Mon intervention, ce jeudi 08 décembre en séance plénière de la Chambre

Garantir aux patients d’avoir un médecin qu’il comprendra et qui lui parlera dans sa langue, ne serait pas une garantie exigeable de bonne pratique médicale, selon la ministre de la santé !

Maggie De Block est prête à tous les arguments pour préserver le système actuel ringard et vexatoire des quotas Inami mais au détriment d’un accès à des soins de qualité.

 

Depuis des mois, en commission santé de la chambre, nous essayons de croiser les chiffres relatifs au nombre de médecins

- agréés

- actifs à temps plein ou temps partiel

- jeunes ou proches de la retraite

- en fonction de leur implantation professionnelle

- belges ou étrangers, européens ou non européens

Nous essayons ainsi, avec nos accords et désaccords, d’évaluer les besoins en offres de soins qu’il va falloir rencontrer pour assurer l’accès à des soins de santé de qualité à toutes et tous.

Car, c’est bien cela l’objectif poursuivi, N’est ce pas ?

En tout cas, pour ecolo et groen, notre objectif est celui là. Ce n’est pas de respecter des statistiques par amour des chiffres.

Un autre objectif est de respecter les droits des patients en leur assurant des soignants qui les comprennent et leur parlent dans leur langue.

Enfin, il s’agit de ne pas discriminer les jeunes qui vivent en Belgique, qui font ou veulent faire leurs études de médecine et pratiquer en Belgique face à d’autres ayant étudié à l’étranger et / ou qui iront travailler à l’étranger avec des numeros inami belge.

En juin 2016, sur base des estimations de la commission de planification, il ressortait en outre, que 250 à 300 étudiants flamands, 200 à 250 étudiants francophones iront faire leurs études de médecine à l’étranger et reviendront pratiquer en recevant un numéro inami, détournant ainsi le mécanisme actuel ringard et vexatoire des quotas.

Madame la ministre, nous avons déjà abordé maintes fois, ce problème.

Vos réponses sont toujours les mêmes :

il n’y a rien à faire au niveau européen vu la libre circulation des travailleurs. Un médecin formé dans un autre pays de l’UE a donc le même droit d’exercice en Belgique et un numero inami lui sera donné.

Vous ajoutez aujourd’hui que la constitution prévoit le libre usage des langues entre deux individus !

Vous n’arrêtez pas de vous référer aux preuves scientifiques, aux « evidence base medecine » (EBM),  pour nous imposer des organisations de soins, pour refuser la reconnaissance de certains praticiens en soins de santé, pour imposer des trajets de soins aux personnes malades

et aujourd’hui, vous nous dites que vous continuerez à empêcher de jeunes belges ou résidents en Belgique, francophones ou flamands, de devenir médecins, que vous continuerez de permettre à des médecins formés ailleurs de recevoir les autorisations de prester à leur place, considérant que comprendre ce que dit un patient et qu’ être compris par son patient ne constituent pas un déterminant de première importance dans la qualité de la relation thérapeutique ?

Tout le système de répartition des numeros inami est à revoir.

Il faut ré-inventer la régulation de l’offre de soins sur d’autres principes que l’outil inapproprié et vexatoire des quotas inami.

Ecolo-Groen a déposé une résolution à cette fin en début de législature et nous attendons de vous d’ouvrir les portes de la vraie réflexion autour du véritable objectif de santé publique et pas de la mesquineri

 

Muriel Gerkens, en séance plénière du 8 décembre 2016

 

Les politiques du Gouvernement fédéral continuent d’affaiblir les personnes handicapées

Photo (CC) Flickr

La commission des affaires sociales a examiné aujourd’hui la note de politique et le budget des politiques en faveur des personnes handicapées pour 2017. Pour Ecolo, les mesures et les politiques menées par la Secrétaire d’Etat à la Lutte contre la pauvreté, à l’Egalité des chances, aux Personnes handicapées, Elke Sleurs (N-VA) affaiblissent progressivement les personnes handicapées et leur famille. « Le 3 décembre, ce sera la Journée Internationale des personnes handicapées. Le Gouvernement fédéral devrait se saisir de cette occasion et leur présenter des excuses ! Le SPF Personnes handicapées ne se montre pas du tout à la hauteur des enjeux, » s’indigne la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

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Par Muriel Gerkens
Publié le 30 novembre 2016

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Niveau 3

La Belgique a en effet ratifié et intégré dans ses lois l’inclusion des personnes handicapées. Or, dans les faits :

- les allocations pour personnes handicapées sont pour 40 % d’entre elles, inférieures au seuil de pauvreté ;

- les personnes handicapées qui veulent vivre à 2 perdent une partie de leurs allocations d’intégration, malgré les promesses répétées de supprimer ce qu’on appelle ’le prix de l’amour’ et malgré les propositions de loi Ecolo-Groen déposées depuis 2008 ; « Mme Sleurs a avoué aujourd’hui en commission que l’individualisation de l’allocation d’intégration représentait 13 % du budget et qu’elle n’avait dès lors pas le soutien des autres membres du gouvernement pour concrétiser la mesure… Le ’prix de l’amour’ va donc subsister ! » ajoute Muriel Gerkens.

- les personnes handicapées sont les deuxièmes victimes de discrimination relevées par UNIA (le centre fédéral d’égalité des chances et de lutte contre les discriminations) pour leurs difficultés d’accéder à l’emploi, à un crédit, à un logement, aux moyens de transport,…

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Niveau 4

« Les projets 2017 de la Secrétaire d’état sont d’une faiblesse consternante. Rien dans sa note de politique ne témoigne d’un réel souci de réorganiser son administration et de forcer la direction de celle-ci à assumer ses responsabilités. Rappelons également que la direction a choisi de remplacer certains membres de son personnel par un outil informatique de contact, pour ’simplifier les procédures de demandes d’allocations’. Dans la pratique, le SPF Personnes handicapées est depuis lors injoignable : les appels téléphoniques n’aboutissent plus, l’envoi d’e-mail est impossible et le formulaire de contact est trop rigide pour pouvoir correspondre aux réalités des personnes concernées… Ce Gouvernement continue dans sa logique d’exclusion des plus faibles, de renforcement des inégalités et de politiques injustes, » poursuit Muriel Gerkens.

Pour Ecolo, la secrétaire d’État doit, au contraire, aller sur le terrain de son administration et se mobiliser pour une meilleure gouvernance et une meilleure gestion des ressources humaines.

Afin de résorber les inégalités qui frappent les personnes handicapées, Muriel Gerkens (Ecolo) et Evita Willaert (Groen) ont, à nouveau, déposé une proposition de loi Ecolo-Groen (doc. 54K1978/001) instituant un seuil minimal des allocations de remplacement de revenu pour les personnes handicapées à hauteur du RIS. Cette proposition de loi supprime également les pièges à l’emploi et les injustices du système des allocations d’intégration aux personnes handicapées. L’allocation d’intégration est en effet une aide financière accordée afin de permettre à la personne ayant un handicap d’assumer les frais supplémentaires relatifs à sa vie quotidienne, sociale, culturelle et professionnelle dus à son handicap. Cette allocation ne peut donc en aucun cas être diminuée pour cause d’autre revenu de la personne ou des membres de son ménage.

« Ce Gouvernement s’est doté d’une Secrétaire d’État sensée s’occuper spécifiquement de la lutte contre la pauvreté, de l’égalité des chances et des personnes handicapées. Il serait temps qu’elle se montre à la hauteur des enjeux et prennent des décisions qui luttent effectivement contre la pauvreté et les inégalités, pour tous les citoyens, » conclut Muriel Gerkens.

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Manifestation 24 novembre : Maggie De Block nuit gravement à votre santéet à celle des professionnels de la santé

Ce matin, le secteur du non-marchand défile dans les rues de Bruxelles. Parmi les manifestants, les blouses blanches seront représentées en nombre, et pour cause. Les raisons de mécontentement sont en effet nombreuses : suppressions des aménagements de fin de carrière des infirmiers et infirmières ; suppression des primes salariales liées aux spécialisations des infirmières ; diminution des budgets généraux des hôpitaux ; pressions pour (encore) diminuer le nombre de jours d’hospitalisation ; économie de 7 millions d’euros sur les maisons médicales,….

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Par Zakia Khattabi, Patrick Dupriez, Muriel Gerkens
Publié le 24 novembre 2016

« Après deux ans de politique de santé menée par Maggie De Block (Open VLD), le constat est implacable : ses politiques nuisent gravement à la santé de tous les citoyens belges et à celle de leur entourage. Patients et professionnels sont exclus de ses préoccupations », dénoncent Zakia Khattabi et Patrick Dupriez, coprésidents d’Ecolo.

La Ministre de la Santé Maggie De Block réforme en effet les soins de santé en faisant des économies sur le dos des patients et des professionnels de la santé, contrairement à ses (multiples) déclarations. Ses décisions sont davantage prises pour des raisons budgétaires que sanitaires et il est clair qu’elle soigne surtout le budget de l’État, au détriment du budget des citoyens et des travailleurs du secteur. Des économies de 670 Millions d’euros ont ainsi été conclues en septembre 2016 et acceptées par les partenaires de gestion de l’Inami. Or, la Ministre accepte en octobre 2016 d’imposer 230 Millions d’euros d’économies supplémentaires…

Les Verts pointent également la réforme du financement des hôpitaux. L’objectif affiché est une réorganisation en réseaux de ceux-ci, la nécessité de diminuer le nombre de lits aigus pour augmenter le nombre de lits chroniques et le développement de soins extra-hospitaliers. « Si nous pouvons soutenir ces objectifs, nous constatons que, dans les faits, cette réforme est utilisée pour justifier des économies budgétaires. La diminution supplémentaire du budget de 92 millions d’euros aura notamment comme impact la diminution du nombre d’infirmiers et infirmières », poursuivent les coprésident d’Ecolo.

« La Ministre met fin aux aménagements de fin de carrière des infirmiers et infirmières qui bénéficiaient, à partir de 45 ans, de jours de repos et d’allégement du temps de travail. Le métier d’infirmier n’est il pourtant pas un métier lourd physiquement et psychiquement ? Elle supprime la valorisation salariale des spécialisations sans mettre d’abord en place une autre structure des rémunérations des infirmières, » précise Muriel Gerkens

Enfin, les écologistes pointent que la Ministre de la Santé soigne davantage les lobbies que les personnes. Elle maintenant l’opacité sur les négociations de prix avec le secteur pharmaceutique, les lobbies du tabac et de l’alcool peuvent dormir sur leurs deux oreilles aux côtés de Bayer et Monsanto. Par contre, les maisons médicales forfaitaires se voient amputées de 7 millions et d’un moratoire, sous prétexte de faire un audit. « Or, dans ces maisons médicales, médecins, infirmiers, kinés, assistants sociaux y travaillent en équipes interdisciplinaires pour assurer des soins de qualité aux populations les plus fragilisées, » ajoute Muriel Gerkens

Les professionnels et les patients méritent des politiques de santé efficaces et justes. Les écologistes ont donc observé les symptômes et tiré un diagnostic, afin de proposer plusieurs remèdes :

  • Un projet global de santé publique qui donne du sens aux réformes, aux mesures concrètes et à la gestion des budgets ;
  • Une norme de croissance de 2,3 % pour couvrir les besoins de la population : gérer un budget de santé, c’est veiller, avec la meilleure efficacité, à garantir une couverture universelle en soins de santé pour toutes et tous. Ce n’est pas garantir l’équilibre budgétaire de l’État via des politiques à charge des patients et des travailleurs de la santé ;
  • Une réforme des professions de la santé qui se co-construit avec les travailleurs et pas contre eux. La réorganisation nécessaire des tâches et complémentarités entre les différents métiers doit d’abord se construire autour d’un projet collectif partagé et puis seulement ensuite, on modifie les dispositifs actuels. Pas l’inverse !
  • Organiser l’échelonnement des soins à partir des soins de proximité en valorisant réellement les généralistes et les prestataires de proximité : leur nombre doit être augmenté et leur répartition territoriale améliorée.

En conclusion, de grands chantiers sont en cours, comme la réforme du financement des hôpitaux et la réforme des professions de la santé. Pour les Verts, elles ne réussiront que si elles intègrent ces préoccupations et que si elles s’inscrire dans un projet global de soins de qualité et solidaires.

Ecolo veut faire rimer économie avec espoir et émancipation

Innovation Economique

Photo (CC) Flickr

Le modèle économique classique arrive à sa fin. Il est entré, depuis un moment déjà, dans un cycle de crise… permanent. L’actualité nous le prouve régulièrement : fermetures d’entreprises ou licenciements massifs, taux de chômage qui reste élevé, pessimisme des jeunes pour leur avenir… Or, parallèlement, de nouveaux modèles émergent et des citoyens, quel que soit leur statut (employé, indépendant,…) prennent des initiatives pour changer les façons de produire et de consommer. L’économie du partage a dépassé la phase expérimentale et est aujourd’hui à un moment-clé. C’est une opportunité, en particulier pour les jeunes générations, et il s’agit de la faciliter et de la protéger des prédateurs de l’économie classique.

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Par Zakia Khattabi, Patrick Dupriez, Gilles Vanden Burre, Muriel Gerkens
Publié le 19 novembre 2016

Nos 35 idées (texte complet) :

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Nous avons besoin de VOUS ! En effet, nos élus et conseillers ont travaillé, avec la société civile, à plusieurs idées. Nous avons à présent envie de vous les soumettre. Donnez-nous votre avis, en quelques minutes :

Pour Ecolo, l’emploi des jeunes est un enjeu fondamental. Selon différents sondages, les jeunes sont relativement pessimistes sur leur avenir. Ainsi, plus de la moitié des jeunes européens ont le sentiment que la jeunesse a été marginalisée et exclue de la vie économique et sociale par la crise (57%) (1). Et pour les plus jeunes (-18), en Belgique francophone, si 16 % estiment que la situation va s’améliorer quand ils seront adultes, 43 % estiment par contre qu’elle va se détériorer et 54 % pensent qu’il sera surtout difficile de trouver un emploi (2). Ce pessimisme correspond à une réalité : 35 % de chômage des jeunes à Bruxelles, 26 % en Wallonie.

Face à ces constats, Ecolo veut faire rimer ’économie’ avec ’espoir et émancipation’. Comment ? En traçant un horizon inspirant qui permet de se saisir des opportunités que représentent ces nouveaux modèles économiques : économie du partage et collaborative, peer-to-peer, production locale, économie de la fonctionnalité, économie circulaire. Ces modèles permettent de transformer en profondeur et dans la durée les façons de produire et de consommer.

« Le rôle du politique est de soutenir ces initiatives, de les stimuler et de les amplifier. Elles pourront ainsi atteindre une masse critique suffisante, et transformer durablement et en profondeur notre économie, » souligne le coprésident d’Ecolo Patrick Dupriez. « Pendant un an, Ecolo a travaillé étroitement avec des experts, des entrepreneurs et des citoyens. Parce que cette (r)évolution ne peut se faire que si les citoyens-acteurs-entrepreneurs et les politiques travaillent main dans la main », poursuit Patrick Dupriez.
De ce travail et de ces rencontres, Ecolo tire 35 idées réparties en 7 axes, dont une régulation intelligente stimulant l’innovation, l’encouragement des productions locales ou encore l’optimisation de l’utilisation des ressources publiques. Concrètement, il s’agit notamment de simplifier le statut des indépendants, afin d’aider les entrepreneurs à oser et à agir, et d’implanter sur notre territoire quelque 170 fablabs (littéralement ’laboratoires de fabrication’) d’ici 2025 pour aider tous les citoyens à devenir acteurs, et d’encourager et sécuriser l’investissement citoyen.

« On assiste également à une explosion des plateformes de financement ouvertes à tous et qui se positionnent comme des sources de financement alternatifs aux apports classiques », ajoute la coprésidente d’Ecolo Zakia Khattabi. « Nous voulons soutenir cet essor, en créant par exemple une garantie publique aux citoyens qui recourent au crowdfunding pour investir. Nous voulons aussi développer de nouvelles formes juridiques, comme les Sociétés Coopératives et Participatives, qui incluent davantage les travailleurs, les usagers et les citoyens ».

« En tant qu’écologistes, c’est notre rôle de répondre à ces nouveaux besoins et à ces nouvelles réalités, afin de relever les défis d’aujourd’hui et de demain. Citoyens, entrepreneurs, employés, jeunes et moins jeunes… nous aspirons tous à créer un demain plus désirable. Et c’est possible en travaillant ensemble. C’est la raison pour laquelle nous allons à la rencontre des tous ces acteurs, afin de traduire leurs réalités en cadres souples et efficaces. Il est plus que temps de sortir de ce cycle de crise devenu permanent, de changer de cap et d’adopter une vision résolument moderne de l’économie », concluent les coprésidents d’Ecolo.

(1) La jeunesse européenne en 2016 . Eurobaromètre Spécial du Parlement européen.
(2) Baromètre lapresse.be/Dedicated , septembre 2016.

Nos 35 idées (texte complet) :

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11 novembre – Journée nationale de la femme Ecolo défend un accès facilité à la contraception et la fin de la « taxe tampon »

11 novembre – Journée nationale de la femme

Ecolo défend un accès facilité à la contraception et la fin de la « taxe tampon »

(c) Cécile Bertrand

Le respect des femmes se mesure à la manière dont on respecte leur sexualité et leur santé sexuelle. L’accès à la contraception est un remarquable outil de liberté responsable, un terme particulièrement apprécié par le gouvernement fédéral. Et pourtant les parlementaires de la majorité ainsi que la Ministre de la santé refusent d’œuvrer en ce sens ! Ecolo réclame donc un accès facilité à la contraception et la fin de la « taxe tampon » qui considère les protections périodiques comme un produit de luxe.

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Par Muriel Gerkens
Publié le 11 novembre 2016

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Niveau 3

Depuis plusieurs mois, une proposition de loi Ecolo-Groen est en discussion en Commission santé de la Chambre. Elle vise trois choses :

1. Rendre légales la détention et la distribution de pilules contraceptives dans les centres de planning familial, sachant que des médecins y assurent le suivi des femmes et des jeunes filles. Il s’agit d’ajouter une exception aux 9 autres possibilités qui existent déjà de distribuer des médicaments sans recourir à un pharmacien et dès lors de sortir de l’illégalité les centres de planning familial qui viennent ainsi en soutien des femmes les plus démunies.

2. Via le même dispositif légal, autoriser la distribution gratuite et directe des pilules du lendemain par les centres de planning familial, afin de garantir leur prise dans les délais et de faciliter le suivi de ces femmes et jeunes filles. En la matière, Ecolo souligne qu’aujourd’hui ces pilules du lendemain ne nécessitent pas de prescription médicale et sont entièrement remboursées. Il s’agit donc juste d’améliorer et de simplifier leur accessibilité.

3. Coordonner les politiques fédérales et des communautés pour mettre en place un « pass contraception » qui serait distribué à tous les jeunes de 18 à 25 ans, ou de 16 à 25 ans, et qui leur donnerait accès à une consultation gynécologique ou médicale, à des entretiens d’information et d’accompagnement, ainsi qu’à des moyens contraceptifs.

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Niveau 4

« Mais les parlementaires N-VA considèrent que seul 1 % des jeunes femmes flamandes seraient concernées par ces mesures et que dès lors elles sont inutiles (sic). Cette position ne suscite aucune réaction contraire parmi les autres membres de la majorité fédérale, c’est incompréhensible et irresponsable ! » s’indigne Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo et Présidente de la Commission santé à la Chambre.

La proposition de loi Ecolo-Groen sera soumise au vote en Commission santé dans les prochaines semaines. Les écologistes espèrent pouvoir convaincre la Ministre De Block qu’elle doit enfin prendre ses responsabilités de Ministre fédérale de la santé, et ne pas se cacher derrière les régions et communautés.

Enfin, cette journée du 11 novembre, Journée nationale de la femme, est également l’occasion de rappeler l’inégalité fiscale qui existe dans notre pays entre les hommes et les femmes. En effet, les protections périodiques sont soumises à une TVA de 21 % et entrent dans la catégorie des ’produits de luxe’. Ecolo-Groen a dès lors déposé une proposition de loi demandant un taux de 6% dès le 1er janvier 2017, car les protections périodiques ne sont pas de produits de luxe, et une TVA de 0 %, après avoir introduit le dossier auprès de la commission européenne.

« Se préoccuper des droits des femmes, défendre des valeurs d’égalité, et promouvoir liberté et responsabilisation impliquent que les acteurs politiques assument eux-mêmes leurs responsabilités en la matière. Ecolo-Groen saisira les discussions budgétaires pour défendre ces causes dans l’ensemble des commissions du parlement et continuera de défendre le droit à la liberté et à l’égalité pour tous les citoyens et citoyennes, » conclut Muriel Gerkens.

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Présidentielles américaines

 

Le temps du sursaut collectif pour refonder l’Europe !

« L’écologie, c’est la coopération et la solidarité, le respect de la diversité et de l’égalité entre tous les citoyens, la réconciliation avec la nature. L’écologie c’est l’espoir d’un monde meilleur grâce à une démocratie vivante. L’accession de Donald Trump à la présidence des USA, c’est l’antithèse du projet de société que nous portons ».
http://ecolo.be/?le-temps-du-sursaut-collectif-pour

cecile bertrand partage les mêmes craintes

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Les querelles politiques en matière d’alcool et de tabac détériorent la politique de santé publique

(cc)

Ecolo-Groen appelle à plus de sérieux en matière de politiques liées à l’alcool et au tabac, et presse le Gouvernement à mettre fin à ses querelles internes. « La Ministre de la santé refuse de se montrer proactive et privilégie dès lors les lobbies de l’alcool et du tabac, au détriment de la santé des citoyens. Les intentions de la Ministre de Block, dans sa note de politique générale pour 2017, sont d’ailleurs particulièrement faibles », dénonce Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo et Présidente de la commission santé de la chambre. « Les travaux au Parlement pour améliorer les politiques de santé publique en matière d’alcool et de tabac pataugent dès lors depuis 2 ans à cause de conflits entre les partis de la majorité. »

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Par Muriel Gerkens
Publié le 7 novembre 2016

Par ailleurs, les politiques transversales stagnent également. Or, ces dernières devraient allier les politiques communautaires, régionales et fédérales afin de couvrir le champs économiques, fiscaux, de protection des consommateurs, de santé et de prévention. Résultat : la commission interministérielle d’octobre n’a toujours pas abouti à un plan national tabac, pourtant attendu depuis 2014 !

En matière de tabac, Ecolo-Groen défend l’interdiction de vente jusqu’à 18 ans, la concentration de la vente du tabac dans des magasins spécifiques qui pourraient être les diffuseurs de presse, l’interdiction de vente dans les distributeurs automatiques, l’interdiction totale de publicité, y compris via l’obligation de paquets neutres, et l’interdiction des arômes et des additifs.

« Quant à la lutte contre la consommation d’alcool, cd&V et Open VLD parlent beaucoup dans les médias mais ont refusé, il y a quelques mois en commission santé, les propositions des écologistes visant notamment à interdire la vente d’alcool le long des autoroutes et durant la nuit », poursuit Muriel Gerkens. « Il sera intéressant de vérifier les réelles volontés politiques des différents partis lors de l’échange de vues en commission santé de la Chambre, ce mardi 8 novembre à 14h… Il est plus que temps de dépasser le statu quo en matière de santé publique et de prévention. Il est urgent que chacun prenne enfin ses responsabilités et que la Ministre de la santé s’occupe réellement de la santé de tous nos citoyens », conclut Muriel Gerkens.

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Accord belge sur le CETA : le rendez-vous manqué

« Après un formidable vent d’espoir, la realité politique semble faire un retour en force magistral sur la scène politique belge en balayant la fronde du « village Gaulois ». ». C’est en ces termes très durs que les Coprésidents d’ECOLO analysent les marchandages politiques de ces derniers jours, qui ont abouti à un accord « décevant au regard de l’espoir suscité ».

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Par Zakia Khattabi, Benoit Hellings, Hélène Ryckmans, Stéphane Hazée
Publié le 27 octobre 2016

Dans les Parlements les Verts ont initié le combat contre ce Traité commercial injuste, déséquilibré et anti-démocratique permettant ainsi de contourner les Parlements nationaux qui s’opposent au détricotage des droits sociaux et environnementaux.

« A partir du considérable travail effectué au Parlement, le gouvernement PS-CDH avait entre les mains l’opportunité historique de mettre un coup d’arrêt au rouleau compresseur ultra libéral d’une mondialisation non régulée dont les citoyens ne veulent plus et d’ouvrir une nouvelle perspective, mais il a capitulé de manière précipitée. La parenthèse ouverte s’est malheureusement refermée. Au final, les avancées sont extrêmement maigres », regrettent amèrement les Coprésidents d’ECOLO.

A défaut d’avoir remporté la bataille du CETA, PS et CDH essaient maintenant de gagner la bataille de la communication, mais la réalité ne résiste pas à l’épreuve des faits. A côté des fausses victoires subsistent de graves problèmes dont la suppression figurait pourtant comme conditions dans la résolution du parlement wallon (voir annexe)
Les écologistes ne sont pas fermés à la conclusion d’un accord avec le Canada. Ils revendiquent une une autre base : « l’opportunité était belle d’inventer et de promouvoir une nouvelle génération de Traités commerciaux entre les Etats, qui privilégient de hauts standards de qualité en matière de santé, d’environnement et de droits sociaux, et qui soient compatible avec la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat. Mais nous poursuivrons le combat. Aux côtés des citoyens, de la société civile et dans les Parlements nous réouvrirons la parenthèse trop vite refermée et continuerons à porter le combat d’une mondialisation régulée, qui profite à tous plutôt qu’à une élite et respectueux de notre planète car d’autres accords commerciaux frappent déjà à la porte », concluent les Coprésidents d’ECOLO.

Lire notre analyse :

PDF - 50.3 ko

→ Suivez ici toute l’actu d’Ecolo sur le TTIP/CETA !

nnovation Economique : time to share !

I

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L’ « innovation économie » : économie du partage, peer-to-peer, économie collaborative, gouvernance coopérative, fablab… Derrière ces concepts vivent des pratiques économiques innovantes. Mais à quelles conditions ces modèles sont-ils plus respectueux des êtres humains ou leviers de la transition écologique ? Pour le savoir, rendez-vous à l’Ecolab « Innovation économique ».
Où ? NEST’up, Rue Emile Francqui 6, Mont-Saint-Guibert
Quand ? Samedi 19 novembre de 9:30 à 13:30

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Niveau 3

L’« innovation économique »…. Derrière ce concept vivent et se développent de nouvelles pratiques économiques : économie du partage, peer-to-peer, économie collaborative, gouvernance horizontale et coopérative, fablab et maker’spaces, économie de la fonctionnalité… Tous ces nouveaux modèles économiques sont aujourd’hui présentés comme porteurs de solutions et de changements.

A quelles conditions ces modèles « innovants » sont-ils plus respectueux des êtres humains ou leviers de transition écologique ? Redistribuent-ils plus justement la valeur générée par les travailleurs, les clients, les investisseurs et la communauté ? Garantissent-ils à tous l’accès à la connaissance, encourageant ainsi l’innovation et la co-création ? En tout cas c’est l’horizon politique que nous souhaitons, en nous interrogeant également sur la façon dont le politique peut soutenir celles et ceux qui choisissent cette voie.

Voilà les questions qui nous occuperont lors de l’Ecolab « Innovation économique », qui aura lieu le samedi 19 novembre à Mont Saint-Guibert (Brabant wallon) dans des berceaux de la créativité et de l’innovation (Nest-Up et Axis Parc). Nous y mettrons nos proposition en débat.

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Niveau 4

9:30 – 11:30 / Le Speed-dating

Pour identifier ce que recouvrent ces termes dans la réalité des entrepreneurs ou des citoyens qui les soutiennent, le dialogue avec des « innovants » s’impose. Ainsi, la première partie de l’Ecolab se présentera comme un « speed-dating » où vous pourrez aller à la rencontre de ceux qui innovent, découvrir leur projet et la façon dont ils répondent à des besoins importants (alimentation, énergie, mobilité,…).

Vous le verrez, les projets (vente de produits alimentaires, transport de marchandises, fourniture d’électricité…) sont divers mais chacun d’entre eux, parce qu’il propose une autre façon de produire et de consommer, parce qu’il s’inscrit dans des économies locales, parce ce qu’il ose une autre façon de gouverner, parce qu’il est à la frontière entre innovation sociale et innovation économique, mérite toute notre attention et notre soutien.

11:40 – 13:30 / Les débats

Nous mettrons ensuite nos propositions – regroupées dans un Livre Vert – en débat avec un panel d’invités. Des thèmes abordés sans tabou :

  • Comment rendre les pouvoirs publics plus agiles et souples dans leur soutien à des acteurs et des modèles innovants ?
  • Comment aider les entrepreneurs à se lancer, à passer de l’idée au projet économique duquel vivre ?
  • Comment la transition numérique va-t-elle permettre d’apprendre et créer autrement ?
  • Quel est le potentiels des micro-fabriques numériques pour changer nos modèles productifs ?
  • Comment encourager les citoyens à (s’)investir et dans les initiatives locales et ainsi se réapproprier l’économie ?

Le programme détaillé

Nest-Up

9:30 – Accueil & café

9:45 – 11:00 : Speed-dating avec des entrepreneurs : Luc Hanneuse, Fablab d’Imal, Antonin Castel, Dioxyde de Gambette, Ismael Daoud, Energiris, Martin et Quentin, Beescoop, une start-up de Nest-up

Axis Parc

11:15 – 11:45 : Exposés, par Zakia Khattabi (Ecolo) et Benjamin Coriat (Professeur en économie à l’Université Paris XIII et signataire du Manifeste des économistes atterrés)

11:45 – 12:00 : Présentation du Livre Vert des propositions d’Ecolo, par Gilles Vanden Burre et Muriel Gerkens

12:00 – 12:55 : Débat animé par Jean-Michel Javaux, avec Olivier Verbeke (Nest-up), Sevan Holemans (Génération T & Champignons de Bruxelles), Perrine Collin (UCM), un représentant de OuiShare.


Les détails pratiques

19 novembre 2016 de 9h45 – 13h00.
A Nest-Up (Avenue Emile Francqui, 6) puis Axis Parc (Rue du Fond Cattelain 2, Mont-Saint-Guibert)

En train ou en covoiturant…

> En train ! La camionnette Ecolo vous attendra à la gare d’Ottignies pour vous conduire aux lieux de l’Ecolab à 9h20 et à 9h40 ! (Il vous reconduira aussi, n’ayez crainte)

> Co-voiturez en utilisant l’application iPhone et Android ComOn ou utilisez le site www.carpool.be. Ces deux systèmes partagent les mêmes offres et demandes et sont développés par Taxistop. Plus nous serons nombreux à nous y inscrire, plus il sera facile de trouver une offre ou une demande et plus nous réduirons l’empreinte carbone de l’Ecolab !