Santé : Crise des œufs contaminés : comment en est-on arrivé là ?

(C) Reporters

Cela ne vous a sans doute pas échappé : notre pays et ses voisins sont agités par une nouvelle crise alimentaire. Nos œufs sont-ils, oui ou non, contaminés par un insecticide interdit, le Fipronil ? Et si oui, depuis quand ? Sont-ils, oui ou non, dangereux pour notre santé ? Qu’en est-il des produits dérivés qui contiennent des œufs ?
Pour Ecolo, cette nouvelle crise montre que le système de contrôle de la chaîne alimentaire ne fonctionne pas efficacement. Elle montre également toutes les limites du modèle de production alimentaire de masse.

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Par Jean-Marc Nollet, Patrick Dupriez, Zakia Khattabi, Muriel Gerkens
Publié le 10 août 2017

Vous êtes perdus dans la multitude d’informations et de questions (parfois encore sans réponses) qui entourent cette crise des œufs ? Ecolo fait le point de la situation actuelle.

Qu’est-ce que le Fipronil et pourquoi est-il utilisé ?

Le Fipronil est un insecticide utilisé dans l’éradication du pou rouge, interdit dans le secteur alimentaire mais néanmoins utilisé dans diverses solutions de nettoyage. Le Fipronil est par ailleurs un perturbateur endocrinien, c’est-à-dire l’une de ces substances chimiques qui modifient notre fonctionnement hormonal et notre métabolisme,et provoquent des maladies.

Quelle est la ligne du temps de cette crise des œufs contaminés ?

15 mai

Une exploitation belge analyse un échantillon positif au fipronil. Lundi soir, le député européen Bart Staes (Groen) déclarait sur la VRT que « la première contamination au fipronil dans notre pays a déjà été constatée à la mi-mai par une entreprise privée ».

2 juin

Un exploitant de Saint-Nicolas signale à l’Afsca la présence de fipronil dans ses œufs. Les analyses de l’agence fédérale confirment ce signalement. Une enquête judiciaire est lancée.

20 et 24 juillet

L’Afsca informe son ministre de tutelle, le ministre de l’Agriculture Willy Borsus (MR). Celui-ci transmet l’information le même jour à la ministre de la Santé, Maggie De Block (Open VLD). Le Ministre Borsus demande par ailleurs un rapport à l’Afsca. Le dossier est ensuite transmis à son successeur, Denis Ducarme (MR).

7 août

L’Afsca annonce les premiers résultats de ses analyses : « Il n’y pas de danger pour la santé publique. »

8 août

Une contre-expertise demandée par un agriculteur révèle des taux plus de dix fois supérieurs au premier test mené par l’Afsca. Le seuil de sécurité européen est dépassé. L’Afsca publie, sous la pression, les résultats des analyses et les numéros des lots d’oeufs concernés.

9 août

L’Afsca, et les ministres de l’Agriculture et de la Santé sont entendus à la Chambre.

La crise des œufs au Fipronil est-elle derrière nous ?

Rien n’est moins sûr. Ecolo a pu se procurer une facture datant de…mai 2016 indiquant que du Fipronil a été vendu à une exploitation belge, impliquée dans la crise actuelle. Depuis quand le Fipronil est-il utilisé en Belgique ? Qu’est devenu le Fipronil vendu en 2016 ? A ce stade, personne ne peut répondre à ces questions. Qu’en est-il des produits dérivés contenant des œufs (mayonnaise, biscuits, pizzas surgelées,…) ? Nous craignons que la partie cachée de l’iceberg soit bien plus importante, et que des œufs contenant des traces de Fipronil aient été consommés, directement ou indirectement via les produits dérivés.

L’afsca et le Gouvernement fédéral se montrent pourtant rassurant ?

Les discussions d’hier au Parlement ont montré que tant l’afsca que le Gouvernement fédéral considèrent ce dossier comme un autre. Or, il apparaît clairement que le système de contrôle ne fonctionne pas efficacement et que l’afsca n’a pas rempli son rôle correctement. De son côté, le Gouvernement fédéral charge lourdement les Pays-Bas, leur reprochant d’être la cause du manque d’informations à temps, et refuse de transmettre certaines parties du rapport. Cela ne va pas.

Pour Ecolo, c’est le manque de transparence qui crée la peur. La seule solution pour rassurer la population, c’est dans un premier temps de faire toute la transparence dans ce dossier. D’établir exactement ce qui s’est passé, à partir de quand et ce qui se passe peut-être encore, notamment dans les produits dérivés. Dans un second temps, il faut absolument revoir profondément le système, de contrôle mais aussi de production.

Comment sortir de cette crise durablement ?

Pour Ecolo, il y a deux aspects à prendre en considération pour sortir durablement de cette crise, mais également pour éviter des crises futures.

D’une part, il est indispensable de sortir d’un système agro-chimique intensif. En effet, les scandales alimentaires concernent, à chaque fois, les exploitations de grandes tailles et les productions industrielles. Il s’agit à nouveau d’une dérive de la production de masse, de la course à la productivité à tout prix. Souvenons-nous, il n’y a pas si longtemps, de la présence de viande de cheval dans les lasagnes industrielles… un autre scandale, un modèle identique de production massive visant uniquement la rentabilité et le prix le plus bas au détriment de la qualité.

Passer à un modèle agro-écologique, c’est respecter la nature et l’environnement, ainsi que les temps de croissance des animaux d’élevage et leur nourriture. C’est, en conséquence, privilégier la qualité, et respecter notre santé et celle des générations futures. Il est par ailleurs urgent d’interdire l’usage de tous ces produits dits ’perturbateurs endocriniens’, comme l’est le Fipronil. Etant présents partout, y compris dans les produits de la consommation courante, les effets cocktails de ces produits multiplient encore leur impact.

Ensuite, le fonctionnement de l’afsca doit être revu et amélioré. Dans un premier temps, on doit faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé dans cette crise des œufs. On doit aussi s’assurer que l’afsca ne pratique pas de favoritisme vis-à-vis des productions industrielles. C’est en effet une critique et des impressions qui reviennent régulièrement. Enfin, l’afsca doit changer de point de vue sur ses priorités et dépendre directement de la Ministre de la Santé. Actuellement, elle dépend du Ministre de l’Agriculture. Ce n’est pas logique pour une agence fédérale qui doit veiller à la santé et à la sécurité des filières alimentaires.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Une enquête judiciaire est actuellement en cours. De notre côté, nous avions énormément de questions hier, au début de la commission. Nous en sommes sortis avec tout autant de questions. Il est par exemple indispensable d’entendre le Ministre Borsus (MR), le prédécesseur de l’actuel Ministre de l’agriculture, et de recevoir le 1er rapport de l’afsca qui lui a été transmis. Nous souhaitons poursuivre les travaux rapidement et non pas, comme le souhaite la majorité, et singulièrement les députés MR, attendre septembre. La crise est trop grave pour attendre. Les citoyens s’interrogent et voudraient savoir si le contenu de nos assiettes est sain. Nous aussi. Et nous ferons donc tout pour.

Un dossier suivi par

Jean-Marc Nollet

Jean-Marc Nollet

Député fédéral

Nous sommes arrivés au carrefour de toutes les crises : financière, énergétique, sociale et environnementale. Notre réponse : relancer l’emploi en redéployant notre économie vers le développement durable.

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Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d’ECOLO

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Zakia Khattabi

Zakia Khattabi

Co-présidente d’ECOLO

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Muriel Gerkens

Refuser la mal bouffe imposée par l’agro-alimentaire ou de réparer les dégâts chez nos jeunes à coup d’opérations ?

 

Le nombre de personnes et surtout de jeunes souffrant d’obésité grave est toujours croissant (17,4 % des jeunes de 10 à 20 ans présentent une surcharge pondérale en Communauté française et 6,1 % sont déjà en obésité).

Il en résulte rejet social, image négative de soi et incapacité à se mouvoir, exclusion sociale et isolement.

Les chirurgiens spécialisés en opérations bariatriques demandent l’autorisation d’opérer des mineurs qui vu leur obésité grave ne savent plus bouger ni sortir de chez eux mais ils dénoncent aussi l’hypocrisie, la faiblesse des responsables politiques face à l’industrie agro-alimentaire.

Muriel Gerkens et Anne Dedry ont défendu, contre le lobby agro-alimentaire et la grande distribution, leur proposition de loi visant à labelliser l’étiquetage des aliments (doc 54K1425/001). Un texte de compromis fut adopté le 12 mai 2016 (DOC 54 1124/005) mais depuis le gouvernement n’a toujours pas agi concrètement.
Elles ont aussi déposé, le 15 mars 2017, une proposition de résolution visant à lutter conte l’obésité chez les enfants et les jeunes. (DOC 542373/001).

Elles ont présenté ce texte en commission santé le 28 mars. L’objectif est de faire adopter ces propositions en septembre afin d’aboutir à des politiques cohérentes de prévention et de promotion de la santé ainsi que de traitements et d’accompagnement.

La ministre de la santé se repose sur l’autorégulation du secteur agro-alimentaire mais c’est un leurre. Les enfants et les jeunes restent leurs publics cibles à qui ils proposent sucres, graisses et exhausteurs de goût.

Il y a urgence car s’il est impossible de ne pas assurer traitement et accompagnement des personnes et plus spécifiquement des jeunes, souffrant d’obésité, il est inacceptable de ne pas imposer des normes strictes et de ne pas agir pour interdire les produits trop sucrés, trop gras ainsi que la présence de perturbateurs endocriniens dont on sait qu’ils provoquent diabète, troubles du métabolisme et dès lors obésité.

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Perturbateurs endocriniens : Ecolo regrette le flou et les exemptions qui subsistent

Santé-Environnement

(c) Reporters

La commission européenne soumettait aujourd’hui au vote des Etats européens sa proposition relative à la définition des perturbateurs endocriniens et des critères permettant leur interdiction.

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Par Muriel Gerkens
Publié le 4 juillet 2017

Pour Ecolo, cette proposition est trop faible et fait passer, une nouvelle fois, les intérêts de l’industrie chimique et agro-alimentaire avant la santé des citoyens. En effet, les risques potentiels restent absents du texte voté aujourd’hui, ainsi que les ‘effets cocktail’ qu’il n’est pas prévu d’analyser. Ecolo souligne à cet égard que si 50 millions d’euros seront consacrés à la recherche indépendante, cela reste peu par rapport aux moyens de l’agro-chimie.

« Il reste par ailleurs des exemptions de perturbateurs endocriniens toxiques, en faisant croire que des usages limités ou en faibles quantités seraient moins dangereux. Or, de nombreuses études pointent que ces substances agissent sous le seuil de toxicité. Enfin, la proposition de la Commission ne vise que les pesticides et ne pointe que fort peu les cosmétiques, par exemple, alors qu’on sait qu’ils regorgent de ces produits, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Ecolo rappelle que les perturbateurs endocriniens font partie de ces substances chimiques qui modifient le fonctionnement hormonal et le métabolisme, et qui provoquent notamment stérilité, cancers, hyperactivité, autisme, et diabète. Or, ces perturbateurs sont présents partout : dans les emballages, y compris alimentaires, les vêtements, les pesticides, les produits de nettoyage, les cosmétiques, les produits d’hygiène pour bébés,…

La question de leur définition est cruciale afin de pouvoir les identifier et les interdire efficacement. Le vote européen d’aujourd’hui est dès lors insuffisant pour la santé publique. Pour Ecolo, les avancées obtenues, notamment en ce qui concerne l’engagement de réaliser dans les deux ans une recherche sur les effets des perturbateurs endocriniens, d’évaluer l’efficience des critères adoptés ou encore de laisser les États membres décider d’autoriser ou pas ces substances sur leur territoire, sont réelles mais trop faibles par rapport aux enjeux.

« Sans prise de position forte et définition ambitieuse, il sera extrêmement difficile de diminuer les impacts négatifs de ces substances et ainsi protéger la santé des citoyens. Il est prouvé que ces produits sont dangereux pour la santé, même à faible dose. Et comme ils sont présents partout, les effets cocktails multiplient encore leur impact. Cette main-mise des lobbies sur notre santé et celle de nos enfants est totalement inacceptable ! » s’indigne la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Pour les écologistes, la Belgique doit dès lors urgemment agir pour protéger ses citoyens, ce qu’elle peut déjà faire en soutenant la proposition de loi déposée par Ecolo-Groen visant à lutter contre les perturbateurs endocriniens et à interdire complètement le bisphenol A, une substance désormais reconnue comme toxique et cancérogène. Cette proposition de loi sera prochainement discutée en Commission Santé.

« Il ne peut y avoir de compromis en matière de perturbateurs endocriniens. En nous intoxiquant aujourd’hui, non seulement nous abîmons notre santé mais il est prouvé que les effets de cette toxitité sont transgénérationnels. C’est-à-dire qu’ils peuvent affecter la santé de la personne contaminée mais également celle de sa descendance, et ce jusqu’à 3 générations. On empoisonne donc aussi la santé de nos enfants et celle des enfants de nos enfants ! » conclut Muriel Gerkens.

Santé-Environnement ECOLO engage un médecin spécialisé pour analyser les perturbateurs endocrinien

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© Reporters

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui nous atteignent tous parce qu’on les retrouve dans une multitude de produits de notre vie quotidienne (alimentation, cosmétiques, produits d’entretien, emballages, tissus,…), et qui sont à l’origine de différentes maladies graves (diabète, troubles de l’attention, cancers,…).

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Par Muriel Gerkens, Patrick Dupriez
Publié le 15 juin 2017

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Niveau 3

Malgré cela, depuis dix ans, sous la pression des lobbys de l’industrie chimique et petro-chimique, la Commission Européenne ne fait rien pour interdire ces perturbateurs endocriniens.

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Niveau 4

Les écologistes ont donc engagé un médecin spécialisé dans la détection des perturbateurs endocriniens qui viendra analyser une série d’objets de la vie courante en temps réel. Il rendra ses conclusions en direct face à la Commission Européenne, ce lundi 19 juin à partir de 9h. À cette occasion, les écologistes distribueront tracts et pétitions demandant l’interdiction totale des perturbateurs endocriniens.

Rendez-vous sur l’esplanade entre la Commission Européenne et le Conseil de l’Union Européenne.

Attention, toute ressemblance avec des analyses scientifiques déjà existantes est possible mais… purement fortuite.

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Niveau 5

SANTE-ENVIRONNEMENT : l’écolab….

Les meilleurs experts pour débattre

L’environnement joue un rôle primordial sur notre santé. Face au poids des intérêts économiques et financiers, nous avons besoin d’un pouvoir politique qui prenne ses responsabilités.

Patrick Dupriez a rencontré le Professeur Bourguignon (Pédiatre et Endocrinologue) pour comprendre quels enjeux se cachent derrière les perturbateurs endocriniens :

Le samedi 24 juin se tiendra à Mons notre Ecolab Santé-Environnement avec des professionnels et des experts reconnus comme :
  • Pr. Jean-Paul Bourguignon – Pédiatre-Endocrinologue (Ulg)
    (interviewé dans la vidéo)
  • Pr. Barbara Demeinex – Endocrinologue (Paris)
  • Dr. Jean Pauluis – Docteur en médecine et Maître de conférences (Ulg)
  • Pr. Jean-François Argacha – Cardiologie (UZ VUB)
Découvrir les autres noms

Santé-Environnement : le couple réconcilié

Ce jour-là, nous vous invitons à débattre de trois problématiques environnementales majeures pour lesquelles nous proposons des solutions :

  1. L’interdiction des perturbateurs endocriniens dans l’entièreté de nos produits de consommation ;
  2. La dépollution atmosphérique, avec une attention toute particulière au dioxyde d’azote et aux particules fines, et enfin ;
  3. Le développement de compétences santé-environnement pour les professions médicales, vétérinaires, agronomiques et sociales.

Notre santé dépend étroitement de notre environnement. De notre capacité à le préserver et à l’améliorer dépend l’avenir des générations futures.

Rendez-vous le 24 juin à Mons pour découvrir et discuter ces propositions.

Détails pratiques

  Ecolab Santé-Environnement, le 24 juin, de 9h à 13h30
  Salle académique de l’Umons, 31 boulevard Dolez, 7000 Mons
  Lévénement facebook

Au programme

Légaliser la distribution de pilules du lendemain dans les centres de planning et sortir l’IVG du code pénal, même combat Ecolo ce jeudi 8 juin 2017 !

 

En séance plénière de ce jeudi 8 juin, Muriel Gerkens, députée fédérale ecolo, demande aux parlementaires de ne pas rejeter les propositions de loi demandant qu’on reconnaisse dans les tâches légales autorisées par les équipes multidisciplinaires des centres de planning, la distribution de pilules du lendemain sans ordonnance et de pilules contraceptives si prescription médicale du médecin du centre.

Il faut prendre en compte les difficultés de certaines femmes et jeunes filles de devoir se rendre en pharmacie pour y accéder et il faut sortir des techniques de traverse que sont les échantillons et les « bons pour une pilule ». il faut une vraie politique de santé publique et que les travailleurs sociaux et prestataires de soins des centres de planning soient reconnus légalement dans leur légitimité.

Ce même jeudi 8 juin à 17h, ecolo participait au rassemblement de défense du droit à l’IVG et y appellera de nouveau à sortir l’IVG du code pénal afin qu’il devienne un droit des femmes à leur santé et à leur libre détermination. ce qui n’est pas encore le cas en Belgique.

Ces deux combats se rejoignent : prévenir, accompagner pour éviter une grossesse non désirée et agir à la réparation si celle-ci survient malgré tout, sans jugement, sans qu’il n’y ait délit mais en étant aux côtés de ces femmes et jeunes filles.

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes debout, foule et plein air

Les Verts appellent à créer des « droits de douane environnementaux » pour les produits US

 

Alors que le gouvernement fédéral a rapidement transmis un communiqué commun, mettant l’accent sur un « appel à l’unité européenne » face au retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, les réactions indignées n’ont pas tardé non plus du côté des entités fédérées et des partis de l’opposition. Une indignation qui ne « suffira pas », selon Ecolo, qui ose parler de décision « littéralement criminelle » dans le chef du remuant président américain. »Les gouvernements européens devront aller plus loin que les condamnations.

Contrebalancer un dumping environnemental

Il n’y a aucune raison de laisser un partenaire politique et économique comme les USA rompre unilatéralement un accord essentiel pour l’avenir de l’humanité sans que cela porte concrètement à conséquences », indique Patrick Dupriez, coprésident des Verts. Les conséquences envisagées du côté des écologistes: une modification des termes d’autres accords, commerciaux, par exemple, de manière à contrebalancer un « dumping environnemental ». « Le non respect de l’accord de Paris sur le climat va créer une distorsion majeure de concurrence entre l’Europe et le continent américain qui justifie de revoir le fonctionnement de l’OMC en donnant primauté à la sauvegarde du climat et à la protection de nos normes sociales et environnementales sur les autres réglementations. Concrètement, si les Etats-Unis de Donald Trump ne respectent plus les règles issues de la COP21, ils devront payer pour accéder au marché européen », précise le député européen Philippe Lamberts.

Sortir des accords de Paris, c’est aussi mépriser les populations les plus vulnérables

Conformément aux possibilités ouvertes par les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce et de l’Union européenne, Ecolo proposera donc d’instaurer des droits de douane environnementaux au niveau européen à l’égard des biens et services importés des Etats-Unis, indique le parti. Le ministre wallon de l’Énergie Christophe Lacroix (PS) a quant à lui estimé que le volte-face de Trump, qui rejette donc les engagements pris par son prédécesseur, équivaut à « faire fi de la responsabilité historique qui a fait la richesse des USA ». « Sortir des accords de Paris, c’est aussi mépriser les populations les plus vulnérables qui subissent les conséquences du changement climatique », alors que les Etats-Unis sont un des plus importants émetteurs de gaz à effet de serre. Son de cloche similaire chez les humanistes du cdH, dont le président Benoît Lutgen parle d’une « décision d’une irresponsabilité historique envers les générations actuelles et futures ». « Elle reflète tristement le cynisme et le manque de vision dont font preuve M. Trump et son Administration depuis leur prise de fonctions », note le parti, qui se dit « révolté » par une décision qui plonge le géant américain dans un « obscurantisme médiocre, aux antipodes de l’Amérique des Lumières ».

L’image contient peut-être : dessin

Ecolab #9 Santé-Environnement : le couple réconcilié

(CC) Pablo Ricco

L’environnement joue un rôle primordial sur notre santé. Face au poids des intérêts économiques et financiers, nous avons besoin d’un pouvoir politique qui prenne ses responsabilités. Venez en discuter et écouter nos propositions.


Quand ? Le samedi 24 juin, à 9h15 (accueil et petit déjeuner dès 8h30)
Où ? Salle académique de l’Umons, 31 boulevard Dolez, 7000 Mons En savoir plus

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Par Zakia Khattabi, Muriel Gerkens, Patrick Dupriez
Publié le 24 juin 2017

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Niveau 3

Un récent rapport de la Commission Européenne l’atteste, notre qualité de l’air, particulièrement à Bruxelles, est une des plus médiocres de toute l’Europe. En cause essentiellement, l’extrême densité du transport routier et l’inexistence de mesures politiques pour le limiter et le rendre plus propre.

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Niveau 4

Mais il n’y a pas que l’industrie automobile qui tente d’affaiblir le niveau d’exigence sanitaire, voire même d’en contourner les règles. L’industrie chimique et pétro-chimique exerce en effet une pression gigantesque pour empêcher l’Europe de prendre les mesures, pourtant nécessaires, afin d’interdire la commercialisation de produits contenant des perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens sont ces substances chimiques que l’on retrouve dans une multitude de produits de notre vie quotidienne (cosmétiques, produits d’entretien, tissus, emballages, etc.) ainsi que dans l’alimentation (pesticides), et qui sont à l’origine de différentes maladies (cancers, diabète, stérilité, obésité, diminution du QI, troubles de l’attention).

L’environnement joue donc un rôle primordial sur notre santé ; dès lors face au poids des intérêts économiques et financiers, nous avons besoin d’un pouvoir politique qui prenne ses responsabilités et qui favorise le développement d’alternatives propres afin de réconcilier notre santé avec notre environnement.

À l’occasion de notre 9ème Ecolab, nous vous invitons à venir débattre de trois problématiques environnementales majeures pour lesquelles nous proposons des solutions :

  • L’interdiction des perturbateurs endocriniens dans l’entièreté de nos produits de consommation ;
  • La dépollution atmosphérique, avec une attention toute particulière au dioxyde d’azote et aux particules fines, et enfin ;
  • Le développement de compétences santé-environnement pour les professions médicales, vétérinaires, agronomiques et sociales.

Notre santé dépend étroitement de notre environnement. De notre capacité à le préserver et à l’améliorer dépend l’avenir des générations futures.

Programme de la journée

8H30 : Accueil des participants & petit déjeuner
9H15 : Mot d’introduction
9H25 : Intervention de Michèle Rivasi
9H40 : Présentations des propositions ECOLO & interventions des experts
11H00 : Briefing sur le travail de groupes
11H10 : Réflexion, débat et propositions par groupes, selon des pratiques d’intelligence collectives, avec l’appui des intervenants experts et témoins
12H30 : Conclusions par les Coprésidents d’Ecolo
12H45 : Lunch et interprétations des travaux de groupe par l’équipe d’analyse

Experts & invités du jour

Composition finale à venir très vite.

Les mesures prioritaires

La lutte contre les perturbateurs endocriniens

PDF - 400.7 ko

La dépollution de l’air particulièrement en NO2 et particules fines

PDF - 485.1 ko

Renforcer les capacités d’action de la collectivité

PDF - 513.5 ko

Détails pratiques

Samedi 24 juin 2017, à 9h15
Salle académique de l’Umons, 31 boulevard Dolez, 7000 Mons

En train ou en covoiturant :

> En train : la salle de l’Ecolab est à 1,5km de la gare de Mons.

> Co-voiturez en utilisant notre outils de covoiturage ci-dessous. Plus nous serons nombreux à nous y inscrire, plus il sera facile de trouver une offre ou une demande et plus nous réduirons l’empreinte carbone de l’Ecolab !

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Niveau 5

Un dossier suivi par

Zakia Khattabi

Zakia Khattabi

Co-présidente d’ECOLO

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Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

Je vous invite à visiter mon nouveau site internet www.gerkensmuriel.be

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Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d’ECOLO

Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.

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Niveau 6

La Ministre de la Santé refuse l’accès à la contraception via les centres de planning familial

Ecolo dénonce le refus de la Ministre fédérale de la santé Maggie De Block (Open VLD) de permettre aux centres de planning familial de détenir un stock de réserve et de distribuer la pilule contraceptive ou la pilule du lendemain aux jeunes filles et aux femmes pour qui il est essentiel d’organiser un accompagnement, une aide urgente ou de mise en confiance.

La loi fédérale relative aux professions de la santé stipule en effet que seules les pharmacies peuvent stocker et distribuer des médicaments sauf …9 exceptions. La proposition de loi Ecolo-Groen proposait d’y ajouter cette nouvelle exception.

« Notre proposition de loi a été rejetée ce matin, en commission santé, sous prétexte que ces femmes n’ont qu’à aller en pharmacie, que les pilules ne se distribuent pas comme des bonbons et que la Flandre ne connaît pas ce problème, » commente la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens, à l’origine de cette proposition de loi. « Les centres de planning sont pourtant agréés et disposent d’équipes pluridisciplinaires de qualité pour garantir le suivi de ces femmes. Ce rejet est incompréhensible et irresponsable, » poursuit Muriel Gerkens.

Ecolo souligne également que les pilules du lendemain sont accessibles sur internet, sans aucun accompagnement ni information et constate donc avec dépit qu’internet vaut, aux yeux de la Ministre de la Santé, mieux que les centres de planning.

« Comment comprendre ses motivations? Doit-on y voir une nouvelle fois la main des lobbies pharmaceutiques? Ou des motivations communautaires de la part de la N-VA notamment qui considère que seulement 1 % des femmes de Flandre sont concernées et qu’il est dès lors inutile de changer la loi? Force est en tout cas de constater que les partis de la majorité, y compris le MR, se sont ralliés à ce refus, » ajoute Muriel Gerkens.

Par ailleurs, la ministre a livré un échange de courrier entre la Ministre de la Santé fédérale et le Ministre wallon Maxime Prévot (cdH), où ce dernier prend acte du refus de la Ministre fédérale de modifier la loi et se contente dès lors d’imaginer un système complexe de « bons » donnés par les centres de planning échangeables en pharmacie… ce qui, pour les écologistes, ne résout aucun des problèmes soulevés.

Quant au développement d’un outil tel que le « Pass contraception », la Ministre fédérale, si elle y est favorable, considère que seules les régions sont compétentes. Ecolo dépose donc une proposition de décret au Parlement de Wallonie via Hélène Ryckmans, tout en sachant très bien que l’INAMI aura aussi des prestations à prendre en charge…mais les Verts doivent bien constater que la voie fédérale est définitivement trop négative pour avancer !

 

Rapport intermédiaire de la Commission d’enquête Publifin : Le choix de l’assainissement des pratiques politiques

 
La Commission d’enquête Publifin vient de déposer son rapport intermédiaire. Même si elle poursuivra ses travaux dans les semaines à venir pour éclaircir certaines zones d’ombre qui subsistent, son rapport intermédiaire contient déjà un grand nombre de constats et de recommandations qui constituent à notre sens un fondement solide pour répondre à la gravité du scandale Publifin.

« Au vu du résultat que constitue ce rapport conjoint et du travail sérieux et sans concession dont il témoigne, nous ne pouvons que nous réjouir du forcing des écologistes pour faire toute la lumière sur ce scandale et obtenir une vraie commission d’enquête. Nous avons été les premiers à la demander et nous n’avons jamais transigé sur cette exigence, malgré les réticences initiales du PS et du cdH », commentent les coprésidents d’Ecolo Zakia Khattabi et Patrick Dupriez.

Mettre au jour les pratiques inadmissibles, établir la vérité des faits, distinguer les responsabilités engagées dans l’affaire, aboutir à des recommandations ambitieuses et, plus largement, moderniser la gouvernance publique constituent une priorité politique pour les écologistes. Ecolo, à travers son chef de groupe Stéphane Hazée, s’est ainsi largement investi et a pesé de toute son énergie pour que ce rapport puisse aller le plus loin possible. Aujourd’hui, les Verts se réjouissent que ce document reprenne largement les analyses et propositions contenues dans sa contribution écrite. «Il restera évidemment une série d’autres combats à mener pour aller plus loin dans le rétablissement de la confiance dans la démocratie. Mais nous voulons aujourd’hui saluer le consensus fort auquel a pu aboutir la Commission dans le dossier Publifin, d’autant qu’elle a à présent établi clairement que le système de mandats quasi fictifs et de rémunérations disproportionnées a été mis en place par des représentants des trois partis traditionnels (PS, MR et cdH)», poursuivent les co-présidents d’Ecolo.

Aujourd’hui, la Wallonie fait le choix de l’assainissement des pratiques politiques . Mais encore faut-il que les mots se concrétisent en faits, car la restauration et le retour des vieilles pratiques ne sont jamais loin : « Vous pouvez compter sur la vigilance d’Ecolo et de ses parlementaires. Dans le dossier Publifin comme dans celui du Kazakhgate, et ce malgré les tentatives d’intimidation, nous avons la volonté d’aller jusqu’au bout et plus encore de nous assurer que les intentions soient suivies d’effets. Le passé récent nous a montré que même des textes qui sont votés par un Parlement pouvaient ensuite ne pas être appliqués. La plus grande vigilance reste donc de mise », concluent les Coprésidents d’Ecolo, qui disent espérer que « chacune des formations politiques engagées par ce rapport fera sa part de boulot, mettra en œuvre ces recommandations et fera cesser les doubles jeux ».