Amiante Maggie De Block veut diminuer le financement du fonds amiante. Les Verts s’y opposent et déposent des amendements

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Il y a peu, la justice belge reconnaissait enfin la responsabilité d’Eternit dans les décès provoqués par l’exposition à l’amiante de ses travailleurs et de leur famille. Au même moment, un projet de loi déposé par la Ministre De Block prévoit de diminuer les subventions de l’État et la participation financière des employeurs dans le financement du fonds amiante ! A ce jour, c’est près de 2500 personnes qui ont été indemnisées via le fonds amiante.

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Par Muriel Gerkens, Patrick Dupriez
Publié le 25 avril 2017


Ce projet de loi est examiné aujourd’hui en commission des affaires sociales. Ecolo-Groen y déposera des amendements issus de sa proposition de loi déposée en janvier 2016. Il faut en effet améliorer le Fonds amiante au bénéfice des victimes et non le vider de ses ressources financières.

« C’est avec des victimes de l’amiante que j’ai rédigé la première proposition de loi instituant un fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante en 2004, puis en 2006 », rappelle Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo. « C’est ainsi que l’AFA est entré en fonction le 1er avril 2007, afin d’indemniser les victimes de l’amiante, qu’elles soient professionnelles (salariés et indépendants confondus) ou environnementales. Mais le Gouvernement de l’époque (mêlant socialistes et libéraux) a refusé qu’une victime puisse à la fois s’adresser au Fonds amiante et porter le dossier en justice. Or, c’est la seule manière de faire reconnaître la responsabilité de l’exposition à cette substance si toxique et mortelle », poursuit Muriel Gerkens.

  1. C’est la raison pour laquelle Ecolo-Groen a rédigé une proposition de loi (doc 54K1666/001) en vue d’améliorer le Fonds amiante et qui prévoit de :
    reconnaître les cancers du poumon, du larynx dans les maladies indemnisables lorsqu’il y a présence de fibres d’amiante. Les Verts souhaitent également que les cancers des ovaires ne soient pas écartés, des indices de plus en plus sérieux étant en effet mis en évidence ;
  2. Faciliter l’accès à l’information des victimes de l’amiante et de leur entourage à propos des démarches à effectuer, tant pour leur suivi médical que pour le respect de leurs droits en termes de remboursement et d’indemnisation via la mise en place d’un numéro vert et le financement des associations des victimes de l’amiante ;
  3. Allonger à 50 ans, au lieu de 20 actuellement, la durée entre l’exposition à l’amiante et le moment du diagnostic pour bénéficier des indemnisations. Il faut agir car l’amiante a été interdite en Belgique en 1998 et nous sommes en 2018 : 20 ans plus tard et on sait que vu la période de latence de ces maladies, le nombre de victimes va exploser d’ici 2030 ;
  4. Autoriser le recours en justice contre le responsable de l’exposition, même si le Fonds amiante est intervenu dans la reconnaissance et l’indemnisation. Ce qui est aujourd’hui interdit ;
  5. Permettre que le patient atteint d’une de ces maladies incurables puisse, vu sa faible espérance de vie, disposer de son vivant de 50% en capital de l’indemnisation en réparation qui, sinon, sera versée par mensualité à lui ou à ses survivants ;
  6. Prévoir que l’employeur qui se fait condamner pour dégâts à la santé d’une ou plusieurs personnes (donc pas seulement de ses travailleurs) doive participer au financement du fonds de manière plus importante.

L’amiante est loin de faire partie du passé et, aujourd’hui encore, des personnes sont exposées à l’amiante dissimulé dans de nombreux bâtiments privés et publics. Le nombre de décès liés à cette substance va malheureusement continuer de croître vu la longue période de latence de la maladie la plus grave qui en résulte et qui est toujours incurable, le mésothéliome.

Les derniers chiffres publiés sont sans équivoques :

  1. Le Fonds amiante a reconnu, en 2015, 292 victimes de mésothéliome. En 2014, elles étaient 181. L’augmentation est donc importante : plus de 60% ;
  2. 43 nouvelles personnes atteintes d’asbestose ou maladies assimilées (épaississements pleuraux bilatéraux diffus), également liées à l’amiante, ont également été indemnisées ;
  3. Entre sa création et 2015, le Fonds a indemnisé 2496 personnes atteintes d’une maladie de l’amiante. Or, les rencontres de terrain menées par les écologistes montrent que de nombreuses personnes ignorent l’existence de ce fonds d’indemnisation, surtout parmi les victimes environnementales et les travailleurs indépendants qui y ont pourtant droit ;
  4. Publiée en janvier 2016, une étude réalisée par l’association des démographes de Belgique a mis en évidence que les personnes atteintes d’une maladie de l’amiante perdent 20 années de durée de vie, et que cela restera le cas jusqu’en 2050, moment où les derniers survivants des expositions à l’amiante auront disparu !

L’amiante est un véritable fléau, qui tue lentement mais sûrement et pas qu’en Belgique. Eternit continue aujourd’hui encore à fabriquer des produits à base d’amiante et à les exporter dans les pays en voie de développement où aucune législation de protection n’est encore en vigueur.

« On ne peut accepter cette attitude criminelle de la part du lobby de l’amiante mais on ne peut accepter non plus que le gouvernement belge n’assume pas pleinement ses responsabilités vis-à-vis des familles touchées », conclut Patrick Dupriez, Co-Président d’ECOLO.

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Muriel Gerkens

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Députée fédérale

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Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d’ECOLO

Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.

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Gouvernement Michel : Ecolo-Groen lance 10 défis au gouvernement Michel

C’est devant le 16 rue de la Loi que les députés Ecolo-Groen ont lancé 10 défis au gouvernement fédéral de Charles Michel (MR) ce matin. Le message des Verts est clair : « Notre pays mérite mieux que les querelles et l’immobilisme de ces derniers mois. Nous voulons un Premier Ministre qui dirige, un Gouvernement qui gouverne. Il est encore possible de réaliser des avancées dans de nombreux dossiers, », affirment les écologistes.

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Par Jean-Marc Nollet, Benoit Hellings, Muriel Gerkens, Georges Gilkinet, Gilles Vanden Burre, Marcel Cheron
Publié le 20 avril 2017

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Niveau 3

« Ce Gouvernement allait tout changer. Mais ces derniers temps, rien ne bouge. Nous pensons par exemple au contrôle budgétaire et au soi-disant plan d’investissement. Nous en avons également assez des querelles au sein de la majorité même si une trêve semble aujourd’hui signée. Nous ne voulons pas rester les bras croisés pendant que ce Gouvernement perd un temps précieux. Nous lançons aujourd’hui au gouvernement 10 défis concrets qui pourront alimenter les trois conseils des ministres extraordinaires annoncés. Moyennant un peu de bonne volonté, bien des choses sont encore réalisables. » commentent les chefs de groupe Jean-Marc Nollet et Kristof Calvo qui remarquent déjà que ces conseils des ministres annoncés ne réservent à nouveau aucune place pour les défis climatiques et énergétiques, les grands absents des politiques de ce gouvernement fédéral.

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Niveau 4


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Les 10 défis sont de nature variée, mais ils ont un point en commun : il s’agit de propositions largement soutenues, y compris au sein du Parlement :

Défi n°1 : œuvrer à une plus juste répartition des moyens via une contribution des plus grosses fortunes et une diminution des charges sur le travail d’une part et, d’autre part, une augmentation des allocations sociales les plus basses.

Défi n°2 : soutenir nos PME grâce à une réforme de l’impôt des sociétés. Mieux protéger les indépendants avec notamment l’introduction d’un congé de paternité.

Défi n°3 : arrêter de subventionner les embouteillages en transférant les budgets consacrés aux voitures de société vers un “budget mobilité” accessible à tous les travailleurs. Faire de la SNCB une alternative de qualité.

Défi n°4 : prendre enfin la décision de sortir définitivement de l’énergie nucléaire et assurer le développement des énergies renouvelables dans un pacte énergétique largement soutenu.

Défi n°5 : s’attaquer au burn-out en faisant du “travail faisable” une véritable priorité. Avec le plan tandem d’Ecolo-Groen, il est possible de partager le travail entre jeunes et moins jeunes.

Défi n°6 : rendre la politique plus crédible grâce notamment au décumul des mandats et à une transparence de l’ensemble des fonctions et rémunérations. Impliquer les jeunes en politique en rendant le droit de vote possible dès 16 ans.

Défi n°7 : faire preuve d’une véritable ambition environnementale et améliorer ainsi la santé de tous. Appliquer les recommandations de la commission Dieselgate et interdire le glyphosate dans nos jardins.

Défi n°8 : renforcer le “construire-ensemble” et souligner ce qui nous relie. Mettre immédiatement en place des tests de situation contre les discriminations, favoriser l’inclusion des personnes handicapées et garantir l’accès aux soins de santé pour tous.

Défi n°9 : renforcer la sécurité dans notre pays en favorisant une meilleure collaboration entre les services. Faire de la lutte contre le commerce illégal des armes et le financement du terrorisme une véritable priorité.

Défi n°10 : réaliser un véritable plan d’investissement prioritairement dirigé vers une meilleure mobilité, les énergies renouvelables et l’économie digitale. Mobiliser l’épargne disponible et faire du plus grand nombre de concitoyens les actionnaires de cet ambitieux projet d’avenir. Garder le contrôle de Belfius pour stimuler l’économie réelle et locale.

#auboulot !

« Nous ne pouvons nous satisfaire d’un gouvernement en affaires courantes jusqu’aux prochaines élections. Nos concitoyens ont droit à un Gouvernement qui offre des solutions et des perspectives. Lorsqu’un Gouvernement cesse de gouverner, il perd sa raison d’être. » déclare Jean-Marc Nollet, Chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre.

Aujourd’hui, Ecolo-Groen invite tout le monde à formuler, via les réseaux sociaux un défi supplémentaire à destination du Gouvernement Michel. Via #auboulot et #aandeslag, chacun(e) peut ainsi faire savoir ce qui selon lui/elle doit encore être réalisé avant les prochaines élections.

A l’occasion des questions d’actualité à la Chambre, Ecolo-Groen invitera le Premier Ministre à relever ces 10 défis. « Nous continuerons d’insister. Notre pays mérite mieux. La Belgique a de nombreux atouts pour figurer en haut des classements. Nous sommes déterminés à contribuer à un nouvel élan et à de nouvelles perspectives, même depuis l’opposition. » conclut Jean-Marc Nollet.

> LA déception d’Ecolo-Groen : le plan national d’investissement

L’exemple par excellence de l’immobilisme total de ce Gouvernement fédéral est le plan national d’investissement. Ecolo-Groen s’est montré enthousiaste et constructif lors de l’annonce de son arrivée, en octobre 2016. 6 mois plus tard, peu voire aucune des intentions n’y sont concrétisées. Les 30 milliards d’investissement annoncés ne sont que du recyclage d’anciennes mesures, sans aucune vision globale.

Entre-temps, Ecolo-Groen a pris les devants avec Be.Invest, par lequel le groupe a rassemblé entrepreneurs, syndicats, académiciens et experts autour de la réalisation d’un plan national d’investissement. C’est ce dont la Belgique a besoin maintenant : des hommes/femmes politiques qui collaborent à un projet d’avenir.

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Jean-Marc Nollet

Jean-Marc Nollet

Député fédéral

Nous sommes arrivés au carrefour de toutes les crises : financière, énergétique, sociale et environnementale. Notre réponse : relancer l’emploi en redéployant notre économie vers le développement durable.

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Benoit Hellings

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Député fédéral

Benoit Hellings est né à Oupeye le 7 juillet 1978.
36 ans | Deputé fédéral élu dans la circonscription de Bruxelles | Cycliste quotidien | Ancien Président du Port de Bruxelles | Ancien Sénateur | Ecologeek

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Muriel Gerkens

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Députée fédérale

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Georges Gilkinet

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Gilles Vanden Burre

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Marcel Cheron

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Ecolo veut réglementer la production, la vente et l’usage du cannabis

Photo (CC) Flickr Don Goofy

Ecolo a récemment déposé une proposition de loi visant à réglementer la production, la vente et l’usage du cannabis. Les écologistes constatent en effet que l’interdiction n’a pas permis de diminuer la consommation et que sa non réglementation continue d’alimenter un commerce illégal et très rentable. « Bien loin d’en faire une quelconque promotion, le but recherché est de mieux contrôler sa distribution et de sa production pour ne pas laisser ce marché aux mains d’une criminalité mafieuse, » explique la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens, à l’origine de cette proposition de loi.

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L’objectif premier de cette proposition est avant tout de protéger la santé des consommateurs, en créant un contexte qui permet à la fois de maîtriser les produits disponibles sur le terrain, et d’orienter les usagers vers la non consommation.

« Consommer du cannabis n’est pas anodin. Il faut pouvoir en parler, comme on le fait pour l’alcool et le tabac. Or, le cannabis, en n’étant pas réglementé, reste tabou. Il reste donc difficile d’aborder sa consommation, problématique ou non, ou l’assuétude qu’elle provoque. Réglementer permettra d’en discuter sainement et de trouver des solutions. Cela permettra en outre de prévoir un usage thérapeutique éventuel, qui semble porter ses fruits dans certaines situations particulières, » conclut Muriel Gerkens.

Réécouter Muriel Gerkens dans le Forum de Midi sur La Première – RTBF

Amiante : Quand la Ministre de la Santé se fait à nouveau Ministre du Budget

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Par Muriel Gerkens
Publié le 31 mars 2017

Le fonds d’indemnisation des victimes de l’Amiante aura 10 ans ce 1er avril


Il y a 3 jours à peine, la justice belge reconnaissait à nouveau, en appel, la responsabilité d’Eternit dans les décès provoqués par l’exposition à l’amiante de ses travailleurs et de leur famille. Au même moment, un projet de loi déposé par la Ministre De Block (Open Vld) prévoit de diminuer les subventions de l’État et la participation financière des employeurs dans le financement du fonds amiante. Pour les écologistes, la Ministre De Block endosse une nouvelle fois son costume de ’Ministre du Budget’ plutôt que de ’Ministre de la Santé’, ce qui est pourtant de sa responsabilité. « Ce Gouvernement fédéral justifie ce projet en disant qu’il y a une réserve non utilisée de 80 millions. Mais les cancers du poumon provoqués par l’amiante ne sont toujours pas indemnisés, alors que 350 à 700 personnes sont concernées chaque année. On sait pourtant que l’issue de ces cancers est malheureusement similaire à celle des mésothéliomes. Quel scandale de refuser de les indemniser pour des raisons budgétaires et d’en profiter pour diminuer le financement de ce fonds ! » s’indigne la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

Ecolo-Groen remettra donc sur la table sa proposition de loi visant à améliorer le fonds amiante et exigera qu’elle soit jointe au projet de loi de la Ministre De Block pour que la prise en charge des victimes de l’amiante soit enfin efficace et responsable. L’un des objectifs de la proposition des écologistes est que les victimes puissent à la fois s’adresser au Fonds amiante et porter le dossier en justice. C’est en effet impossible actuellement, alors c’est la seule manière de faire reconnaître la responsabilité de l’exposition à cette substance toxique et mortelle.

La proposition de loi déposée par Ecolo-Groen (doc 54K1666/001) en vue d’améliorer le Fonds amiante prévoit de :

  • reconnaître les cancers du poumon, du larynx dans les maladies indemnisables lorsqu’il y a présence de fibres d’amiante. Les Verts souhaitent également que les cancers des ovaires ne soient pas écartés, des indices de plus en plus sérieux étant en effet mis en évidence ;
  • Faciliter l’accès à l’information des victimes de l’amiante et de leur entourage à propos des démarches à effectuer, tant pour leur suivi médical que pour le respect de leurs droits en termes de remboursement et d’indemnisation via la mise en place d’un numéro vert et le financement des associations des victimes de l’amiante ;
  • Allonger à 50 ans, au lieu de 20 actuellement, la durée entre l’exposition à l’amiante et le moment du diagnostic pour bénéficier des indemnisations. Il faut agir car l’amiante a été interdit en Belgique en 1998 et nous sommes en 2018 : 20 ans plus tard et on sait que vu la période de latence de ces maladies, le nombre de victimes va exploser d’ici 2030 ;
  • Autoriser le recours en justice contre le responsable de l’exposition, même si le Fonds amiante est intervenu dans la reconnaissance et l’indemnisation. Ce qui est aujourd’hui interdit ;
  • Permettre que le patient atteint d’une de ces maladies incurables puisse, vu sa faible espérance de vie, disposer de son vivant de 50% en capital de l’indemnisation en réparation qui, sinon, sera versée par mensualité à lui ou à ses survivants ;
  • Prévoir que l’employeur qui se fait condamner pour dégâts à la santé d’une ou plusieurs personnes (donc pas seulement ses travailleurs) doive participer au financement du fonds de manière plus importante.

« L’amiante est loin de faire partie du passé et, aujourd’hui encore, des personnes sont exposées à l’amiante dissimulé dans de nombreux bâtiments privés et publics. Le nombre de décès lié à cette substance va malheureusement continuer de croître vu la longue période de latence de la maladie la plus grave qui en résulte et qui est toujours incurable, le mésothéliome. Le Gouvernement fédéral, et la Ministre de la Santé en particulier, doivent assumer pleinement leurs responsabilités vis-à-vis des familles touchées, ce qui est possible en intégrant la proposition de loi d’Ecolo-Groen relative au fonds amiante, » conclut Muriel Gerkens

Accord du Gouvernement sur la réintégration des travailleurs malades : La majorité fédérale s’attaque à nouveau aux plus fragiles!

Après les jeunes bénéficiaires d’allocations d’insertion, après les travailleurs – souvent des travailleuses – à temps partiel privés de complément d’allocation, après les pensionnés et l’ensemble des allocataires victimes du saut d’index et de plus de 3 milliards de coupes budgétaires linéaires dans la sécurité sociale depuis le début de la législature, le Gouvernement fédéral s’attaque à présent aux malades de longue durée. Pour les écologistes, l’accord intervenu en Gouvernement ce vendredi sur « la réintégration des malades de longue durée » n’est qu’une nouvelle preuve de la volonté de la majorité libérale nationaliste de mettre à mal notre système de solidarité et de faire payer aux plus fragiles les conséquences de ses mauvais choix budgétaires.

« La décision prise par la majorité fédérale n’a d’autre visée que budgétaire, quoi qu’elle essaie maladroitement de la masquer sous des objectifs positifs de réintégration des malades sur le marché du travail. Une nouvelle fois, la majorité fédérale montre son caractère inhumain et s’attaque aux plus faibles, en prévoyant un régime de sanction drastique pour les malades de longue durée qui ne pourraient suivre le parcours de réintégration, sans prévoir un niveau équivalent de responsabilisation de leurs employeurs », dénonce Muriel Gerkens, présidente de la Commission Santé de la Chambre.

Comme souvent la majorité fédérale fait l’impasse sur l’origine de problèmes, l’augmentation du nombre de malades de longue durée, conséquence de la dégradation des conditions de travail, du recul de l’âge de la pension et de la suppression des possibilités de crédit-temps, pour faire porter sur les allocataires eux-mêmes, en l’occurrence, les malades de longue durée le poids de ses objectifs budgétaires.

« Nous reconnaissons que, dans certaines situations particulières et avec l’accord du travailleur, la reprise du travail d’un malade de longue durée se justifie et peut même dans certains situations lui être bénéfique. Le problème est ici d’en généraliser le principe et de prévoir des régimes de sanction qui, inévitablement, vont prolonger dans l’abîme des travailleuses ou des travailleurs déjà fragilisés. Ce faisant, la majorité fédérale s’exonère de toute responsabilité par rapport à l’explosion du nombre de malades et entretient son mythe préféré du malade profiteur. C’est tout bonnement inique, mais, malheureusement, dans la lignée de ses décisions antérieures en matière de sécurité sociale. Dans le cadre du débat parlementaire sur cette mesure qu’ils combattront, les écologistes mettront sur la table des alternatives en vue d’une approche constructive et respectueuse des travailleurs malades », conclut Muriel Gerkens.

Georges GILKINET et Muriel Gerkens
Député fédéral ECOLO
Groupe ECOLO-Groen

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Une examen d’entrée aux études de médecine ? Ecolo votera contre demain, et voici pourquoi !

Nouvelle étape dans la saga des études de médecine et de dentisterie : le Ministre de l’Enseignement Supérieur jean-Claude Marcourt (PS) propose désormais l’organisation d’un examen d’entrée. Son projet de décret sera soumis au vote des députés de la Fédération Wallonie Bruxelles ce mercredi 29 mars. Ecolo s’opposera à ce nouveau contingentement. Pour les Verts, cette limitation ne résoudra en effet rien et renforcera l’inégalité dans l’accès aux études.

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Par Barbara Trachte, Muriel Gerkens, Philippe Henry
Publié le 28 mars 2017

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Niveau 3

Les députés Ecolo Muriel Gerkens, pour le niveau fédéral, et Philippe Henry, pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, développent ce sujet crucial dans une courte vidéo éclairante, diffusée ce mardi sur les réseaux sociaux :

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Les écologistes s’opposent depuis toujours au contingentement des études médicales. A la tête de la Fédération des Etudiants Francophones il y a 22 ans, Philippe Henry, actuel député Ecolo à la Fédération Wallonie-Bruxelles, était déjà contre. Sa position n’a pas changé depuis lors. « Rien ne prouve en effet que limiter le nombre de médecins et de dentistes permet de contenir les dépenses en soins de santé, » explique-t-il. « L’évolution du métier, des technologies et l’allongement de la vie ont modifié les besoins en offre de soins. Les pénurie de médecins, tant généralistes que spécialistes, un peu partout dans le pays prouvent en outre aujourd’hui que les différentes formes de contingentement sont non seulement inefficaces mais contre productives, » ajoute-t-il.

Cet avis est partagé par de nombreuses associations et organisations, telles la Fédération des Étudiants Francophones, des maisons médicales, Médecins du Monde, la fédération hospitalière Santhea, Solidaris, la FGTB ou encore la CNE. Elles ont d’ailleurs lancé aujourd’hui un appel à ’reconsidérer la politique de planification de l’offre médicale’.

Ecolo s’opposera demain à la mise en place d’un examen d’entrée aux études de médecine et de dentisterie, et rappelle que des alternatives sont pourtant possibles en vue de trouver une solution durable, tant pour les professionnels que pour les (futurs) étudiants. D’une part, les écologistes proposent d’évaluer l’offre et la répartition existante réelle, par bassins de soins, afin d’identifier les besoins non couverts et ainsi organiser efficacement les installations des futurs médecins. D’autre part, les études et la formation des professionnels de la santé doivent être revus en profondeur et tendre vers une ’école de la santé’, pour permettre une approche globale, pluridisciplinaire, l’apprentissage du travail en équipe et de nombreuses passerelles entre les différentes formations.

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> « Etudiants en médecine et quotas Inami : des soins de qualité nécessitent le respect des futurs médecins »

> Notre proposition de réforme des études de la santé (FWB)

> Notre proposition pour remplacer le système des quotas INAMI (La Chambre)

Amiante et Round Up : ne plus commettre les mêmes erreurs

Santé

Photo Flickr (cc)

La cour d’appel de Bruxelles vient de rendre son verdict sur l’affaire qui oppose une famille victime de l’amiante à la société Eternit et confirme la condamnation de cette dernière. Ecolo relève d’inquiétantes similitudes entre l’attitude des autorités d’hier par rapport à la dangerosité de l’amiante et de celles d’aujourd’hui par rapport au glyphosate, et appelle une nouvelle fois le Gouvernement fédéral à appliquer le principe de précaution.

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Par Patrick Dupriez, Muriel Gerkens
Publié le 28 mars 2017

 
Ecolo rappelle que les effets mortels de l’amiante ont été cachés pendant de très nombreuses années par les entreprises productrices, et que l’État n’a assumé ses responsabilités qu’à partir de 1998 en interdisant l’amiante et de 2007 en mettant en vigueur le fonds d’indemnisation des victimes. Ecolo relève d’inquiétantes similitudes entre l’attitude des autorités d’hier par rapport à la dangerosité de l’amiante et de celles d’aujourd’hui par rapport au glyphosate. Il règne en effet un climat d’opacité autour de ces substances : études peu transparentes, conflits d’intérêts potentiels chez certains chercheurs, organisation de messages, par les producteurs de pesticides et herbicides, faussement scientifiques visant à démontrer la non dangerosité de leurs produits,…

« Le déni dans lequel s’enfonce entre autres le Ministre MR de l’Agriculture Willy Borsus me rappelle très désagréablement l’aveuglement similaire relatif à l’amiante, » s’inquiète la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens. « Nous n’avons interdit l’amiante que fin des années 90, le fonds d’indemnisation des victimes n’est en entré en vigueur qu’en 2007 et nous savons qu’entre 2010 et 2020, ce seront plus de 10.000 personnes qui souffriront et mourront de cancers provoqués par l’amiante. Appuyons-nous sur les erreurs du passé pour ne plus les reproduire. La santé des hommes, des femmes et des enfants doit primer sur les intérêts des lobbies et de l’industrie agro-alimentaire, » poursuit Muriel Gerkens.

L’écologiste rappelle à cet égard la proposition de loi d’Ecolo-Groen visant à améliorer le Fonds amiante, notamment en termes de maladies reconnues comme étant liées à l’amiante, d’accès à l’information pour les victimes et leur entourage, ou encore l’autorisation de recours en justice contre le responsable de l’exposition même lorsque le Fonds est intervenu.

Pour Ecolo, qu’il s’agisse d’amiante hier, ou de glyphosate aujourd’hui, c’est évident : la santé des citoyens doit être LA priorité. Et le principe de précaution doit donc s’appliquer. Les responsables politiques doivent impérativement (re)trouver le courage de résister aux puissants lobbies financiers et agir fermement pour protéger la santé des citoyens, et singulièrement des enfants.

« Des alternatives à l’herbicide Roundup existent. Elles nécessitent d’en revenir aux principes agronomiques fondamentaux. Proposer un futur désirable, c’est aussi soutenir et promouvoir une agriculture respectueuse de la biodiversité, de l’environnement et de la santé des agriculteurs comme des citoyens. Pour le glyphosate, comme pour l’amiante il y a quelques années, il est temps de sortir de cet aveuglement, sous peine de reproduire les mêmes erreurs, au détriment de la santé de milliers de belges et de dégâts irréversibles dans notre environnement, » conclut le coprésident d’Ecolo Patrick Dupriez.

Ce 21 mars, audition à la commission Santé de la Chambre sur la reconnaissance de l’Ostéopathie.

 

La Ministre de la Santé persiste à vouloir les garder en dehors de sa réflexion globale de réforme des professions de la santé et les soumettre à un passage préalable chez un médecin prescripteur. Or, les évaluations scientifiques de plus en plus nombreuses créent un consensus quant à l’efficacité de l’ostéopathie pour les problèmes neuro-musculo-squelettiques de la nuque et du dos. Il est constaté une diminution des opérations chirurgicales et de la prise de médicaments anti-douleur. En s’obstinant à laisser les ostéopathes dans la catégorie des activités non conventionnelles, Maggie De Block refuse de les considérer comme des professionnels de la santé à part entière. Les écologistes soulignent que cette position empêche, de manière paradoxale, de garantir la qualité des formations et des prestations vis-à-vis des patients puisque sans critères partagés de qualité, les risques d’éventuels « charlatans » subsistent avec des conséquences néfastes pour les patients et pour la profession dans son ensemble

Traitement des dossiers des personnes handicapées : Ecolo reste extrêmement vigilant

Photo (CC) Flickr Afri

Malgré les avancées obtenues dans le traitement des dossiers des personnes handicapées, Ecolo constate que les problèmes sont encore nombreux : les contrats conclus pour le choix des logiciels sont inquiétants et posent des questions de conflits d’intérêts potentiels, et les engagement de la nouvelle secrétaire d’État N-VA restent flous.

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Par Muriel Gerkens
Publié le 17 mars 2017

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Niveau 3

Les travailleurs du SPF Personnes handicapées ont manifesté ce mardi 14 mars devant le bâtiment de leur administration. La raison en est l’absence de réponse à leurs demandes d’amélioration du système informatique de traitement des dossiers et de renforcement des équipes de fonctionnaires.

Ecolo interpelle les secrétaires d’État N-VA Elke Sleurs, puis sa remplaçante Zuhal Demir, depuis septembre 2016. Malheureusement, les réponses de la nouvelle secrétaire d’Etat, Z. Demir (N-VA), en séance plénière de la Chambre le jeudi 9 mars sont encore loin d’être suffisamment claires et engageantes.

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Niveau 4

Mis sous pression, le directeur général de l’administration des Personnes Handicapées, André Gubbels, a enfin annoncé quelques avancées positives aux travailleurs ce mercredi 15 mars, notamment concernant le retour à l’ancien système informatique TETRA pour le 6 avril. Rappelons que c’est ce système qui avait permis le paiement des allocations de janvier et de février vu les bugs du nouveau logiciel. Malheureusement, les dossiers des personnes qui ont connu des changements depuis décembre 2016, sont toujours en rade ! Cela étant, ce retour annoncé à TETRA ne sera que provisoire et aucune certitude quant à l’implication ou non des travailleurs experts dans le processus, ni sur les échéances pour ré-installer le nouveau système CURAM. Les experts ICT du service Personnes Handicapées sont unanimes pour dire qu’il ne faut jamais y revenir car il ne convient pas pour ce type de service. Les écoutera-t-on cette fois ?

Le directeur général a également annoncé que 29 nouveaux agents viendront renforcer les troupes en plus des 10 agents déjà prévus par l’ex-Secrétaire d’Etat E. Sleurs.

Pour la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens, « ces annonces démontrent, si elles sont respectées, que la persévérance des travailleurs de cette administration pourrait enfin porter ses fruits. Il a fallu qu’ils se fassent violence via une grève des appels téléphoniques depuis janvier pour que leur direction et la secrétaire d’Etat réagissent ! Cela montre aussi l’utilité des relais parlementaires dans ce genre de combat, qui n’est cependant pas terminé, notamment quant au suivi de certains dossiers qui restent non traités à ce jour. »

Enfin, Ecolo souligne que ce qui s’est passé avec le nouveau logiciel inadapté témoigne d’une gouvernance déplorable du service et s’inquiète de potentiels conflits d’intérêt liés aux choix posés pour le nouveau système informatique et les nouveaux logiciels.

« Les dysfonctionnements étaient connus à partir d’expériences négatives dans d’autres pays. On constate des imbrications et des zones d’ombres au niveau des prestataires informatiques externes. Je vais donc interroger prochainement la nouvelle Secrétaire d’État sur ces éléments précis, ainsi que sur les montants exacts des coûts prévus et réels. Enfin, je souhaite également l’entendre sur les termes des cahiers des charges, ainsi que les procédures mises en places pour en faire respecter les termes. Il est plus que temps que toute cette pagaille cesse, les personnes handicapées et leur entourage ne peuvent plus rester ainsi démunies face à une administration à laquelle on ne donne pas des moyens efficaces pour fonctionner correctement, » conclut Muriel Gerkens.

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Niveau 5

Un dossier suivi par

Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

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Manifestation du non-marchand : ce qui ne se vend pas a aussi de la valeur !

Les élu(e)s et militant(e)s écologistes seront en ce jour de début de printemps dans les rues de Bruxelles aux côtés des travailleuses et travailleurs du secteur non-marchand. Ceux-ci rencontrent par leur travail des besoins sociaux essentiels dans les soins de santé, l’accueil des enfants et des aînés, la culture, l’éducation permanente ou la jeunesse. Ecolo soutient leur demande de nouveaux moyens pour améliorer leur qualité de travail et le service à la population.

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Par Patrick Dupriez, Zakia Khattabi, Georges Gilkinet, Muriel Gerkens, Matthieu Daele, Alain Maron, Barbara Trachte
Publié le 21 mars 2017

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Niveau 3

« La politique d’austérité menée par le Gouvernement fédéral touche de façon frontale les plus fragiles, enfants, aîné(e)s, femmes, travailleurs à temps partiel, mais aussi toutes celles et ceux qui s’en occupent et tentent d’améliorer leur quotidien. On ne peut pas presser le citron à l’infini et espérer qu’il puisse encore donner du jus. Le cri d’alarme d’aujourd’hui est celui de travailleuses et de travailleurs qui méritent d’être entendus », expliquent Zakia Khattabi et Patrick Dupriez, Coprésidents d’ECOLO.

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Niveau 4

Les économies du Gouvernement et les mesures qu’il a décidées depuis le début de la législature impactent très lourdement des milliers de travailleurs et les dizaines de milliers de personnes qui bénéficient de leur service, ne serait-ce que par la non-indexation des subventions, la disparition du crédit-temps ou les mesures prises en matière de soins de santé. Pour Ecolo, il est plus que temps de mettre un terme à cette spirale infernale et d’accorder au secteur non-marchand les moyens qu’il mérite.

« Et au-delà des moyens au secteur, c’est sur les conditions de travail qu’il faut agir. Consacrer sa carrière professionnelle au service des autres, c’est gratifiant, mais aussi épuisant, d’une point de vue physique ou mental. Cela justifie des mesures spécifiques pour alléger la fin de carrière, comme le Plan Tandem, mis en place sous l’impulsion d’Ecolo dans les années 2000, pour permettre aux travailleurs âgés de lever le pied, grâce au crédit-temps, et de céder, petit à petit, la place à des travailleurs plus jeunes qui bénéficieraient de leur tutorat. Ecolo plaide également pour la mise en place d’une semaine de quatre jours. Il faut mettre l’innovation sociale au service de ces travailleurs, qui le méritent largement, plutôt que leur faire subir une austérité qui ne mène que dans une impasse économique et sociale », concluent les Coprésidents d’ECOLO.