Fermeture du service indépendant d’information des médecins: jusqu’où ira la complicité entre la ministre de la santé et les firmes pharmaceutiques ?

 

Nous apprenons que l’ASBL Farmaka s’est vue forcée de procéder au licenciement collectif de l’ensemble de ses 28 employés et de mettre fin à la collaboration avec ses auteurs indépendants. « On ne peut que s’étrangler face à la mise à mort par la Ministre De Block de ce service indépendant d’information des médecins sur les nouveaux médicaments », dénonce la députée fédérale ECOLO Muriel Gerkens.

Cette décision est une conséquence directe des économies que Maggie De Block opère sur l’information indépendante des médicaments (de 3,5 millions à 2 millions d’euros), mettant fin au travail des visiteurs médicaux indépendants.

La Belgique bat des records en matière de surconsommation de médicaments. Nous faisons partie des leaders pour la prescription d’antibiotiques, d’antiacides (IPP) et d’antidépresseurs. Chez les personnes âgées, la polymédication (> 5 médicaments par jour) est devenue la règle alors qu’elle devrait être l’exception. le budget destiné aux médicaments explose au delà des limites budgétaires imposées aux différents secteurs des soins de santé et la confidentialité des négociations sur le prix des médicaments ne cesse d’être renforcée.

Le gouvernement s’était pourtant engagé à inciter les médecins à prescrire des médicaments de façon plus efficace, tant du point de vue prix que du point de vue volume: « Des informations plus objectives seront fournies aux prescripteurs et des incitants seront associés à une modification effective du comportement en matière de prescription dans le sens de prescriptions moins chères ».

C’est ce que fait l’asbl FARMAKA en informant les médecins généralistes et le personnel soignant de manière scientifique et indépendante sur une utilisation rationnelle des médicaments. En 2016, plus de 9.600 visites ont été réalisées auprès de 5.200 médecins différents par une petite équipe de seulement 15 visiteurs médicaux. Soit plus de 43% des médecins généralistes de notre pays, contre 23% en 2013. Le projet bénéficie du soutien financier de l’Afmps à hauteur de 1.2 millions d’euros. « Il vient un moment où les déclarations ne permettent plus de camoufler les actes. Madame la ministre, votre guide doit être la santé publique et non l’intérêt des lobbys du médicaments », conclut Muriel Gerken

Médecine : Ecolo appelle à remplacer les quotas INAMI par une planification territoriale de l’offre de soins

Photo (CC) Freepik

Ecolo appelle, depuis plusieurs années déjà, à la suppression des quotas Inami et à leur remplacement par une planification alternative de l’offre de soins, afin de corriger l’inadéquation entre l’offre et les besoins de la population.

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Par Muriel Gerkens, Philippe Henry
Publié le 4 septembre 2017

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Niveau 3

L’offre de soins médicaux, qu’il s’agisse des médecins généralistes ou des médecins spécialistes est en effet inadaptée aux besoins : il n’y a pas de répartition équilibrée entre les zones territoriales du pays, entre villes et communes rurales, entre les différents quartiers des grandes villes ; et il manque une complémentarité entre la première ligne de soins de proximité et les soins spécialisés en structures hospitalières. Les hôpitaux eux-mêmes ont des difficultés à recruter ou à conserver dans leurs services certaines disciplines de spécialistes tandis qu’on observe des surconsommations d’actes techniques dans d’autres disciplines. L’enquête du journal Le soir parue ce 4 septembre confirme cette réalité.

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Niveau 4

« Je plaide auprès de la Ministre de la santé pour que la commission de planification intègre les observations des acteurs de terrains dans son évaluation des besoins en offre médicale mais le refus est systématique…, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens. « Pourtant l’obstination aveugle et abusive des ’preuves scientifiques et mathématiques’ ne peut supporter la confrontation aux chiffres commune par commune. »

Ecolo constate que les doyens des facultés de médecine et le KCE rejoignent petit à petit Ecolo dans cette vision alternative de la planification de l’offre mais pointe cependant la nécessité de revaloriser le rôle, la fonction, l’image et la perception du médecin généraliste dans notre société, au-delà du nombre total de médecins nécessaires.

« De nombreux rapports et études, de l’OMS notamment, pointent les pénuries, et montrent qu’il existe un réel problème d’accès aux soins et d’équité entre les citoyens selon les lieux où ils résident, leur capacité à se déplacer ou leurs moyens financiers, » ajoute Muriel Gerkens. « Or, le système actuel continue de fixer des quotas, couplés à un numerus clausus limitant l’accès aux études de médecine. Certains étudiants belges choisissent même de terminer leur cursus dans un autre pays européen afin de revenir prester en Belgique en dehors des quotas. Sur les 1715 médecins ayant reçu l’agrément en 2015, 23 % détenaient un diplôme étranger. Ces situations sont incroyables ! Il est urgent de revoir l’organisation des offres de soins et de mettre en place de nouveaux dispositifs, » poursuit Muriel Gerkens.

C’est la raison pour laquelle Ecolo a déposé une proposition de résolution à la Chambre visant à remplacer le système des quotas Inami. Pour les écologistes, la solution passe notamment par une évaluation territoriale des besoins en soins de santé et une planification de l’organisation des offres de soins de première ligne qui se base sur ces évaluations de terrain. Une même approche doit également être développée pour élaborer une offre territoriale de soins spécialisés en milieux hospitaliers.

Les Verts insistent particulièrement sur la mise en place d’une méthodologie collaborative et participative entre les acteurs des soins de santé et d’aides aux personnes dans les différents bassins de soin, afin d’évaluer si les besoins sont rencontrés ou non sur un même territoire. C’est le résultat de ce travail qui doit servir de base à la commission nationale de planification et aux Ministres régionaux pour déterminer le nombre et les qualifications des médecins qui seront nécessaires pour couvrir ces besoins.

« Il est impossible d’organiser une politique de santé conforme aux exigences de qualité, d’accessibilité et d’équité en s’obstinant dans le système actuel. L’approche par bassins de soin permet une meilleure répartition et plus de complémentarité dans les offres. Sachant qu’il faut au moins 10 à 15 ans pour former un médecin, l’inertie répétée du Gouvernement fédéral sacrifie non seulement toute une génération d’étudiants mais met à mal une politique de santé publique adaptée aux besoins. Il est grand temps que le Gouvernement prenne ses responsabilités, » conclut Muriel Gerkens.

Et le nombre de médecins étrangers exerçant en Belgique, avec un numéro Inami octroyé en dehors des quotas selon les règles européennes, a augmenté de 33 % sur 5 ans, ils étaient 504 en 2015.

Enfin, Muriel Gerkens dénonce le refus de la Ministre de la santé de donner les chiffres réels relatifs au nombre de généralistes commune par commune en fonction de leurs tranches d’âge. « J’ai déposé une question écrite, il y a plus d’un an. N’ayant pas de réponse je l’ai interrogée oralement et elle m’a dit qu’il était impossible de me donner ces chiffres vu l’avis négatif de la commission de protection de la vie privée. J’ai donc contacté cette commission qui a interrogé la Ministre sur ce qui lui permettait de se référer à cet avis puisqu’elle n’avait pas été consultée. La Ministre n’a jamais répondu à cette interrogation, sans doute parce que cette réponse de la ministre était mensongère.

J’ai donc re-déposé une question orale à la ministre de la santé car si le travail de la commission de planification se veut conforme aux annonces, elle doit disposer ’sans effort’ du nombre de médecins généralistes commune par commune et les répartir selon les tranches d’âges : moins de 35 ans, 36 à 45 ans, 46 à 55 ans, 56 à 65 ans et plus de 65 ans, » conclut Muriel Gerkens.

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Un dossier suivi par

Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

Je vous invite à visiter mon nouveau site internet www.gerkensmuriel.be

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Philippe Henry

Médecine : Ecolo appelle à remplacer les quotas INAMI par une planification territoriale de l’offre de soins

Ecolo appelle, depuis plusieurs années déjà, à la suppression des quotas Inami et à leur remplacement par une planification alternative de l’offre de soins, afin de corriger l’inadéquation entre l’offre et les besoins de la population.

L’offre de soins médicaux, qu’il s’agisse des médecins généralistes ou des médecins spécialistes est en effet inadaptée aux besoins : il n’y a pas de répartition équilibrée entre les zones territoriales du pays, entre villes et communes rurales, entre les différents quartiers des grandes villes ; et il manque une complémentarité entre la première ligne de soins de proximité et les soins spécialisés en structures hospitalières. Les hôpitaux eux-mêmes ont des difficultés à recruter ou à conserver dans leurs services certaines disciplines de spécialistes tandis qu’on observe des surconsommations d’actes techniques dans d’autres disciplines. L’enquête du journal Le soir parue ce 4 septembre confirme cette réalité.

« Je plaide auprès de la Ministre de la santé pour que la commission de planification intègre les observations des acteurs de terrains dans son évaluation des besoins en offre médicale mais le refus est systématique…, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens. « Pourtant l’obstination aveugle et abusive des ‘preuves scientifiques et mathématiques’ ne peut supporter la confrontation aux chiffres commune par commune.»

Ecolo constate que les doyens des facultés de médecine et le KCE rejoignent petit à petit Ecolo dans cette vision alternative de la planification de l’offre mais pointe cependant la nécessité de revaloriser le rôle, la fonction, l’image et la perception du médecin généraliste dans notre société, au-delà du nombre total de médecins nécessaires.

« De nombreux rapports et études, de l’OMS notamment, pointent les pénuries, et montrent qu’il existe un réel problème d’accès aux soins et d’équité entre les citoyens selon les lieux où ils résident, leur capacité à se déplacer ou leurs moyens financiers, » ajoute Muriel Gerkens. « Or, le système actuel continue de fixer des quotas, couplés à un numerus clausus limitant l’accès aux études de médecine. Certains étudiants belges choisissent même de terminer leur cursus dans un autre pays européen afin de revenir prester en Belgique en dehors des quotas. Sur les 1715 médecins ayant reçu l’agrément en 2015, 23 % détenaient un diplôme étranger. Ces situations sont incroyables ! Il est urgent de revoir l’organisation des offres de soins et de mettre en place de nouveaux dispositifs, » poursuit Muriel Gerkens.

C’est la raison pour laquelle Ecolo a déposé une proposition de résolution à la Chambre visant à remplacer le système des quotas Inami. Pour les écologistes, la solution passe notamment par une évaluation territoriale des besoins en soins de santé et une planification de l’organisation des offres de soins de première ligne qui se base sur ces évaluations de terrain. Une même approche doit également être développée pour élaborer une offre territoriale de soins spécialisés en milieux hospitaliers.

Les Verts insistent particulièrement sur la mise en place d’une méthodologie collaborative et participative entre les acteurs des soins de santé et d’aides aux personnes dans les différents bassins de soin, afin d’évaluer si les besoins sont rencontrés ou non sur un même territoire. C’est le résultat de ce travail qui doit servir de base à la commission nationale de planification et aux Ministres régionaux pour déterminer le nombre et les qualifications des médecins qui seront nécessaires pour couvrir ces besoins.

« Il est impossible d’organiser une politique de santé conforme aux exigences de qualité, d’accessibilité et d’équité en s’obstinant dans le système actuel. L’approche par bassins de soin permet une meilleure répartition et plus de complémentarité dans les offres. Sachant qu’il faut au moins 10 à 15 ans pour former un médecin, l’inertie répétée du Gouvernement fédéral sacrifie non seulement toute une génération d’étudiants mais met à mal une politique de santé publique adaptée aux besoins. Il est grand temps que le Gouvernement prenne ses responsabilités, » conclut Muriel Gerkens.

Et le nombre de médecins étrangers exerçant en Belgique, avec un numéro Inami octroyé en dehors des quotas selon les règles européennes, a augmenté de 33 % sur 5 ans, ils étaient 504 en 2015.

Enfin, Muriel Gerkens dénonce le refus de la Ministre de la santé de donner les chiffres réels relatifs au nombre de généralistes commune par commune en fonction de leurs tranches d’âge. « J’ai déposé une question écrite, il y a plus d’un an. N’ayant pas de réponse je l’ai interrogée oralement et elle m’a dit qu’il était impossible de me donner ces chiffres vu l’avis négatif de la commission de protection de la vie privée. J’ai donc contacté cette commission qui a interrogé la Ministre sur ce qui lui permettait de se référer à cet avis puisqu’elle n’avait pas été consultée. La Ministre n’a jamais répondu à cette interrogation, sans doute parce que cette réponse de la ministre était mensongère.

J’ai donc re-déposé une question orale à la ministre de la santé car si le travail de la commission de planification se veut conforme aux annonces, elle doit disposer ‘sans effort’ du nombre de médecins généralistes commune par commune et les répartir selon les tranches d’âges : moins de 35 ans, 36 à 45 ans, 46 à 55 ans, 56 à 65 ans et plus de 65 ans, » conclut Muriel Gerkens.

Santé : Crise des œufs contaminés : comment en est-on arrivé là ?

(C) Reporters

Cela ne vous a sans doute pas échappé : notre pays et ses voisins sont agités par une nouvelle crise alimentaire. Nos œufs sont-ils, oui ou non, contaminés par un insecticide interdit, le Fipronil ? Et si oui, depuis quand ? Sont-ils, oui ou non, dangereux pour notre santé ? Qu’en est-il des produits dérivés qui contiennent des œufs ?
Pour Ecolo, cette nouvelle crise montre que le système de contrôle de la chaîne alimentaire ne fonctionne pas efficacement. Elle montre également toutes les limites du modèle de production alimentaire de masse.

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Par Jean-Marc Nollet, Patrick Dupriez, Zakia Khattabi, Muriel Gerkens
Publié le 10 août 2017

Vous êtes perdus dans la multitude d’informations et de questions (parfois encore sans réponses) qui entourent cette crise des œufs ? Ecolo fait le point de la situation actuelle.

Qu’est-ce que le Fipronil et pourquoi est-il utilisé ?

Le Fipronil est un insecticide utilisé dans l’éradication du pou rouge, interdit dans le secteur alimentaire mais néanmoins utilisé dans diverses solutions de nettoyage. Le Fipronil est par ailleurs un perturbateur endocrinien, c’est-à-dire l’une de ces substances chimiques qui modifient notre fonctionnement hormonal et notre métabolisme,et provoquent des maladies.

Quelle est la ligne du temps de cette crise des œufs contaminés ?

15 mai

Une exploitation belge analyse un échantillon positif au fipronil. Lundi soir, le député européen Bart Staes (Groen) déclarait sur la VRT que « la première contamination au fipronil dans notre pays a déjà été constatée à la mi-mai par une entreprise privée ».

2 juin

Un exploitant de Saint-Nicolas signale à l’Afsca la présence de fipronil dans ses œufs. Les analyses de l’agence fédérale confirment ce signalement. Une enquête judiciaire est lancée.

20 et 24 juillet

L’Afsca informe son ministre de tutelle, le ministre de l’Agriculture Willy Borsus (MR). Celui-ci transmet l’information le même jour à la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open VLD). Le Ministre Borsus demande par ailleurs un rapport à l’Afsca. Le dossier est ensuite transmis à son successeur, Denis Ducarme (MR).

7 août

L’Afsca annonce les premiers résultats de ses analyses : « Il n’y pas de danger pour la santé publique. »

8 août

Une contre-expertise demandée par un agriculteur révèle des taux plus de dix fois supérieurs au premier test mené par l’Afsca. Le seuil de sécurité européen est dépassé. L’Afsca publie, sous la pression, les résultats des analyses et les numéros des lots d’oeufs concernés.

9 août

L’Afsca, et les ministres de l’Agriculture et de la Santé sont entendus à la Chambre.

La crise des œufs au Fipronil est-elle derrière nous ?

Rien n’est moins sûr. Ecolo a pu se procurer une facture datant de…mai 2016 indiquant que du Fipronil a été vendu à une exploitation belge, impliquée dans la crise actuelle. Depuis quand le Fipronil est-il utilisé en Belgique ? Qu’est devenu le Fipronil vendu en 2016 ? A ce stade, personne ne peut répondre à ces questions. Qu’en est-il des produits dérivés contenant des œufs (mayonnaise, biscuits, pizzas surgelées,…) ? Nous craignons que la partie cachée de l’iceberg soit bien plus importante, et que des œufs contenant des traces de Fipronil aient été consommés, directement ou indirectement via les produits dérivés.

L’afsca et le Gouvernement fédéral se montrent pourtant rassurant ?

Les discussions d’hier au Parlement ont montré que tant l’afsca que le Gouvernement fédéral considèrent ce dossier comme un autre. Or, il apparaît clairement que le système de contrôle ne fonctionne pas efficacement et que l’afsca n’a pas rempli son rôle correctement. De son côté, le Gouvernement fédéral charge lourdement les Pays-Bas, leur reprochant d’être la cause du manque d’informations à temps, et refuse de transmettre certaines parties du rapport. Cela ne va pas.

Pour Ecolo, c’est le manque de transparence qui crée la peur. La seule solution pour rassurer la population, c’est dans un premier temps de faire toute la transparence dans ce dossier. D’établir exactement ce qui s’est passé, à partir de quand et ce qui se passe peut-être encore, notamment dans les produits dérivés. Dans un second temps, il faut absolument revoir profondément le système, de contrôle mais aussi de production.

Comment sortir de cette crise durablement ?

Pour Ecolo, il y a deux aspects à prendre en considération pour sortir durablement de cette crise, mais également pour éviter des crises futures.

D’une part, il est indispensable de sortir d’un système agro-chimique intensif. En effet, les scandales alimentaires concernent, à chaque fois, les exploitations de grandes tailles et les productions industrielles. Il s’agit à nouveau d’une dérive de la production de masse, de la course à la productivité à tout prix. Souvenons-nous, il n’y a pas si longtemps, de la présence de viande de cheval dans les lasagnes industrielles… un autre scandale, un modèle identique de production massive visant uniquement la rentabilité et le prix le plus bas au détriment de la qualité.

Passer à un modèle agro-écologique, c’est respecter la nature et l’environnement, ainsi que les temps de croissance des animaux d’élevage et leur nourriture. C’est, en conséquence, privilégier la qualité, et respecter notre santé et celle des générations futures. Il est par ailleurs urgent d’interdire l’usage de tous ces produits dits ’perturbateurs endocriniens’, comme l’est le Fipronil. Etant présents partout, y compris dans les produits de la consommation courante, les effets cocktails de ces produits multiplient encore leur impact.

Ensuite, le fonctionnement de l’afsca doit être revu et amélioré. Dans un premier temps, on doit faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé dans cette crise des œufs. On doit aussi s’assurer que l’afsca ne pratique pas de favoritisme vis-à-vis des productions industrielles. C’est en effet une critique et des impressions qui reviennent régulièrement. Enfin, l’afsca doit changer de point de vue sur ses priorités et dépendre directement de la Ministre de la Santé. Actuellement, elle dépend du Ministre de l’Agriculture. Ce n’est pas logique pour une agence fédérale qui doit veiller à la santé et à la sécurité des filières alimentaires.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Une enquête judiciaire est actuellement en cours. De notre côté, nous avions énormément de questions hier, au début de la commission. Nous en sommes sortis avec tout autant de questions. Il est par exemple indispensable d’entendre le Ministre Borsus (MR), le prédécesseur de l’actuel Ministre de l’agriculture, et de recevoir le 1er rapport de l’afsca qui lui a été transmis. Nous souhaitons poursuivre les travaux rapidement et non pas, comme le souhaite la majorité, et singulièrement les députés MR, attendre septembre. La crise est trop grave pour attendre. Les citoyens s’interrogent et voudraient savoir si le contenu de nos assiettes est sain. Nous aussi. Et nous ferons donc tout pour.

Un dossier suivi par

Jean-Marc Nollet

Jean-Marc Nollet

Député fédéral

Nous sommes arrivés au carrefour de toutes les crises : financière, énergétique, sociale et environnementale. Notre réponse : relancer l’emploi en redéployant notre économie vers le développement durable.

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Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d’ECOLO

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Zakia Khattabi

Zakia Khattabi

Co-présidente d’ECOLO

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Muriel Gerkens

Refuser la mal bouffe imposée par l’agro-alimentaire ou de réparer les dégâts chez nos jeunes à coup d’opérations ?

 

Le nombre de personnes et surtout de jeunes souffrant d’obésité grave est toujours croissant (17,4 % des jeunes de 10 à 20 ans présentent une surcharge pondérale en Communauté française et 6,1 % sont déjà en obésité).

Il en résulte rejet social, image négative de soi et incapacité à se mouvoir, exclusion sociale et isolement.

Les chirurgiens spécialisés en opérations bariatriques demandent l’autorisation d’opérer des mineurs qui vu leur obésité grave ne savent plus bouger ni sortir de chez eux mais ils dénoncent aussi l’hypocrisie, la faiblesse des responsables politiques face à l’industrie agro-alimentaire.

Muriel Gerkens et Anne Dedry ont défendu, contre le lobby agro-alimentaire et la grande distribution, leur proposition de loi visant à labelliser l’étiquetage des aliments (doc 54K1425/001). Un texte de compromis fut adopté le 12 mai 2016 (DOC 54 1124/005) mais depuis le gouvernement n’a toujours pas agi concrètement.
Elles ont aussi déposé, le 15 mars 2017, une proposition de résolution visant à lutter conte l’obésité chez les enfants et les jeunes. (DOC 542373/001).

Elles ont présenté ce texte en commission santé le 28 mars. L’objectif est de faire adopter ces propositions en septembre afin d’aboutir à des politiques cohérentes de prévention et de promotion de la santé ainsi que de traitements et d’accompagnement.

La ministre de la santé se repose sur l’autorégulation du secteur agro-alimentaire mais c’est un leurre. Les enfants et les jeunes restent leurs publics cibles à qui ils proposent sucres, graisses et exhausteurs de goût.

Il y a urgence car s’il est impossible de ne pas assurer traitement et accompagnement des personnes et plus spécifiquement des jeunes, souffrant d’obésité, il est inacceptable de ne pas imposer des normes strictes et de ne pas agir pour interdire les produits trop sucrés, trop gras ainsi que la présence de perturbateurs endocriniens dont on sait qu’ils provoquent diabète, troubles du métabolisme et dès lors obésité.

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Perturbateurs endocriniens : Ecolo regrette le flou et les exemptions qui subsistent

Santé-Environnement

(c) Reporters

La commission européenne soumettait aujourd’hui au vote des Etats européens sa proposition relative à la définition des perturbateurs endocriniens et des critères permettant leur interdiction.

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Par Muriel Gerkens
Publié le 4 juillet 2017

Pour Ecolo, cette proposition est trop faible et fait passer, une nouvelle fois, les intérêts de l’industrie chimique et agro-alimentaire avant la santé des citoyens. En effet, les risques potentiels restent absents du texte voté aujourd’hui, ainsi que les ‘effets cocktail’ qu’il n’est pas prévu d’analyser. Ecolo souligne à cet égard que si 50 millions d’euros seront consacrés à la recherche indépendante, cela reste peu par rapport aux moyens de l’agro-chimie.

« Il reste par ailleurs des exemptions de perturbateurs endocriniens toxiques, en faisant croire que des usages limités ou en faibles quantités seraient moins dangereux. Or, de nombreuses études pointent que ces substances agissent sous le seuil de toxicité. Enfin, la proposition de la Commission ne vise que les pesticides et ne pointe que fort peu les cosmétiques, par exemple, alors qu’on sait qu’ils regorgent de ces produits, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Ecolo rappelle que les perturbateurs endocriniens font partie de ces substances chimiques qui modifient le fonctionnement hormonal et le métabolisme, et qui provoquent notamment stérilité, cancers, hyperactivité, autisme, et diabète. Or, ces perturbateurs sont présents partout : dans les emballages, y compris alimentaires, les vêtements, les pesticides, les produits de nettoyage, les cosmétiques, les produits d’hygiène pour bébés,…

La question de leur définition est cruciale afin de pouvoir les identifier et les interdire efficacement. Le vote européen d’aujourd’hui est dès lors insuffisant pour la santé publique. Pour Ecolo, les avancées obtenues, notamment en ce qui concerne l’engagement de réaliser dans les deux ans une recherche sur les effets des perturbateurs endocriniens, d’évaluer l’efficience des critères adoptés ou encore de laisser les États membres décider d’autoriser ou pas ces substances sur leur territoire, sont réelles mais trop faibles par rapport aux enjeux.

« Sans prise de position forte et définition ambitieuse, il sera extrêmement difficile de diminuer les impacts négatifs de ces substances et ainsi protéger la santé des citoyens. Il est prouvé que ces produits sont dangereux pour la santé, même à faible dose. Et comme ils sont présents partout, les effets cocktails multiplient encore leur impact. Cette main-mise des lobbies sur notre santé et celle de nos enfants est totalement inacceptable ! » s’indigne la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Pour les écologistes, la Belgique doit dès lors urgemment agir pour protéger ses citoyens, ce qu’elle peut déjà faire en soutenant la proposition de loi déposée par Ecolo-Groen visant à lutter contre les perturbateurs endocriniens et à interdire complètement le bisphenol A, une substance désormais reconnue comme toxique et cancérogène. Cette proposition de loi sera prochainement discutée en Commission Santé.

« Il ne peut y avoir de compromis en matière de perturbateurs endocriniens. En nous intoxiquant aujourd’hui, non seulement nous abîmons notre santé mais il est prouvé que les effets de cette toxitité sont transgénérationnels. C’est-à-dire qu’ils peuvent affecter la santé de la personne contaminée mais également celle de sa descendance, et ce jusqu’à 3 générations. On empoisonne donc aussi la santé de nos enfants et celle des enfants de nos enfants ! » conclut Muriel Gerkens.

Santé-Environnement ECOLO engage un médecin spécialisé pour analyser les perturbateurs endocrinien

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© Reporters

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui nous atteignent tous parce qu’on les retrouve dans une multitude de produits de notre vie quotidienne (alimentation, cosmétiques, produits d’entretien, emballages, tissus,…), et qui sont à l’origine de différentes maladies graves (diabète, troubles de l’attention, cancers,…).

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Par Muriel Gerkens, Patrick Dupriez
Publié le 15 juin 2017

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Niveau 3

Malgré cela, depuis dix ans, sous la pression des lobbys de l’industrie chimique et petro-chimique, la Commission Européenne ne fait rien pour interdire ces perturbateurs endocriniens.

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Les écologistes ont donc engagé un médecin spécialisé dans la détection des perturbateurs endocriniens qui viendra analyser une série d’objets de la vie courante en temps réel. Il rendra ses conclusions en direct face à la Commission Européenne, ce lundi 19 juin à partir de 9h. À cette occasion, les écologistes distribueront tracts et pétitions demandant l’interdiction totale des perturbateurs endocriniens.

Rendez-vous sur l’esplanade entre la Commission Européenne et le Conseil de l’Union Européenne.

Attention, toute ressemblance avec des analyses scientifiques déjà existantes est possible mais… purement fortuite.

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SANTE-ENVIRONNEMENT : l’écolab….

Les meilleurs experts pour débattre

L’environnement joue un rôle primordial sur notre santé. Face au poids des intérêts économiques et financiers, nous avons besoin d’un pouvoir politique qui prenne ses responsabilités.

Patrick Dupriez a rencontré le Professeur Bourguignon (Pédiatre et Endocrinologue) pour comprendre quels enjeux se cachent derrière les perturbateurs endocriniens :

Le samedi 24 juin se tiendra à Mons notre Ecolab Santé-Environnement avec des professionnels et des experts reconnus comme :
  • Pr. Jean-Paul Bourguignon – Pédiatre-Endocrinologue (Ulg)
    (interviewé dans la vidéo)
  • Pr. Barbara Demeinex – Endocrinologue (Paris)
  • Dr. Jean Pauluis – Docteur en médecine et Maître de conférences (Ulg)
  • Pr. Jean-François Argacha – Cardiologie (UZ VUB)
Découvrir les autres noms

Santé-Environnement : le couple réconcilié

Ce jour-là, nous vous invitons à débattre de trois problématiques environnementales majeures pour lesquelles nous proposons des solutions :

  1. L’interdiction des perturbateurs endocriniens dans l’entièreté de nos produits de consommation ;
  2. La dépollution atmosphérique, avec une attention toute particulière au dioxyde d’azote et aux particules fines, et enfin ;
  3. Le développement de compétences santé-environnement pour les professions médicales, vétérinaires, agronomiques et sociales.

Notre santé dépend étroitement de notre environnement. De notre capacité à le préserver et à l’améliorer dépend l’avenir des générations futures.

Rendez-vous le 24 juin à Mons pour découvrir et discuter ces propositions.

Détails pratiques

  Ecolab Santé-Environnement, le 24 juin, de 9h à 13h30
  Salle académique de l’Umons, 31 boulevard Dolez, 7000 Mons
  Lévénement facebook

Au programme

Légaliser la distribution de pilules du lendemain dans les centres de planning et sortir l’IVG du code pénal, même combat Ecolo ce jeudi 8 juin 2017 !

 

En séance plénière de ce jeudi 8 juin, Muriel Gerkens, députée fédérale ecolo, demande aux parlementaires de ne pas rejeter les propositions de loi demandant qu’on reconnaisse dans les tâches légales autorisées par les équipes multidisciplinaires des centres de planning, la distribution de pilules du lendemain sans ordonnance et de pilules contraceptives si prescription médicale du médecin du centre.

Il faut prendre en compte les difficultés de certaines femmes et jeunes filles de devoir se rendre en pharmacie pour y accéder et il faut sortir des techniques de traverse que sont les échantillons et les « bons pour une pilule ». il faut une vraie politique de santé publique et que les travailleurs sociaux et prestataires de soins des centres de planning soient reconnus légalement dans leur légitimité.

Ce même jeudi 8 juin à 17h, ecolo participait au rassemblement de défense du droit à l’IVG et y appellera de nouveau à sortir l’IVG du code pénal afin qu’il devienne un droit des femmes à leur santé et à leur libre détermination. ce qui n’est pas encore le cas en Belgique.

Ces deux combats se rejoignent : prévenir, accompagner pour éviter une grossesse non désirée et agir à la réparation si celle-ci survient malgré tout, sans jugement, sans qu’il n’y ait délit mais en étant aux côtés de ces femmes et jeunes filles.

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes debout, foule et plein air

Les Verts appellent à créer des « droits de douane environnementaux » pour les produits US

 

Alors que le gouvernement fédéral a rapidement transmis un communiqué commun, mettant l’accent sur un « appel à l’unité européenne » face au retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, les réactions indignées n’ont pas tardé non plus du côté des entités fédérées et des partis de l’opposition. Une indignation qui ne « suffira pas », selon Ecolo, qui ose parler de décision « littéralement criminelle » dans le chef du remuant président américain. »Les gouvernements européens devront aller plus loin que les condamnations.

Contrebalancer un dumping environnemental

Il n’y a aucune raison de laisser un partenaire politique et économique comme les USA rompre unilatéralement un accord essentiel pour l’avenir de l’humanité sans que cela porte concrètement à conséquences », indique Patrick Dupriez, coprésident des Verts. Les conséquences envisagées du côté des écologistes: une modification des termes d’autres accords, commerciaux, par exemple, de manière à contrebalancer un « dumping environnemental ». « Le non respect de l’accord de Paris sur le climat va créer une distorsion majeure de concurrence entre l’Europe et le continent américain qui justifie de revoir le fonctionnement de l’OMC en donnant primauté à la sauvegarde du climat et à la protection de nos normes sociales et environnementales sur les autres réglementations. Concrètement, si les Etats-Unis de Donald Trump ne respectent plus les règles issues de la COP21, ils devront payer pour accéder au marché européen », précise le député européen Philippe Lamberts.

Sortir des accords de Paris, c’est aussi mépriser les populations les plus vulnérables

Conformément aux possibilités ouvertes par les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce et de l’Union européenne, Ecolo proposera donc d’instaurer des droits de douane environnementaux au niveau européen à l’égard des biens et services importés des Etats-Unis, indique le parti. Le ministre wallon de l’Énergie Christophe Lacroix (PS) a quant à lui estimé que le volte-face de Trump, qui rejette donc les engagements pris par son prédécesseur, équivaut à « faire fi de la responsabilité historique qui a fait la richesse des USA ». « Sortir des accords de Paris, c’est aussi mépriser les populations les plus vulnérables qui subissent les conséquences du changement climatique », alors que les Etats-Unis sont un des plus importants émetteurs de gaz à effet de serre. Son de cloche similaire chez les humanistes du cdH, dont le président Benoît Lutgen parle d’une « décision d’une irresponsabilité historique envers les générations actuelles et futures ». « Elle reflète tristement le cynisme et le manque de vision dont font preuve M. Trump et son Administration depuis leur prise de fonctions », note le parti, qui se dit « révolté » par une décision qui plonge le géant américain dans un « obscurantisme médiocre, aux antipodes de l’Amérique des Lumières ».

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