réponses ministre santé 04 Questions jointes de – Mme Catherine Fonck à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « la nouvelle classification de fonctions des infirmiers » … Lire la suite

COMPTE RENDU INTÉGRAL SÉANCE PLÉNIÈRE Jeudi 15-03-2018 Après-midi Questions jointes de – M. Daniel Senesael à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le dépistage du cancer du sein » (n° P2698) – Mme Véronique Caprasse à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le dépistage du cancer du sein » (n° P2699) – Mme Muriel Gerkens à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le dépistage du cancer du sein » (n° P2700) – Mme Ine Somers à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le dépistage du cancer du sein » (n° P2701) – Mme Catherine Fonck à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le dépistage du cancer du sein » (n° P2702) Muriel Gerkens (Ecolo-Groen): Monsieur le président, c’est vraiment à la ministre de la Santé publique que je voudrais m’adresser aujourd’hui.  S’il est un sujet complexe, c’est bien celui du cancer du sein, comme en témoignent les politiques de prévention qu’il faut développer. Nous savons que les perturbateurs endocriniens et les sources de pollution favorisent l’apparition de cancers du sein.  Ensuite, les techniques de dépistage sont variées: dépistage manuel, mammographie, échographie, etc. Des questions se posent. Madame la ministre, plusieurs de vos prédécesseurs se sont ainsi demandé quelle était la meilleure forme de dépistage en fonction des caractéristiques des femmes, à partir de quel âge, selon quelle fréquence, etc. Toutes ces questions font débat et préoccupent à la fois les patientes, le secteur de la santé et le monde politique, tous soucieux de trouver les méthodes les plus adéquates.  En revanche, je n’arrive pas à comprendre qu’une information remontant au week-end dernier nous ait annoncé qu’un arrêté allait entrer en vigueur le 1er avril et visait à réduire certains remboursements ainsi qu’à réorganiser le dispositif. Je ne vais même pas porter de jugement de valeur sur les mesures prévues dans votre arrêté. Seulement, vous n’apportez aucune explication à ce propos. L’angoisse des femmes commence évidemment à se faire connaître, dans la mesure où elles la vivent vraiment dans leur chair. Des représentants de médecins s’expriment différemment sur le sujet, en fonction de leur situation. On prétend que le but de cette mesure est de réaliser des économies budgétaires, et non de mieux dépister le cancer du sein grâce à des méthodes plus adaptées.  Puis, vous retirez votre arrêté sous la pression politique d’un partenaire de votre majorité. Et toujours rien! Aucune information n’est donnée. Cela ne va pas! Quand on est ministre de la Santé et qu’on décide de changer les règles, on se doit de l’expliquer aux médecins, aux femmes concernées, aux politiques que nous sommes. Et, si on change d’avis, on en donne aussi les raisons et on met en place un dispositif. Or je ne vois rien! J’aimerais donc savoir pourquoi et connaître l’objectif que vous poursuivez.  Maggie De Block, ministre: Monsieur le président, chers collègues, vu les informations erronées, voire mensongères, qui ont circulé dans la presse et sur les réseaux sociaux ces derniers jours, je me dois de vous donner une explication à la fois détaillée et éducative – cela s’adresse aussi à vous, monsieur Laaouej.  Mais avant tout, je dois avouer que je suis outrée par les propos qui, pour des raisons politiques entre autres, ont été tenus ces derniers jours, et ce sans la moindre gêne, sur le dos des femmes vulnérables!  Mesdames et messieurs, je trouve cela scandaleux!  Personne, j’ai bien dit personne, n’a pris le temps, avant de lâcher son point de vue, de consulter les recomman­dations scientifiques, les directives internationales, le rapport du KCE, qui sont aussi à la base de cette adaptation. Personne ne s’est même soucié de vérifier s’il y avait déjà eu une concertation avec les Communautés, la Vlaams Agentschap, l’ASBL Brumammo à Bruxelles, le CCR en Wallonie, les spécialistes, les radiologues, les gynécologues, les sénologues ou encore avec Be.Seno.  Je pense qu’on souhaite miner le modèle de concertation qui est respecté au sein de l’INAMI afin d’adapter ou de supprimer des prestations de la nomenclature dans l’assurance obligatoire. Il s’agit peut-être purement et simplement de coups bas donnés par certains groupes à leur profit, et sur le dos des femmes vulnérables qui craignent d’avoir un cancer.  Tous les organes concernés ont marqué leur accord: le Conseil technique médical, la Commission nationale médico-mutualiste, la commission du Budget, le Comité de l’assurance soins de santé et l’Inspection des Finances.  Contrairement à ce qui a été prétendu dans certains communiqués de presse, les modifications de la nomenclature ne doivent pas être approuvées au Conseil des ministres. Je vous demande donc d’être attentifs. Cela me touche beaucoup que même vous, les parlementaires, n’ayez pas pris la moindre initiative pour consulter tous les avis qui ont été donnés!  En Belgique, le dépistage du cancer du sein se faisait déjà de différentes manières au Nord et au Sud. Ceci est connu. Cela restera le cas, même après l’adaptation de la nomenclature dont l’entrée en vigueur a été mise en suspens suite à toute cette affaire scandaleuse.  Premièrement, nous avons le dépistage systématique chez les femmes âgées de 50 à 69 ans. Il a lieu tous les deux ans et est financé par la nomenclature fédérale INAMI. Le test est gratuit et se fait sur une base volontaire. Ces prestations sont inscrites dans la nomenclature depuis 2001, et cela ne changera pas. Une deuxième lecture des résultats est également prévue. C’est celle-là qui change.  Deuxièmement, il y a les prestations de mammographie prévues, dans la nomenclature, pour les femmes qui présentent des symptômes. Elles sont à présent utilisées pour le dépistage à tout âge, bien que le but de ces prestations était d’effectuer uniquement des examens de diagnostic. Il est attesté que ces prestations sont utilisées de manière inappropriée pour le dépistage.  Begin 2016 werd in de nomenclatuur een eerste opening gemaakt voor individuele opsporing van kanker bij vrouwen met een verhoogd risico op borstkanker en dat ongeacht de leeftijd. Die regeling voor mammografie voor vrouwen met een hoog risico op borstkanker, zonder leeftijdsbeperking, zonder remgeld, blijft onveranderd behouden. Tot nu toe bestond er geen verstrekking voor een individuele opsporing van borstkanker in de nomenclatuur bij vrouwen zonder kanker. Het zijn juist die vrouwen die dat in Wallonië meer doen. Dat is nu precies wat dit KB beoogde te doen voor een ruimere groep van vrouwen dan in het bevolkingsonderzoek en met een ruimere frequentie, namelijk eenmaal per jaar. De eventuele cumul met de echografie wordt niet uitgesloten, maar inbegrepen in de verstrekking, omdat daar nauwelijks evidentie is om dit te doen bij screening van vrouwen zonder symptomen. Ook hier werd voorzien in een tweede lezing, dus ook betere kwaliteit.  Ik geef dus voor het eerst in de lange geschiedenis van dit dossier in ons land een plaats aan en een terugbetaling van de individuele screeningsmammografie voor vrouwen vanaf 45 jaar tot 74 jaar. Bovendien wordt een incentive gegeven om de kwaliteit te bevorderen door ook de mogelijkheid te geven, en een injectie van acht miljoen euro, om te kunnen overschakelen op een digitale mammografie, dus eveneens betere kwaliteit van zorg.   De voorzitter: Kunt u besluiten, mevrouw de minister?   Minister Maggie De Block: Ik besluit, mijnheer de voorzitter, maar met zoveel ellende die over mij werd uitgestort, heb ik het recht een antwoord te geven!  Waarom deze verandering?  Sedert 2006 is men bezig in de Nationale Commissie Artsen-Ziekenfondsen de nomenclatuur van de mammografie te stroomlijnen met internationaal aanbevolen richtlijnen. Die doelstelling werd ook in het kankerplan in actie 4 opgenomen. Er werd tegelijkertijd geprobeerd om dit wetenschappelijk te onderbouwen en dus overconsumptie te vermijden.   De voorzitter: Oké. Ik stel voor dat u het daarbij houdt, mevrouw de minister.   Minister Maggie De Block: Mijnheer de voorzitter, ik zeg u, er is een betere werking geregeld: meer participatie, minder straling, minder kankers die door die straling worden veroorzaakt. Het is dus on hold gevraagd en teruggestuurd. Het is geagendeerd maandag in het verzekeringscomité van het RIZIV en dezelfde avond ook binnen de Nationale Commissie Artsen-Ziekenfondsen. Het is aan hen om te zien wat er moet gebeuren, na heel die hetze die voor niks nodig was. Ik wens dat de overlegorganen in hun rol worden gerespecteerd! Muriel Gerkens (Ecolo-Groen): Madame la ministre, nous sommes face au constat d’un échec de concertation et d’explication des politiques que vous menez. Vous nous accusez de ne pas avoir lu les rapports et les études scientifiques. Je ne vous ai pas parlé de cela. Je ne vous ai pas dit que vous vous trompiez sur toute la ligne. Je vous ai dit que vous vous taisiez, que vous ne donniez pas d’explications, alors qu’il y a des femmes qui ont peur de mourir à cause d’un cancer du sein, ou qui ont peur qu’on ne le détecte pas assez vite. On leur annonce des mesures qui semblent diminuer leurs chances de survie. C’est à cela que nous sommes confrontés aujourd’hui.  Dans votre réponse, vous nous engueulez! C’est une bonne chose. Et puis? Vous ne dites pas que vous allez vous expliquer autrement. Vous devez parler aux femmes, aux gens, aux médecins. Vous devez vous confronter aux médecins qui ont des avis différents. Ensuite, vous sortirez de cela en vraie ministre de la Santé, tenant compte des réalités de chacun.   L’incident est clos.

COMPTE RENDU INTÉGRAL SÉANCE PLÉNIÈRE Jeudi 15-03-2018 Après-midi Questions jointes de – M. Daniel Senesael à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique sur « le dépistage du cancer du sein » (n° P2698) – Mme Véronique Caprasse à la … Lire la suite