J’ai interrogé le ministre borsus sur la position Belgique demain face aux propositions de la commission euroépenne sur perturbateurs endocriniens.


Comment les représentants du gouvernement belge vont ils se prononcer sur la nouvelle proposition que la commission européenne fera ce mercredi 21 décembre concernant les critères permettant d’identifier les perturbateurs endocriniens.

Les discussions relatives aux budgets 2017 et aux projets politiques des différents ministres, en séance plénière de ce 20 décembre, ont permis d’interroger le ministre Borsus et la ministre De Block.

Muriel Gerkens a interpellé les ministres concernés car ce que la commission va proposer aux Etats relève de la malhonnêteté ou de la soumission aux lobbys de la chimie.

En effet, tandis que le règlement pesticide prévoit l’interdiction de mise sur la marché des pertrubateurs endocriniens, la proposition de la commission est d’accorder des dérogations pour certains pesticides qui agissent sur le système hormonal de plantes et d’insectes nuisibles… il s s’agit donc de pesticides perturbateurs endocriniens.Les estimations faites en France, évaluent à 8.700 tonnes par an de ce type de produits.

D’autre part, la commission européenne prévoit de scinder les dimensions santé et les dimensions environnement comme si elles n’étaient pas liées intimement : la présence de perturbateurs endocriniens dans les eaux souterraines a un impact direct sur la santé.

Il y aurait de plus dérogations par rapport aux obligations de d’évaluation et d’interdiction à priori des substances ayant des caractéristiques de risques pour la santé. Or ici, les substances seraient évaluées au cas par cas après mise sur le marché !

La commission européenne se réfugie derrière l’argument de controverse scientifique pour ne pas définir plus clairement les critères identifiant les perturbateurs endocriniens, pour ne pas aborder les risques qu’ils représentent et interdire les expositions à ces substances dont les conséquences ne seraient pas prouvées.

Les lobbys BASF, Bayer-Monsento, Syngenta ont encore influencé négativement la commission européenne. Il reste aux Etats membres à prendre leurs responsabilités vis-à-vis de la santé de leurs citoyens en refusant les dérogations proposées.

Le ministre Borsus a répondu que la Belgique avait de grosses objections vis-à-vis de la partie « dérogations » des propositions de la commission européenne. A la fois les dérogations relatives aux pesticides agissant sur le système hormonal des plantes et insectes nuisibles et celles relatives à l’autorisation de mise sur le marché avec évaluation des risques ensuite.

C’est une bonne chose et nous constatons que le travail initié en commission santé-environnement de la chambre à partir des propositions déposées par ecolo-groen et dont les discussions sont en cours.

Le ministre Borsus considère que dans la partie « critères » du travail de la commission européenne, celle-ci a tenu compte de l’ensemble des remarques et critiques formulées par les experts belges et que dès lors ils pourraient accepter les propositions. Il importera de vérifier les textes pour s’assurer qu’ils se préoccupent suffisamment des effets sur la santé, des risques et des expositions même et surtout à faible taux.

Dès janvier, la commission santé de la chambre fera le point sur le détail des éléments acceptés et refusés dans le rapport de la commission européenne.

Muriel Gerkens

Députée fédérale

Présidente de la commission santé de la chambre

Egalité des chances, politiques en faveur des personnes handicapées, lutte contre la pauvreté et les discriminations : 4 missions, 4 échecs pour la Secrétaire d’État en charge

Photo (CC) Flickr Afri

Le Gouvernement Michel s’est doté d’une Secrétaire d’État chargée de l’égalité des chances, des politiques en faveur des personnes handicapées, de la lutte contre la pauvreté et les discriminations. Comme le nom de sa fonction l’indique, elle est chargée, de manière transversale, des politiques destinées à favoriser l’inclusion des personnes handicapées, de lutter contre la pauvreté, de favoriser l’égalité hommes-femmes et de lutter contre toutes les formes de discriminations. Or, dans la pratique, Elke Sleurs (N-VA) n’assume pas son rôle dans ses propres politiques, pas plus qu’elle n’assume son rôle transversal vis-à-vis de ses collègues Ministres. Ces derniers ne mettent en outre aucune mesure concrète en œuvre dans ces matières.

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Par Muriel Gerkens
Publié le 15 décembre 2016

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Niveau 3

Ecolo-Groen dresse un constat accablant des politiques menées, contrairement à divers effets d’annonce. Pour les Verts, une seule conclusion s’impose : soit la Secrétaire d’État Elke Sleurs doit enfin se montrer à la hauteur des enjeux et inciter les membres de ce Gouvernement à entreprendre les mesures qui s’imposent, soit elle doit être remplacée dans ses fonctions. Les écologistes rappellent à cet égard que la lutte contre la fraude fiscale avait été retirée des compétences d’Elke Sleurs en mai 2015 car « certaines choses ne fonctionnaient pas comme il fallait », selon le communiqué officiel. Pour Ecolo-Groen, les citoyens belges méritent des politiques qui luttent effectivement contre les inégalités, les discriminations et la pauvreté. Et méritent dès lors un(e) Secrétaire d’État qui prend les mesures qui s’imposent.

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Niveau 4

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Un médecin parlant la langue du patient n’est pas une exigence de bonne pratique médicale pour De Block

Médecine

Photo (C) Reporters

La Minsitre de la Santé De Block est décidément prête à tous les arguments pour préserver le système actuel ringard et vexatoire des quotas INAMI, même au détriment d’un accès à des soins de qualité. Pour bien comprendre, un petit topo s’impose…

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Par Muriel Gerkens
Publié le 8 décembre 2016

1. En juin 2016, sur base des estimations de la commission de planification, il ressortait que 250 à 300 étudiants flamands, 200 à 250 étudiants francophones iront, dans les 10 années qui viennent, faire leurs études de médecine à l’étranger et reviendront pratiquer en Belgique en recevant un numéro INAMI, détournant ainsi le mécanisme actuel ringard et vexatoire des quotas.

2. Eu égard au principe européen de libre circulation des travailleurs, un médecin formé dans un autre pays de l’UE a le droit d’exercer en Belgique et un numéro INAMI lui sera donné.

3. Pendant ce temps là, la Ministre De Block continue à empêcher de jeunes belges ou résidents en Belgique, francophones comme néerlandophones, de devenir médecins. Parallèlement, elle octroie des numéros INAMI à des médecins formés ailleurs et parlant une autre langue. Et pour la Ministre, comprendre ce que dit un patient et être compris par son patient ne constituent pas un déterminant de première importance dans la qualité de la relation thérapeutique …

Pour la députée ECOLO Muriel Gerkens, « tout le système de répartition des numéros INAMI est à revoir. Il faut ré-inventer la régulation de l’offre de soins sur d’autres principes que l’outil inapproprié et vexatoire des quotas INAMI ».

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Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

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Mon intervention, ce jeudi 08 décembre en séance plénière de la Chambre

Garantir aux patients d’avoir un médecin qu’il comprendra et qui lui parlera dans sa langue, ne serait pas une garantie exigeable de bonne pratique médicale, selon la ministre de la santé !

Maggie De Block est prête à tous les arguments pour préserver le système actuel ringard et vexatoire des quotas Inami mais au détriment d’un accès à des soins de qualité.

 

Depuis des mois, en commission santé de la chambre, nous essayons de croiser les chiffres relatifs au nombre de médecins

- agréés

- actifs à temps plein ou temps partiel

- jeunes ou proches de la retraite

- en fonction de leur implantation professionnelle

- belges ou étrangers, européens ou non européens

Nous essayons ainsi, avec nos accords et désaccords, d’évaluer les besoins en offres de soins qu’il va falloir rencontrer pour assurer l’accès à des soins de santé de qualité à toutes et tous.

Car, c’est bien cela l’objectif poursuivi, N’est ce pas ?

En tout cas, pour ecolo et groen, notre objectif est celui là. Ce n’est pas de respecter des statistiques par amour des chiffres.

Un autre objectif est de respecter les droits des patients en leur assurant des soignants qui les comprennent et leur parlent dans leur langue.

Enfin, il s’agit de ne pas discriminer les jeunes qui vivent en Belgique, qui font ou veulent faire leurs études de médecine et pratiquer en Belgique face à d’autres ayant étudié à l’étranger et / ou qui iront travailler à l’étranger avec des numeros inami belge.

En juin 2016, sur base des estimations de la commission de planification, il ressortait en outre, que 250 à 300 étudiants flamands, 200 à 250 étudiants francophones iront faire leurs études de médecine à l’étranger et reviendront pratiquer en recevant un numéro inami, détournant ainsi le mécanisme actuel ringard et vexatoire des quotas.

Madame la ministre, nous avons déjà abordé maintes fois, ce problème.

Vos réponses sont toujours les mêmes :

il n’y a rien à faire au niveau européen vu la libre circulation des travailleurs. Un médecin formé dans un autre pays de l’UE a donc le même droit d’exercice en Belgique et un numero inami lui sera donné.

Vous ajoutez aujourd’hui que la constitution prévoit le libre usage des langues entre deux individus !

Vous n’arrêtez pas de vous référer aux preuves scientifiques, aux « evidence base medecine » (EBM),  pour nous imposer des organisations de soins, pour refuser la reconnaissance de certains praticiens en soins de santé, pour imposer des trajets de soins aux personnes malades

et aujourd’hui, vous nous dites que vous continuerez à empêcher de jeunes belges ou résidents en Belgique, francophones ou flamands, de devenir médecins, que vous continuerez de permettre à des médecins formés ailleurs de recevoir les autorisations de prester à leur place, considérant que comprendre ce que dit un patient et qu’ être compris par son patient ne constituent pas un déterminant de première importance dans la qualité de la relation thérapeutique ?

Tout le système de répartition des numeros inami est à revoir.

Il faut ré-inventer la régulation de l’offre de soins sur d’autres principes que l’outil inapproprié et vexatoire des quotas inami.

Ecolo-Groen a déposé une résolution à cette fin en début de législature et nous attendons de vous d’ouvrir les portes de la vraie réflexion autour du véritable objectif de santé publique et pas de la mesquineri

 

Muriel Gerkens, en séance plénière du 8 décembre 2016

 

Les politiques du Gouvernement fédéral continuent d’affaiblir les personnes handicapées

Photo (CC) Flickr

La commission des affaires sociales a examiné aujourd’hui la note de politique et le budget des politiques en faveur des personnes handicapées pour 2017. Pour Ecolo, les mesures et les politiques menées par la Secrétaire d’Etat à la Lutte contre la pauvreté, à l’Egalité des chances, aux Personnes handicapées, Elke Sleurs (N-VA) affaiblissent progressivement les personnes handicapées et leur famille. « Le 3 décembre, ce sera la Journée Internationale des personnes handicapées. Le Gouvernement fédéral devrait se saisir de cette occasion et leur présenter des excuses ! Le SPF Personnes handicapées ne se montre pas du tout à la hauteur des enjeux, » s’indigne la députée fédérale Ecolo Muriel Gerkens.

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Par Muriel Gerkens
Publié le 30 novembre 2016

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Niveau 3

La Belgique a en effet ratifié et intégré dans ses lois l’inclusion des personnes handicapées. Or, dans les faits :

- les allocations pour personnes handicapées sont pour 40 % d’entre elles, inférieures au seuil de pauvreté ;

- les personnes handicapées qui veulent vivre à 2 perdent une partie de leurs allocations d’intégration, malgré les promesses répétées de supprimer ce qu’on appelle ’le prix de l’amour’ et malgré les propositions de loi Ecolo-Groen déposées depuis 2008 ; « Mme Sleurs a avoué aujourd’hui en commission que l’individualisation de l’allocation d’intégration représentait 13 % du budget et qu’elle n’avait dès lors pas le soutien des autres membres du gouvernement pour concrétiser la mesure… Le ’prix de l’amour’ va donc subsister ! » ajoute Muriel Gerkens.

- les personnes handicapées sont les deuxièmes victimes de discrimination relevées par UNIA (le centre fédéral d’égalité des chances et de lutte contre les discriminations) pour leurs difficultés d’accéder à l’emploi, à un crédit, à un logement, aux moyens de transport,…

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Niveau 4

« Les projets 2017 de la Secrétaire d’état sont d’une faiblesse consternante. Rien dans sa note de politique ne témoigne d’un réel souci de réorganiser son administration et de forcer la direction de celle-ci à assumer ses responsabilités. Rappelons également que la direction a choisi de remplacer certains membres de son personnel par un outil informatique de contact, pour ’simplifier les procédures de demandes d’allocations’. Dans la pratique, le SPF Personnes handicapées est depuis lors injoignable : les appels téléphoniques n’aboutissent plus, l’envoi d’e-mail est impossible et le formulaire de contact est trop rigide pour pouvoir correspondre aux réalités des personnes concernées… Ce Gouvernement continue dans sa logique d’exclusion des plus faibles, de renforcement des inégalités et de politiques injustes, » poursuit Muriel Gerkens.

Pour Ecolo, la secrétaire d’État doit, au contraire, aller sur le terrain de son administration et se mobiliser pour une meilleure gouvernance et une meilleure gestion des ressources humaines.

Afin de résorber les inégalités qui frappent les personnes handicapées, Muriel Gerkens (Ecolo) et Evita Willaert (Groen) ont, à nouveau, déposé une proposition de loi Ecolo-Groen (doc. 54K1978/001) instituant un seuil minimal des allocations de remplacement de revenu pour les personnes handicapées à hauteur du RIS. Cette proposition de loi supprime également les pièges à l’emploi et les injustices du système des allocations d’intégration aux personnes handicapées. L’allocation d’intégration est en effet une aide financière accordée afin de permettre à la personne ayant un handicap d’assumer les frais supplémentaires relatifs à sa vie quotidienne, sociale, culturelle et professionnelle dus à son handicap. Cette allocation ne peut donc en aucun cas être diminuée pour cause d’autre revenu de la personne ou des membres de son ménage.

« Ce Gouvernement s’est doté d’une Secrétaire d’État sensée s’occuper spécifiquement de la lutte contre la pauvreté, de l’égalité des chances et des personnes handicapées. Il serait temps qu’elle se montre à la hauteur des enjeux et prennent des décisions qui luttent effectivement contre la pauvreté et les inégalités, pour tous les citoyens, » conclut Muriel Gerkens.

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Niveau 5

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Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

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Manifestation 24 novembre : Maggie De Block nuit gravement à votre santéet à celle des professionnels de la santé

Ce matin, le secteur du non-marchand défile dans les rues de Bruxelles. Parmi les manifestants, les blouses blanches seront représentées en nombre, et pour cause. Les raisons de mécontentement sont en effet nombreuses : suppressions des aménagements de fin de carrière des infirmiers et infirmières ; suppression des primes salariales liées aux spécialisations des infirmières ; diminution des budgets généraux des hôpitaux ; pressions pour (encore) diminuer le nombre de jours d’hospitalisation ; économie de 7 millions d’euros sur les maisons médicales,….

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Par Zakia Khattabi, Patrick Dupriez, Muriel Gerkens
Publié le 24 novembre 2016

« Après deux ans de politique de santé menée par Maggie De Block (Open VLD), le constat est implacable : ses politiques nuisent gravement à la santé de tous les citoyens belges et à celle de leur entourage. Patients et professionnels sont exclus de ses préoccupations », dénoncent Zakia Khattabi et Patrick Dupriez, coprésidents d’Ecolo.

La Ministre de la Santé Maggie De Block réforme en effet les soins de santé en faisant des économies sur le dos des patients et des professionnels de la santé, contrairement à ses (multiples) déclarations. Ses décisions sont davantage prises pour des raisons budgétaires que sanitaires et il est clair qu’elle soigne surtout le budget de l’État, au détriment du budget des citoyens et des travailleurs du secteur. Des économies de 670 Millions d’euros ont ainsi été conclues en septembre 2016 et acceptées par les partenaires de gestion de l’Inami. Or, la Ministre accepte en octobre 2016 d’imposer 230 Millions d’euros d’économies supplémentaires…

Les Verts pointent également la réforme du financement des hôpitaux. L’objectif affiché est une réorganisation en réseaux de ceux-ci, la nécessité de diminuer le nombre de lits aigus pour augmenter le nombre de lits chroniques et le développement de soins extra-hospitaliers. « Si nous pouvons soutenir ces objectifs, nous constatons que, dans les faits, cette réforme est utilisée pour justifier des économies budgétaires. La diminution supplémentaire du budget de 92 millions d’euros aura notamment comme impact la diminution du nombre d’infirmiers et infirmières », poursuivent les coprésident d’Ecolo.

« La Ministre met fin aux aménagements de fin de carrière des infirmiers et infirmières qui bénéficiaient, à partir de 45 ans, de jours de repos et d’allégement du temps de travail. Le métier d’infirmier n’est il pourtant pas un métier lourd physiquement et psychiquement ? Elle supprime la valorisation salariale des spécialisations sans mettre d’abord en place une autre structure des rémunérations des infirmières, » précise Muriel Gerkens

Enfin, les écologistes pointent que la Ministre de la Santé soigne davantage les lobbies que les personnes. Elle maintenant l’opacité sur les négociations de prix avec le secteur pharmaceutique, les lobbies du tabac et de l’alcool peuvent dormir sur leurs deux oreilles aux côtés de Bayer et Monsanto. Par contre, les maisons médicales forfaitaires se voient amputées de 7 millions et d’un moratoire, sous prétexte de faire un audit. « Or, dans ces maisons médicales, médecins, infirmiers, kinés, assistants sociaux y travaillent en équipes interdisciplinaires pour assurer des soins de qualité aux populations les plus fragilisées, » ajoute Muriel Gerkens

Les professionnels et les patients méritent des politiques de santé efficaces et justes. Les écologistes ont donc observé les symptômes et tiré un diagnostic, afin de proposer plusieurs remèdes :

  • Un projet global de santé publique qui donne du sens aux réformes, aux mesures concrètes et à la gestion des budgets ;
  • Une norme de croissance de 2,3 % pour couvrir les besoins de la population : gérer un budget de santé, c’est veiller, avec la meilleure efficacité, à garantir une couverture universelle en soins de santé pour toutes et tous. Ce n’est pas garantir l’équilibre budgétaire de l’État via des politiques à charge des patients et des travailleurs de la santé ;
  • Une réforme des professions de la santé qui se co-construit avec les travailleurs et pas contre eux. La réorganisation nécessaire des tâches et complémentarités entre les différents métiers doit d’abord se construire autour d’un projet collectif partagé et puis seulement ensuite, on modifie les dispositifs actuels. Pas l’inverse !
  • Organiser l’échelonnement des soins à partir des soins de proximité en valorisant réellement les généralistes et les prestataires de proximité : leur nombre doit être augmenté et leur répartition territoriale améliorée.

En conclusion, de grands chantiers sont en cours, comme la réforme du financement des hôpitaux et la réforme des professions de la santé. Pour les Verts, elles ne réussiront que si elles intègrent ces préoccupations et que si elles s’inscrire dans un projet global de soins de qualité et solidaires.

Ecolo veut faire rimer économie avec espoir et émancipation

Innovation Economique

Photo (CC) Flickr

Le modèle économique classique arrive à sa fin. Il est entré, depuis un moment déjà, dans un cycle de crise… permanent. L’actualité nous le prouve régulièrement : fermetures d’entreprises ou licenciements massifs, taux de chômage qui reste élevé, pessimisme des jeunes pour leur avenir… Or, parallèlement, de nouveaux modèles émergent et des citoyens, quel que soit leur statut (employé, indépendant,…) prennent des initiatives pour changer les façons de produire et de consommer. L’économie du partage a dépassé la phase expérimentale et est aujourd’hui à un moment-clé. C’est une opportunité, en particulier pour les jeunes générations, et il s’agit de la faciliter et de la protéger des prédateurs de l’économie classique.

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Par Zakia Khattabi, Patrick Dupriez, Gilles Vanden Burre, Muriel Gerkens
Publié le 19 novembre 2016

Nos 35 idées (texte complet) :

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Nous avons besoin de VOUS ! En effet, nos élus et conseillers ont travaillé, avec la société civile, à plusieurs idées. Nous avons à présent envie de vous les soumettre. Donnez-nous votre avis, en quelques minutes :

Pour Ecolo, l’emploi des jeunes est un enjeu fondamental. Selon différents sondages, les jeunes sont relativement pessimistes sur leur avenir. Ainsi, plus de la moitié des jeunes européens ont le sentiment que la jeunesse a été marginalisée et exclue de la vie économique et sociale par la crise (57%) (1). Et pour les plus jeunes (-18), en Belgique francophone, si 16 % estiment que la situation va s’améliorer quand ils seront adultes, 43 % estiment par contre qu’elle va se détériorer et 54 % pensent qu’il sera surtout difficile de trouver un emploi (2). Ce pessimisme correspond à une réalité : 35 % de chômage des jeunes à Bruxelles, 26 % en Wallonie.

Face à ces constats, Ecolo veut faire rimer ’économie’ avec ’espoir et émancipation’. Comment ? En traçant un horizon inspirant qui permet de se saisir des opportunités que représentent ces nouveaux modèles économiques : économie du partage et collaborative, peer-to-peer, production locale, économie de la fonctionnalité, économie circulaire. Ces modèles permettent de transformer en profondeur et dans la durée les façons de produire et de consommer.

« Le rôle du politique est de soutenir ces initiatives, de les stimuler et de les amplifier. Elles pourront ainsi atteindre une masse critique suffisante, et transformer durablement et en profondeur notre économie, » souligne le coprésident d’Ecolo Patrick Dupriez. « Pendant un an, Ecolo a travaillé étroitement avec des experts, des entrepreneurs et des citoyens. Parce que cette (r)évolution ne peut se faire que si les citoyens-acteurs-entrepreneurs et les politiques travaillent main dans la main », poursuit Patrick Dupriez.
De ce travail et de ces rencontres, Ecolo tire 35 idées réparties en 7 axes, dont une régulation intelligente stimulant l’innovation, l’encouragement des productions locales ou encore l’optimisation de l’utilisation des ressources publiques. Concrètement, il s’agit notamment de simplifier le statut des indépendants, afin d’aider les entrepreneurs à oser et à agir, et d’implanter sur notre territoire quelque 170 fablabs (littéralement ’laboratoires de fabrication’) d’ici 2025 pour aider tous les citoyens à devenir acteurs, et d’encourager et sécuriser l’investissement citoyen.

« On assiste également à une explosion des plateformes de financement ouvertes à tous et qui se positionnent comme des sources de financement alternatifs aux apports classiques », ajoute la coprésidente d’Ecolo Zakia Khattabi. « Nous voulons soutenir cet essor, en créant par exemple une garantie publique aux citoyens qui recourent au crowdfunding pour investir. Nous voulons aussi développer de nouvelles formes juridiques, comme les Sociétés Coopératives et Participatives, qui incluent davantage les travailleurs, les usagers et les citoyens ».

« En tant qu’écologistes, c’est notre rôle de répondre à ces nouveaux besoins et à ces nouvelles réalités, afin de relever les défis d’aujourd’hui et de demain. Citoyens, entrepreneurs, employés, jeunes et moins jeunes… nous aspirons tous à créer un demain plus désirable. Et c’est possible en travaillant ensemble. C’est la raison pour laquelle nous allons à la rencontre des tous ces acteurs, afin de traduire leurs réalités en cadres souples et efficaces. Il est plus que temps de sortir de ce cycle de crise devenu permanent, de changer de cap et d’adopter une vision résolument moderne de l’économie », concluent les coprésidents d’Ecolo.

(1) La jeunesse européenne en 2016 . Eurobaromètre Spécial du Parlement européen.
(2) Baromètre lapresse.be/Dedicated , septembre 2016.

Nos 35 idées (texte complet) :

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11 novembre – Journée nationale de la femme Ecolo défend un accès facilité à la contraception et la fin de la « taxe tampon »

11 novembre – Journée nationale de la femme

Ecolo défend un accès facilité à la contraception et la fin de la « taxe tampon »

(c) Cécile Bertrand

Le respect des femmes se mesure à la manière dont on respecte leur sexualité et leur santé sexuelle. L’accès à la contraception est un remarquable outil de liberté responsable, un terme particulièrement apprécié par le gouvernement fédéral. Et pourtant les parlementaires de la majorité ainsi que la Ministre de la santé refusent d’œuvrer en ce sens ! Ecolo réclame donc un accès facilité à la contraception et la fin de la « taxe tampon » qui considère les protections périodiques comme un produit de luxe.

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Par Muriel Gerkens
Publié le 11 novembre 2016

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Niveau 3

Depuis plusieurs mois, une proposition de loi Ecolo-Groen est en discussion en Commission santé de la Chambre. Elle vise trois choses :

1. Rendre légales la détention et la distribution de pilules contraceptives dans les centres de planning familial, sachant que des médecins y assurent le suivi des femmes et des jeunes filles. Il s’agit d’ajouter une exception aux 9 autres possibilités qui existent déjà de distribuer des médicaments sans recourir à un pharmacien et dès lors de sortir de l’illégalité les centres de planning familial qui viennent ainsi en soutien des femmes les plus démunies.

2. Via le même dispositif légal, autoriser la distribution gratuite et directe des pilules du lendemain par les centres de planning familial, afin de garantir leur prise dans les délais et de faciliter le suivi de ces femmes et jeunes filles. En la matière, Ecolo souligne qu’aujourd’hui ces pilules du lendemain ne nécessitent pas de prescription médicale et sont entièrement remboursées. Il s’agit donc juste d’améliorer et de simplifier leur accessibilité.

3. Coordonner les politiques fédérales et des communautés pour mettre en place un « pass contraception » qui serait distribué à tous les jeunes de 18 à 25 ans, ou de 16 à 25 ans, et qui leur donnerait accès à une consultation gynécologique ou médicale, à des entretiens d’information et d’accompagnement, ainsi qu’à des moyens contraceptifs.

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Niveau 4

« Mais les parlementaires N-VA considèrent que seul 1 % des jeunes femmes flamandes seraient concernées par ces mesures et que dès lors elles sont inutiles (sic). Cette position ne suscite aucune réaction contraire parmi les autres membres de la majorité fédérale, c’est incompréhensible et irresponsable ! » s’indigne Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo et Présidente de la Commission santé à la Chambre.

La proposition de loi Ecolo-Groen sera soumise au vote en Commission santé dans les prochaines semaines. Les écologistes espèrent pouvoir convaincre la Ministre De Block qu’elle doit enfin prendre ses responsabilités de Ministre fédérale de la santé, et ne pas se cacher derrière les régions et communautés.

Enfin, cette journée du 11 novembre, Journée nationale de la femme, est également l’occasion de rappeler l’inégalité fiscale qui existe dans notre pays entre les hommes et les femmes. En effet, les protections périodiques sont soumises à une TVA de 21 % et entrent dans la catégorie des ’produits de luxe’. Ecolo-Groen a dès lors déposé une proposition de loi demandant un taux de 6% dès le 1er janvier 2017, car les protections périodiques ne sont pas de produits de luxe, et une TVA de 0 %, après avoir introduit le dossier auprès de la commission européenne.

« Se préoccuper des droits des femmes, défendre des valeurs d’égalité, et promouvoir liberté et responsabilisation impliquent que les acteurs politiques assument eux-mêmes leurs responsabilités en la matière. Ecolo-Groen saisira les discussions budgétaires pour défendre ces causes dans l’ensemble des commissions du parlement et continuera de défendre le droit à la liberté et à l’égalité pour tous les citoyens et citoyennes, » conclut Muriel Gerkens.

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Niveau 5

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Muriel Gerkens

Muriel Gerkens

Députée fédérale

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Présidentielles américaines

 

Le temps du sursaut collectif pour refonder l’Europe !

« L’écologie, c’est la coopération et la solidarité, le respect de la diversité et de l’égalité entre tous les citoyens, la réconciliation avec la nature. L’écologie c’est l’espoir d’un monde meilleur grâce à une démocratie vivante. L’accession de Donald Trump à la présidence des USA, c’est l’antithèse du projet de société que nous portons ».
http://ecolo.be/?le-temps-du-sursaut-collectif-pour

cecile bertrand partage les mêmes craintes

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